RELATIVE AUX COURS DE MM. * QUINET ET MICHELET
Séance du t4 avril 1845.
Messieurs y
La longue indisposition qui m'a éloigné de la chambre pendant tout cçt hiver , m'aurait encore retenu chez moi aujourd'hui, si M. le comte de Montalembert n'avait pas, il y a quelques jours, indiqué une sorte de rendez-vous à toutes les opinions, et publié une espèce de cartel, à l'occasion d'une pétition qui vous est adressée par un certain nombre d'habitants de Marseille. J'ai cru qu'il était de mon honneur de répondre à la provocation de M. de Montalembert, et d'assister au moins à la séance, avec l'espérance de n'y pas parler, mais aussi avec la résolu-
tion de ne laisser attaquer aucun des principes qui me sont chers. Or, il a été dit dans cette discussion tant de dioses singulières, et que je crois contraires à la fois et aux droits de la liberté et aux droits non moins sacrés de TÉtaty que je vous demande la permission de hasarder quelques paroles.
Je commencerai par remercier M. le ministre de Tinstruction publique. J'attendais de sa générosité qu'il viendrait déclarer, comme il Ta fait, que les professeurs incriminés n'ont rien à craindre. (Mouvement.) Oui, il a déclaré qu'il ne se croit pas armé du droit légal de les suspendre, encore bien moins de les révoquer. 11 n'y aura donc ni révocation ni suspension d'aucun professeur titulaire du collège de France. Sans doute des avertissements ont été adressés aux deux professeurs, comme ils devaient l'être, mais nulle suspension n'a été ni ne sera prononcée, parce qu'une telle mesure est en dehors du droit du ministre. (Agitation,)
Je répondrai immédiatement aux interruptions qui s'élèvent. Si je comprends ces interruptions, elles me disent : Gomment! vous, serviteur de l'État, qui avez eu l'honneur de siéger dans les conseils de la couronne , admettez-vous donc qu'un désordre puisse se produire sans qu'il y ait dans les institutions, dans les lois, dans l'autorité, le droit et le pouvoir de réprimer et de faire cesser ce désordre? Non, certes, je n'admets pas cela ; bien au contraire, je le proclame hautement : nous vivons sur une terre de vraie liberté, c'est-à-dire de droit, où nul ne peut commettre impunément aucun désordre, encore bien moins dans l'enseignement public. Quand j'avais l'honneur de diriger l'instruction publique, nul désordre ne s'est élevé, nul désordre ne se serait élevé impunément. Les deux professeurs tant accusés enseignaient alors librement, et sans
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exciter aucune réclamation. C'est dans ces derniers temps que le mal est venu, si mal il y a , ce que jignore. En tout cas, il est des moyens connus , il est des moyens certains de prévenir et de réprimer tout désordre au collège de France. Ces moyens, M. le ministre les connaît aussi bien que moi ; il les a indiqués ; il peut, quand il voudra, en faire usage. Mais il ne pouvait songer ni à la destitution, ni même à la suspension ; car, je le répète, de telles mesures ne sont écrites dans aucune loi, dans aucune ordonnance, dans aucun règlement : elles ne seraient que des coups d'Etat, c'est-à-dire un désordre de plus dans celui dont on se plaint. Le gouvernement n'est pas désarmé, je le repète à dessein ; mais toutes les armes, grâce à Dieu, ne sont pas dans sa main. 11 est tenu d'être modéré et bienveillant, aussi bien que vigilant et courageux ; c'est son devoir, c'est aussi son honneur, de se servir de son juste droit sans le dépasser et sans recourir à Tarme pernicieuse de l'arbitraire.
