‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 34 sur 63 · MAT · texte numérisé non relu

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ajouter à son témoignage et à son récit que personne au monde n'a jamais sçu mieux que moy les sentiments de M. Pascal sur ce sujet et pendant sa vie et pendant sa lualadie et à sa mort; et je puis, monsieur, vous assurer par ma connoissance de la vérité de cette histoire, dont je ne répète pas le récit que vous en fait madame Périer. Ainsiy monsieur, je m'assure avec elle et sa famille et tous les amis de M. Pascal , et pour Testime que vous avez de son mérite, que vous laisserez à madame Périer le droit naturel du sort de la pièce qui est tombée entre vos mains, et qu'au lieu de Tobligation du bon office que vous pensiez rendre, on vous aura celle de n'en pas rendre un très^mauvais et à la mémoire de M. Pascal et au repos de madame sa sœur. En voilà trop pour vous r(3commander une demande aussi juste, t;l où vous êt(^.s sans autre intérêt que d'obliger les [)ers()nues qui vous prient do h fairo d'une autre manière ; je profite de celle occasion pour vous assurer Domat. AClermont, le 15 janvier 1682. Copié sur l'original. »

Mais, sans contredit, la partie la plus curieuse de notre mémoire est celle qui nous peint Domat comme l'adversaire infatigable des jésuites. Quand tout pliait sous leur autorité, lui seul, après la mort de Pascal, avec quelques amis fidèles, luttait, dans un coin du royaume, contre lour ;b;tucieuse tyrannie. Vaincu dans une première rcnconin», il revient à la charge et leur tient lêle jusqu'à sa mort.

Cette première rencontre, où Domat se montra le digne ami de Pascal, est l'affaire du collège de Clermont en Auvergne, dont les jésuites s'emparèrent à l'aide de leurs artifices accoutum('^. Notre mémoire nous donne à cet égard des détails intéressants, et qui ne sont point ailleurs. Le Recueil de Marguerite VmQv les confirme et les diivo-

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loppe : il contient plu^^iours pièces où paraissent les efforts (les jésuite» pour attirer à eux Téducation de la jeunesse, jusqu'alors confus;, dans Clormont, à la savante et libérale congélation do TOratoire, et on môme temps la viverésislancfî et do TOratoire et do la villo entière, et la part de Domat dans co démêlé. Voici quelques lignes d'une ))laint(î dos pèros deTOratoire de la villo do Clermont contre les jésuitiîs, p. 342 de notre manuscrit : « Aussitôt, dit cotto plainte, (|u'un dos nôtres prêche avec quelqu<f succès, ils Vaccusont d'hérésie. Ils ne parlent jamais de nous à leurs écoliers sans nous traiter de suspects en la foi. Ils ont dit à quelques-uns do nos ocoliors qu'on s'expose à la damnation étornell(^ quand on étudie (Uns notrv (*/)lléf,'o. » A cotto [)lainle les jésuites répondent (p. 29Î' par une Relatif ni de V état présent du ja/nfténvime dan* lu raille de dentumtym ils ropn»sentont la ville de Clermont (*.ommo un foyer de jansénisme et Domat comme le chef du parti. « Lo jansénisme n'a pas plutôt paru en France, (|u'il a ou des sectateurs dans Clermont ; «»l , si l'Auvergne a fomenté celte sjtîo dans sa naissance, ayant été le lieu d'orij(in<î do MM. Arnauld, Bourzées, Brousse, Rebours, Laporle, Mauiijuin et Pascal, la ville», de Clermont «mtri-

l)ua beaucoup à son progri>s ot à sa conservation b

s(M'to est composée dt» plusieurs laïques des deux sexes; i> plus considtTublos sont l(>s sieurs Montorcic^r, présid(Mit l'ii la cour diîs aides, le sieur Perrier, conseiller en ladite (*()ur, la d(»mois('ll(' PasiNil, s«i femme, le sieur Guerrier,

avocat Mais le plus sip^nalé est le sieur Domat, a^'ocat

du roi audit présidial, lapK^l, ayant quelque vivacité d'esprit et s*étaiit oinployé uni<[uement à l'étude de ces matières, passe» pour le plus habile, fait Imrn à m^ confédérés

ot corrompt uuo partie» de* la je»unesse Pour fomenter

leur liaison factieuse, ils font beaucoup d'assemblées st»*

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