‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 23 sur 63 · M. JOUFFROY · texte numérisé non relu

M. JOUFFROY

ineffaçable. Aussi lorsque, il y a doux ans, lu philos()phi<t out besoin d'un représentant uu conseil de rinstructicm publique, si de libres élections avaient eu lieu dans Tuniversité, un suffrage unaninu; eût désigné M. JoniTn»} et consacré le choix qui fut fait. Qui pouvait mieux que lui guider renseignement philosophique à travers des écuoils sans cesse renaissants, Téclairer a la fois et l(^ défendre, si jamais il avait besoin d'être défendu? Quel lioinnie pénétré d'un respect plus sincère pour ces nobles croyances (|ui ont été le berceau de la philosophie moderne, et en même temps plus fermement attaché à l'indépendance de la raison, dans les limites qu'elle se prescrit à elle-même !

Ma vieille amitié eAt été fière des nouveaux et importants services que M. Jouffroy allait rendre à la pliihsophie; et voilà que tout à coup la mort rarrét<^ au milieu de sa carrière et me renvoie à moi-même la mission ((ue je lui avais confiée I fragilité de nos meilleurs dess(iinsl ô vanité de toutes choses, excepté de la science (ît de la vertu ! C'est moi qui aujourd'hui viens mettre au tomlieau celui en qui reposaient mes plus fermes espérances pour notre cause commune, celui qui semblait destiné à me rendre un jour à moi-même ce pieux ofBce ! C'est moi ({ui viens lui dire : Adieu , Jouffroy; adieu pour lu dernière foisi

DISCOURS

PROHOIfCaÊ

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