‹ Œuvres de m. Victor Cousin. 4. ser. LittératureChapitre 51 sur 66 · LA MÈRE AGNÈS ARNAULD · texte numérisé non relu

LA MÈRE AGNÈS ARNAULD

' De S8 juin 1671.

« Quoique ce ne soit pas un miracle de revenir contente de chez vous, ma chère Mère, il est certain que ce qui s'est passé datls la visite que madame de Longueville vous a rendue, en est à mon avis un si grand qu'il y en a trèspeu où la puissance de Dieu paroisse plus visiblement que dans tout ce que je vois là-dessus. Vous en conviendrez avec moi, ma chère Mère, quand je vous entretiendrai, et je suis assurée que ce ne sera pas à mes prières que vous

' C'était la sœur de Marie- Angélique de Saint-Jean ; elle s'appelait Anne-Eugénie de rincamation Amauld. Voyez le Supplément au nécrologe de Port'Royal, p. SS9.

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atlriitiiefez un tel sareès : il en faut de plus erfieaces ei de plus agréiitiles à Dieu que les miennes. Je vous ronjure de l'en bien remerfiier par avance. Je m'en reloumerai bientôt à Paris, ce sera au moins quand je pourrai souffrir la fatigue du chehiJn ; car je ne suis pas encore en état de m'} exposer '.

Voilà une lettre de madame de Longueville. Plus je lui parle et plus je la vois rontenle de vous et de toute votre maison. J'ai bien envie de voir celle qu'elle y veut faire bâtir ^ prête à être habitée, et je me trouve bien heureuse de n'avoir besoin ni d'archilecle ni de maçons pour m'aller enfermer auprès de ma cbère Mère. Je la supplie de demander à .Notre-Sei faneur qu'il lève tous les petits obstacles qui me pourroîent retarder ce bien, et perniellez-moi, ma chère Hère, de faire ici mes très-bumbles compliments à toutes les personnes a qui j'en dois.

Ce que je mande de madame de Longueville n'est que pour vous et pour ma chère sœur Angélique de St-Jean, que j'embrasse de tout mon cœur^. »

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