D'ailleurs, M. le ministre de l'instruction publique et moi nous ne sommes point ici des adversaires : nous servons la même cause, par des moyens un peu différents peul-ètre. A mon très-grand regret, je n'en puis dire autant de M. le comte de Montalembert. Je rends justice à son talent ^à sa bienveillance envers les personnes, à l'esprit et à la grâce dont il sème tous ses discours. Je reconnais qu'il a pris dans ce débat et qu'il prend en général une position très -habile. Cette position est celle-ci : être à la fois un des soldats les plus dévoués de la réaction à laquelle nous assistons, et en même temps se porter pour le défenseur de la liberté et l'interprète des principes de la révolution française. Mais, je lui en demande bien pardon, il faut choisir. Une telle position, quelque talent que l'on mette à son service, n'est soute-
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nable qu'à cette condition, qu'il ne se rencontrera personujB pour en faire paraître la contradiction manifeste.
Voici presque mot pour mot ce que vous a dit M. de Montalembert : Je viens avec les pétitionnaires et avec la commission vous dénoncer le fait, mais je me garde bien de in'élever contre le droit. Le fait ici, ce sont les cours, ce sont les livres des deux professeurs. M. de Montalembert trouve très-mauvaisy très-coupable^, très^oondamnablas ces livres et ces cours. Mais, en même temps ,. il reconnaît aux deux professeurs le droit et d'éprire de tels livres et de faire de tels cours : il proclame la liberté illimitée de tout écrire, de tout enseigner. Il se défend comme d'un crime de vouloir porter la moindre. atteinte à la position des deux professeurs, et il représente leur enseignement et leurs écrits comme une attaque ouverte et systématique contre les croyances et les sentiments les plus sacrés de la majorité des citoyens. Yoili , je l'avoue , ce qu'il m'est impossible de comprendre. Je supplie mon jeune et brillant adversaire de vouloir bien m'expliquer comment, du moins d'après la logique vulgaire, on est reçu à dire à des gens : Vous avez le droit de tout enseigner, sans en répondre à personne» pas même à l'État qui vous institue; puis, quand, sur ce beau semblant, des professeurs ont enseigné ce qui leur a passé par la tête, comment on pe^ venir attaquer violemment les effets inévitables du principe qu'on a mis soi-même en avant. Ou il ne faut pas placer la licence dans le principe, ou il ne faut pas s'étonner de la retrouver dans les conséquences. Vous ne voulez pas que l'on poursuive les deux professeurs ; cela est fort généreux ; mais vous vous chargez vous-même de poursuivre leurs écrits et leur enseignement. Vous respectez tour à tour M. Quinct et M. Michelet et vous les accusez. Vous soulevez tour à tour contre eux le gouvernement et vous le
retenez, dans un cercle de contradictions parfaitement sincères» je le crois, mais perpétuellement flottantes entre la tyrannie et Tanarchie. Je ne *me pique pas, je Tavoue, d'un libéralisme aussi extraordinaire.
Je n'accepte point le principe absolu que des professeurs,, quels qu'ils soient, aient le droit de tout enseigner, môme ce qui est contraire aux lois, à la société, aux droits des autres. (Adhésion génércUe.) J'ai longtemps enseigné; je réclame pour moi et. pour mes confrères une juste liberté, mais non pas une liberté illimitée. Expliquons-nous clairement.
Dans les limites de la science, la liberté de l'enseignement supérieur doit être illimitée ; car la liberté est le principe et la vie même de la science. J'admets donc la liberté illimitée des méthodes, des procédés, des théories dans l'ordre scientifique. Qu'en face des progrès de la physique moderne, un homme, d'ailleurs éminent, enseigne à ses risques et périls une théorie quelque peu arriérée ou par trop paradoxale :.le gouvernement n'a rien à voir à cela. Môme en philosophie, sauf les résultats moraux, qu'un professeur enseigne telle ou telle théorie, qu'il attaque celle-ci, qu'il célèbre celle-là^ toujours dans Tordre de la science, je n'y vois aucun mal, car je n'y vois aucun danger. Par exemple, que l'on enseigne au collège de France, comme le fait, dit-on, l'un des deux professeurs accusés , que la philosophie de M. Cousin est une philosophie sans caractère, une philosophie d'une modération insupportable, qui, en voulant fuir les extrémités systématiques, et en recherchant avant tout le sens commun, tombe dans une assez grande insignifiance ; que l'on enseigne môme que, sous d'assez bonnes apparences, M. Cousin est au fond un ennemi du progrès, en philosophie comme en toute autre chose, qu'il est môme un allié caché d'une célèbre congrégation.
