‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 10 sur 63 · M. CHARLES LOYSON · texte numérisé non relu

M. CHARLES LOYSON

Il estvraiy tu n'as paru qu'un instant sur la terre, mais

pendant cet instant si court et si bien rempli , tu. as cru à

la sainteté de l'âme» à celle du devoir, à tout ce qui est

beau, à tout ce qui est bien, et tu n'as cessé de nourrir

dans ton cœur les seules espérances qui ne trompent point.

Ta vie a été pure, ta mort chrétienne. J'ai besoin de me

souvenir que c'est là l'unique éloge que ta pieuse modestie

voulut recevoir. Mon silence est la dernière preuve de

mon dévouement. le meilleur des fils et des frères, le

plus sûr des amis, noble esprit, âme tendre, jeune sage,

combien ne faut-il pas que ton ombre m'impose, pour

arrêter ainsi le cri de mon cœur et de mes plus chers

sentiments!

Encore un mot, mon cher Loyson. J'ai la confiance que tu as été jusqu'à la fin fidèle à l'amitié, et qu'à tes derniers instants, où nos consolations te manquèrent, tu n'as pas eeasé de croire que tu avais été et seras toujours présent à eaux qui te connaissaient, et particulièrement à celui auquel tu aurais du survivre, et que tu n'attendras pas longtemps ^

' On trouvera une notice détaillée sur M. Loyson, de la main de M. Patin, dans un recueil périodique auquel ils travaillaient tous deux, £e Lycée^ t. Y, p. 63-72. M. Loyson avait déjà publié, qnoique jeune encore, de nombreuses poésies, des articles de critique littéraire, et des écrits . politiques qui mériteraient d'être rtonis, et qui soutiendraient honorablement sa mémoire, même pirmi ceuJL qui né l'ont pas connu.

DISCOURS

PBONONCé

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