MON RETOUR A LA VILLE
Di£xr,cher asylel
Il faut à la ville.
Aller regretter
Le plaisir tranquille Que tu fais goûter* Là , grâce au délire , On cherche à briller ; On n'a rien à dire , Mais il faut parler, Etsouvent sourire Quand on veut bâiller.
On raille des charmes De ces sentimens Qui dans les romans Font verser des larmes»
Source du bonheur, Divine tendresse I Qui sent ta chaleur.
Même sans foiblesse , Cherche avec adresse A caq}xer son cœur»
( lo )
Quand la violette
AuxrchampB renaîtra »
Et parfumera
La QOQvellelierbette,
Lorsque nous Terroas
Au lieu ded glaçons »
La verte parure
Orner la nature y
Je viendrai revoir
Mon joli manoir.
Oui , d'un pas agife ,
Je quitte la ville ,
Et revieùs aux 1m)1s.
J'aime mieuk cent fois >
Sous l'épais feuillage ,
L'amoureux ramage
I>es petits 'oiseaux ,
Que la symphonie
Des Lulli nouveaux»
Simple mélodie ,
Tu charnles mes sens
Plus que Flîarmonîé j
Des concerts bruyans t
Tu m'ak attendrie !
Je préfère aussi
Les danses rustiqueli
Aux |)as symétrique»
Que l'orf fait ici.
J'oserai tout dire.
Dût-on en médire : i^
J'aime i:ent fois diieux
Les propos joyeux
D'un ceztle champêtre ^
Où chacun est maître f Que le froid jargon De nos assemblées Toujours désolées Du triste bon ton.
Bergers et bergères , Tendres et sincères , Combien à mes yeux Vous êtes heureux !
Vous parlez sans feinte^ Vous aimez sans crainte; Chez vous les désirs Mènent aux plaisirs :
C'est la récompense
. I>e votre iziEkoceiice*
Qu'il doit être doux De vivre avec vous!
ÉPITRE