C5 ) STANCES
fjTLTCiBX a trahi ses sermens ; Jeunes filles de ce village y I^enviezplus ses traits chartiiaii8| Glycère est belle , mais volage.
Oiseaux , ne soye* point jaloux De la voix de cette infidèle ; Elle sait mieux chanter que vous « Mais vous savez mieux aimer qu'elle.
Fleurs , qui deviez orner son sein , Je vous cultiyoispour lui plaire ; Vous ne parerez plus Glycère , I^'embellissez que mon jardin.
Mes fruits qui faîsoient ses délices g Palémon les partagera :
L'amour en avoitles prémices $ ' L'amitié seule les aura.
Pour être aimé de cette belle, Vénus je t'ofiris un agneau :
De mon cœur bannis l'infidèle y Je te consacre mon troupeau»
Tant que de mon époux le cœur palpitara^
Tant que le mien le chérira , De roses nous Tiendrons enjacer ton feuillage ; Nous yiendrpns dans ton sein chanter notre honheur;; £t, rendant grâce au dîeu témoin de notre ardeur ,
Nous reposer sous ton ombrage.
Hais^ hélas ! quand la mort, à la suite des an8>
Aura glacé nos esprits et nos sens , Et tous deux au tombeau nous aura fait descendre, . O berceau .' qui , jadis propice 4 notre amour , Nous gardes à présent de la chaleur du jour.
Tes verts rameaux enfin couvriront notre cendre*
Réduit paisible , aujourd'hui si charmant, Ah ! quel que soit alors ton aspect triste et sombre ^ N'épouvante jamais que Fétre indifférent ,
Et que toujours le tendre amant
Tienne, en rêvant, chercher ton ombre* .
SUR LES ROMANS DU JOuk
%Jt( ne veut aujourd'hui trouver dans les ronuuu (fae des spectres hideux, diables et revenans f Plus un livre fait peur , plus il é^t agréable ; Au goût , à la raison le Français dit adieu : Vtfrtus sont préjugés , religion est fable ; £t quand c'est le bon ton de x^e pas croire en Dieu, X«a xfiQde vient de croire au4iable«
CHANSON
Pour ma fille qui s'amusoit d*un chien , d^un mouton
et d^unefauvede,
AiA: Que né suis-je encore un enfant l
Ou : Non , non , je n'aimeplus Lisette,
X ES plaisirs pourront mieux que moi Instruire et régler ton enfance :
Sur ta brebis mocièle-toî , Prends sa douceur, son innocence.
De ta fauyette la gaîté
Du bonheur t^offrira Fimage ^
Évite sa légèreté
£t n'imite que son ram^ge^
Veux-tu dé la tendre amitié Connoitre la douceur extrême ?
Ton chien par sa fidélité Te montrera comment on aimeé
t^ette leçon sur le vrai bien De ta maman seule est l'ouvrage»
Son cœUr presaé contre le tien Tcn apprendra bien davantage»
10^amt0léaJ^0amè
C 3o ) RÉFLEXION.
X otTT en nous paroît enchanf enr.
Au jeune amant qui veut nous plaire Un sourire est une fareur : Une préâlrence légère Est l'espoir d'un plus grand bonhe^; Notre résistance est pudeur^ JPÎ'otre fierté , délicatesse ; Et l'ayeù de notre tendresse JPTest qu'une preuve de candeur.
Le volage a-t-il notre cœur ; Hélas ! bientôt le cliarme cesse :
Et refroidi par notre ardeur , Pour lui l'amour est une erreur ^ Pour nous il est crime ou foibles^e.
REPARTIE D'UN HOMME FRANa
Un homme regrettoit son emploi, son crédit,
Et surtout le pouvoir de nuire Dont il avoit" tiré long-temps un gros profit.
Une cessoît point de médire
Et des lois et des gonvernans.
De moi , de mes amis les utiles talens Suifiroient, disoit-il , pour régir un empire. Un cœur droit lui repart : tu devrois renoncer A ce doux nom d'amis , n'oser le prononcer 3 Parlant de tes pareils songe à tes injustices ,
Et , sans détour , dis , mea complices.
ÉPITRE