(Rire général) : eh bien, j'y souscris encore, c'est-à-dire au point de vue de la liberté illimitée de la science ; et, pour ma part, je déclare ici à l'honorable professeur qu'il peut se donner pleine carrière à l'endroit de ce qu'il plaît à quelques personnes d'appeler ma philosophie. Oui, jusque-là, et dans les limites de la science, un gouvernement peut et doit, je ne dis pas tout supporter, mais beaucoup supporter. Mais si le professeur excède son droit, s'il attaque, non pliis des opinions scientifiques, mais des institutions du pays, des croyances que l'Etat a reconnues et qu'il doit faire respecter ; oh ! alors, qu'il n'invoque plus la liberté de la science, puisqu'il est sorti de la science. Alors, le gouvernement n'a pas seulement le droit, il a le devoir, dans l'intérêt d'une juste liberté d'enseignement, de réprimer des désordres qui la pourraient compromettre là même où elle est juste et nécessaire. (AssentwierU général.)
M. de Montalembert a bien voulu rappeler que , Tannée dernière, j'avais fait sentir le ridicule extrême de faire délibérer un conseil de ministres sur la rédaction d'un programme de philosophie. Rien de plus ridicule, en effet, parce que rien de plus vain. Mais, en même temps, je niaintiens qu'un conseil de ministres doit mettre parmi ses devoirs les plus étroits celui de surveiller, non pas les procédés scientifiques, entendons-nous bien, mais les résultats moraux de l'enseignement public. L'État n'exclut et n'épouse aucun système : il n'est d'aucune école : il les laisse toutes se développer librement, à la condition qu'elles respecteront tout ce qui est respectable. Qu'on soit platonicien ou péripatéticien, peu importe. Que l'on prouve l'existence de Dieu, la liberté humaine, la spiritualité et l'immortaKté de l'âme, de telle ou telle manière; ici, encore une fois, pleine et entière liberté. Suivez Descartes ou suivez Locke : ce sont deux grands esprits ; vous pouvez prendre l'un ou
l'autre pour guide : mais si, sous tel ou tel drapeau, vous vous égarez loin des routes de la science^ et si, d'^rements en égarements, vous en arrivez jusqu'à une polémique étrangère qui tourne contre la société la position qu'elle vous a faite, la société attaquée se révolte, et s'adresSe au gouvernement pour qu'il la défende.
Oui, la révolution française a affranchi la pensée, mais elle n'a pas désarmé l'État. Loin de là, elle l'a armé des droits de tous contre celui qui les attaque. Qu'un professeur soit salarié par le gouvernement, ou qu'il reçoive son salaire de ses élèves, par cela seul que ses leçons sont d'un usage public, il est déjà excellemment un professeur publie; et comme tel, tout ne lui est pas permis, car son action tombe sur autrui : il à des droits; mais il a des devoirs, et il est impossible qu'un contrôle équitable ne lui soit point appliqué. Ne l'oubliez pas : l'absolue indépendance, c'est la souveraineté, et il serait par trop étrange de faire d'un professeur un souverain qui ne relevât de personne.
Appliquons tout ceci au collège de France.
