‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 140 sur 177 · MON RETOUR A LA VILLE · texte numérisé non relu

MON RETOUR A LA VILLE

Di£xr,cher asylel

Il faut à la ville.

Aller regretter

Le plaisir tranquille Que tu fais goûter* Là , grâce au délire , On cherche à briller ; On n'a rien à dire , Mais il faut parler, Etsouvent sourire Quand on veut bâiller.

On raille des charmes De ces sentimens Qui dans les romans Font verser des larmes»

Source du bonheur, Divine tendresse I Qui sent ta chaleur.

Même sans foiblesse , Cherche avec adresse A caq}xer son cœur»

( lo )

Quand la violette

AuxrchampB renaîtra »

Et parfumera

La QOQvellelierbette,

Lorsque nous Terroas

Au lieu ded glaçons »

La verte parure

Orner la nature y

Je viendrai revoir

Mon joli manoir.

Oui , d'un pas agife ,

Je quitte la ville ,

Et revieùs aux 1m)1s.

J'aime mieuk cent fois >

Sous l'épais feuillage ,

L'amoureux ramage

I>es petits 'oiseaux ,

Que la symphonie

Des Lulli nouveaux»

Simple mélodie ,

Tu charnles mes sens

Plus que Flîarmonîé j

Des concerts bruyans t

Tu m'ak attendrie !

Je préfère aussi

Les danses rustiqueli

Aux |)as symétrique»

Que l'orf fait ici.

J'oserai tout dire.

Dût-on en médire : i^

J'aime i:ent fois diieux

Les propos joyeux

D'un ceztle champêtre ^

Où chacun est maître f Que le froid jargon De nos assemblées Toujours désolées Du triste bon ton.

Bergers et bergères , Tendres et sincères , Combien à mes yeux Vous êtes heureux !

Vous parlez sans feinte^ Vous aimez sans crainte; Chez vous les désirs Mènent aux plaisirs :

C'est la récompense

. I>e votre iziEkoceiice*

Qu'il doit être doux De vivre avec vous!

ÉPITRE

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