L'ORMEAU ET LE SAULE PLEUREUR
Un bel ormeau grand raisonneur
Plaisantoit un saule pleureur
Sur sa' tournure «t son ombrage.
On ne parloit , dit-il « dans tout le voisinage
Le jour que tu fus apporté , Que de ces longs rameaux où traîne ton feuillage» Le chêne en fut jaloux , le tiUeul enchanté » Hoi, je ne visd^z toi que singularité,
Et sur nous aucun avantage..
On ht de l'étranger que l'on a trop vantée
Mais pourquoi quitter la cité Four te venir planter dans ce loiatain bocage?
— Hélas ! c'est malgré moi que je fis ce voyage : Si tu savois mon soçt je te ferois pitié , Xui répondit îe saule , pt la mélancolie A détruit mes attraits , me fait sécher sur pié« £h ! celui qu'on arrache aux soins de l'anutié Fourroit>il conserver la vie ?
FABLE CXLIL
LES DEUX AMIS DE SOpiÉXÉ, L'UN