En prononçant ce nom, il m'est impossible , Messieurs, de me défendre d'une émotion reconnaissante, lorsque je me rappelle qu'en des jours de disgrâce , le collège de France me fit l'bonnéur de me présenter, à la presque unanimité des suffrages, pour remplacer M. le comte de Pftstoret dans la chaire du droit de la nature et des gens. Le ministère d'alors me repoussa, en déclarant ma présence dans une chaire publique incompatible avec les maximes du gouvernement du roi; et cela, pour des leçons que j'avais faites comme suppléant de M. Royer-Collard, à la faculté des lettres , leçons fidèlement publiées , il y a une dizaine d'années, et qui paraissent aujourd'hui à certaines personnes quelque peu rétrogrades ou du moins
innocentes jusqu'à rinsignifianee»> La bienveillance du ooUége de France fut donc stérile pour moi ; mais elle m'a laissé un souvenir toujours présent , et, dans toutes les circonstances, je serai heureux et fier de défendre ses intérêts et ses droits, s'ils avaient besoin d'être défendus.
Il faut bien comprendre ce que. c'est que le collège de France. .Sans doute, cette grande institution fait partie de l'enseignement public et national y mais elle n'a rien à voir aveo cette autre grande institution qu'on appelle l'université.
L'université n'est pas chargée âe l'avancement des sciences et du progrés de l'esprit humain. Elle a une autre mission, une misson non moins grande : elle distribue des connaissances éprouvées à ceux qui en ont besoin et dans des buts déterminés : elle prépare à toutes les carrières libérales de la société. Le collège de Francoi comme l'Institut de France, ne prépare à aucune carrière, et n'a en vue que l'avancement de la science par l'enseignement de ses parties les plus élevées. Disons-le , c'est un enseignement de luxe , mais de ce luxe qui sied bien aux grandes nations. C'est une des créations magnifiques de l'ancienne monarchie que la nouvelle s'est empressée de recueillir et d'agrandir. Le collège de France n'est pas plus destiné à la jeunesse qu'à l'âge mûr. L'importance des cours ne s'y mesure point sur le nombre des auditeurs. Quelques-uns , et même en certains cas, deux ou trois suffisent, non pas seulement au succès, mais à la gloire du professeur. Un homme qui a laissé dans cette enceinte une mémoire vénérée, M. de Sacy , comptait à peine cinq ou six auditeurs , qui lui venaient des difTérentes parties de l'Europe ; et ce cours peu fréquenté était pourtant un cours illustre. Les professeurs du collège de France s'appellent d^ l^teurs royaux : ce sont tous ou
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presque tous des membres de l'Institut » des Jiommes qui ont un nom^ une autorité incontestée. Voilà pourquoi renseignement du collège de France a toujours joui d'une liberté illimitée. Imaginez-vous quel ridicule il y aurait à meure en suspicion la sagesse de tels hommes , en leur ppBicrivant des règles, en leur assignant des limites, en leur disant : Vous irez jusqu'ici, vous n'irez pas jusque-là. Un tel règlement serait honteux, je ne crains pas de le dire. Les professeurs du collège de France sont gouvernés par une loi, la plus impérieuse et la plus sûre de toutes, la loi des convenances, le respect d'eux-mêmes et celui de la sdeneç.
Aussi jamais un gouvernement raisonnable n'a songé à toucher ni à l'enseignement ni aux personnes dans un pareil établissement. Les personnes sont inamovibles : elles ne tombent ni sous la révocation ni sous la suspension. J'en demande bien pardon à M. le ministre de l'instruction publique : ce n'est point le ministère de 1828, ce ministère qui a laissé une mémoire si honorée, qui a porté la main sur un professeur du collège de France. Il faut renvoyer cet acte à ses véritables auteurs, à ce triste ministère de 1822 qui frappa l'école normale, et chassa de la faculté des lettres M. le ministre des affaires étrangères et moi ; il faut replacer cet acte en son véritable tem[», dans ce temps d'une réaction déplorable, fort semblable à celle à laquelle j'ai le malheur et la honte d'assister. (Mouvements divers.) Lorsqu'après plusieurs années de triomphe, cette funeste réaction s'arrêta enfin devant les glorieuses élections de 1827, quand vint le ministère réparateur de 1828 , un de ses premiers actes fut de rétablir au collège de France celui qui en avait été illégalement écarté. Le collège de France n'avait pas nommé à la chaire restée vacante* Un membre de l'Institut» au lieu
d^accepter pour lui cette chaire» l'avait sauvée pour son possesseur Intime : c'était un dépôt qu'il avait g^rdé pendant le péril; le péril dissipé , il le rendit ^
L'enseignement du collège de France était paisible et respecté, quand tout à coup, il y a une ou deux années, les cours de deux ou trois professeurs , jetant un éclat inaccoutumé » provoquèrent des réclamations parmi lesquelles est la pétition qui vous occupe en ce moment.
