AUX FUNÉRAILLES DE M. JOUFFROY
AU NOM UB LA SECTION DE PHILOSOPHIE, Le 13 mars 1849.
Lorsque, il y a plusieurs années, nous conduiuoDS M. Laroniiguière a sa dernière demeure, j'étais du moins soutenu par cette pensée que mon vénéré maître avait rempli toute sa carrière, et que ce qu'il y avait eu de meilleur en lui vivrait dans un livre consacré. Mais ici toute consolation manque : devant cette tombe qui engloutit tant d'espérances, je demeure frappé moi-même d'un mortel abattement, ot j'ai peine à rassembler quelques paroles pour dire un dernier adieu à c^lui qui nous est sitôt ravi.
Des voix éloquentes viennent de vous rappeler, plus tard le dif(ne historien de notre Académi(^ appréciera les travaux inachevés de M. Jouffroy; je ne puis ici (jue marquer rapidement les traits dislinetifs de ce rare esprit, ce qui, à (juarante-cinii ans, avec un petit nombre d'écrits l'avait fait illustre.
Lorsque, au conunencemcnt de notre siècle, trois hoin-