‹ Œuvres de M. Victor CousinChapitre 44 sur 63 · DE LA MÊME PRINCKSSK A LA MÊME · texte numérisé non relu

DE LA MÊME PRINCKSSK A LA MÊME

Ce :!0 décembre 1607 '.

((Quoique la mort des saints, étant précieuse devant Dieu, ne doive point, ce semble, attirer de larmes, je ne puis néanmoins m'empêclier de mêler les miennes à celles ((ue vous répandez sur la piTte que vous veiuîz de faire d'une si clière, si Siûnte et si aimable compagne de vos souffrances, ni perdre cette occasion de vous assurer (|ue mon respect et mon affection pour votre personne et pour votre communauté augmentent à proportion que les ennemis de la vérité vous font sentir les effets de leur colère et de leur haine*. Je vous conjure que ces sentiments, (jue Dieu me

' N'est pas dans Villofore.

' On ne voit pas quelle prut Hre la religieuse morte en 1667 duni parle ici madame de LonguevUle.

donne, excitent votre charité pour moi et vous obligent de lui demander la force qui m'est nécessaire pour accomplir sa sainte volonté, qui m'a été manifestée par ses serviteurs. Je présume que l'on vous a informée de ce qui a été résolu, et que vous voudrez bien me plaindre un peu de ce que je ne suis pas digne, en quittant le monde, d'aller apprendre (îhez vous à le haïr et à en être haïe ; mais ce seroit trop pour moi, ou, pour mieux dire, ce seroit trop peu ; car je ne pourrois pas regarder comme une pénitence d'achever le reste de ma vie avec vous ^ Ainsi il faut que je me contente de l'union qui est entre nous, dont je vous demande le renouvellement par ce billet aussi bien qu'à ma sosor Angélique ^, et à celle à qui vous voulez bien dire notre commerce ^. Je vous demande votre bénédiction. »

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