I. II. Gibbon, IV
4 Ainui. Marcellin, I. XV, ad ann. 355 ... Franei, quorum ch tempestate in Palatio multitudo florebat... — Lorsque l’empereur Auastase envoya plus tard h Clovis les insignes du consulat . les litres romains étaient déjà familiers aux chefs des Francs. — Agalhias dit , peu après, que les Francs sont les plus civilisés des barbares , et qu’il ue déférent des Romains que par la langue et l^costumc. — Ce u’esl pas k dire que ce costume lût dépourvu d'élégance. • Le jeune chef Sigisroer, dit
vie indécise qu'ils menaient sur la frontière. ik devaient accepter facilement la religion du cierge des Gaules. Tous les autres barbares à cette époque étaient ariens. Tous appartenaient à une race, à une nationalité distincte, f.es Francs seuls, popula lion mixte, semblaient être restés flottants sur l.i frontière, préls à toute idée, à louie influence, à toute religion. Eux seuls reçurent le christianisme par l’ Église la line, c'esl-à-dire dans sa forme complète. dans sa haute poésie. Le rationalisme peut suivre la civilisation, mais il ne ferait que dessécher la bartaric, en tarir la séve, la frapper d’impuissance. Placés au nord de la France, au coin nordouest de l'Europe, les Francs tinrent ferme et contre les Saxons païens, derniers venus de la Germanie, et contre les Wisigoths ariens, enfin contre les Sarrasins, tous également ennemis de la divinité de Jésus-Christ. Ce n’est pas sans raison que nos rois ont porté le nom «le fils aines de l’Église.
L'Église fil la fortune des Francs. L'établissement des Bourguignons, la grandeur des GoÜis, maîtres de l'Aquitaine cl de l'Espagne, la formation des confédérations armoriques. celle d’un royaume Romain à Soissons sous le général Egidius, scmbl.nl devoir resserrer les Francs dans la forêt Carbonaria
Sidonius Apollinaris, marchait précédé ou suivi de che vaux couvrrls «le pierreries étincelantes ; il marchait h pied , paré d'une saie de lait , brillant d’or, ardent dr pourpre ; avec ces trois couleurs s'accordaient sa ckevrlurc, sou teint et sa peau... Les chefs qui l'entoui aient étaient chaussés de fourrures. Les jambes et les genoux étaient nus. Leur* casaques élevées, étroites, bigarrées de diverses couleurs, descendaient à peine aux jarrets, et les manches ne couvraient que le haut du bras. Leurs saies vertes étaient bordées d'une Garnie écarlate. L'cpée, pendant de l'épaule à un long baudrier, ceignait leurs flancs couverts d'une rhénone. Leurs armes étaient encore une parure... n'Sûlon. Apollm., I. IV, epist. 90 , ap. Scr. fr., 1 , 703. — « Dans le tombeau de Cbildéric l«r, découvert en IG58 à Touruay. on trouva autour de la ligure du roi son nom écrit eu lettres romaines, un globe de cristal, un stylet avec des tablettes, des médailles de plusieurs empereurs... Il u'y a rien dans tout cela de trop barbare. • Chateaubriand. Études historiques , III , 913. — Saint Jérûme (dans Frédégaire) croit les Francs, comme les Romains, descendants des Troyens, et rapporte leur origine à un Franciou , (ils de Priam. • De Francorum verù regibua. bratus lIirronymus,qui jam olim fucraul, scr i psi t quod priés... Priamum hahuisse regera... cümTroja eaprretur... Europnm media ex ipsis pars cum Francionc eorum rege ingrrtsu fuit... cum uxoribua et librris Rlteui ripam occupAruut... Yucati sunt Frauei, mollis posl l«-mporihu«. cum «hicibus externat dominât mue* semper nrgantes. Fredcg., c. 9. — On sait combien cette tradition a été vivement accueillie au moyen ûge.