Ml y a ici une erreur que je dois rectifier. Il est bien vml que ce n'est pas le ministère de 1S2S , celui de II. de MartigDac, qui avait commis l'iniquité de destituer un professeur titulaire, du col* lége de France; mais ce n'est pas non plus ce ministère qui a eu l'honneur de réparer cette iniquité : elle a duré jusqu'à la révolution de 1S30, jusqu'au gouvernement de juillet. I^ ¥oti{fetcr du 2 septembre 1S30 contient l'ordonnance de réintégratk» du professeur illégalement révoqué. Cette ordonnance exprime si bien les véritables principes de la matière, que nous ne pouvons mieux faire que de la reproduire textuellement. Elle est digne de l'ancien et illustre professeur qui l'a rédigée et contresignée en qualité de ministre de l'intérieur.
Louis-Philippb, roi des Français,
A tous présent et à venir, salut.
Considérant qu'il est de la dignité et de l'intérêt des lettres et des sciences que les professeurs chargés d'en répandre la connaissance ne puissent élre destitués de leurs chaires que pour des motifs graves et dans les cas prévus par les lois;
Considérant que si les professeurs au collège royal de France ne sont point placés par le décret du 17 mars ISOS dans le corps de l'université, et ne peuvent, en conséquence, se prévaloir des dis* positions dudit décret, il n'en est pas moins juste et convenable qu'ils ne puissent être destitués de leurs chaires que selon des formes et par suite de décisions légales ;
Considérant que la destitution de M. Tissot a eu lieu sans causes ni formalités pareilles;
Vu la démission donnée par M. Naudet ;
Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
Art. l**. II. Tissot est rétabli dans son titre et dans ses fonctions
Il parait que cette pétition est conçue en des termes passionnés et violents; déjà, par cela seul, elle m'est fort suspecte : la vérité a un autre langage. En tous cas, il me semble qu'elle s*est égarée et qu'elle devait être adressée à M. le ministre de l'instruction publique bien plutôt qu'à vous; car le ministre était parfaitement compétent pour connaître et de cette plainte et de l'enseignement accusé. A-t-on d'abord invoqué la sollicitude de M. le ministre? ou bien l'a-t-on trouvé indifférent ou impuissant? Il était temps alors de monter jusqu'à vous ; mais non ; on s'est bien gardé de traverser ces degrés naturels de juridiction; on a voulu provoquer d'abord un débat public, on a voulu du scandale.
Je me plains que l'on ait confondu dans la pétition les écrits et les cours des deux professeurs accusés. Les écrits, si on veut les attaquer, doivent être déférés à un autre tribunal quecelui-d. L'honorable rapporteur sait quel res« pect je porte à sa personne, à ses intentions, à ses opinions en général si modérées; mais je lui demande la permission de lui dire que son rapport, dans quelques-unes de ses parties, ressemble un peu trop à un réquisitoire. Si du moins ces livres étaient déférés à un tribunal, leurs auteurs seraient là pour les interpréter et expliquer leur vraie
de professeur en la chaire de poésie latine au collège de France.
3. Notre ministre secrétaire d'état de l'intérieur est chargé de rexécution de la présente ordonnance.
Donné au Palais royale le SI août 1S30.