STANCES
jiM, le premier Présideiit Dorm,,., le premier jour de
A cinquante ans je puis tout dire Et sans manquer à mon devoir :
Pour qui souhaite de vous voir.
Oh I qu'il est ennuyeux d'écrire !
L'amour cache ce qu'il désire L'amitié peut tout révéler i ^
Et lorsqu'on brûle de parler »
Oh ! qu'il eat enau jeux d'écrire f
Haîûténant je pourrols sourire Si vous xn*éJtrenniez d'un baiser; Et <p.iahd on songe à s'embrasser Oh ! t^vtil est ennuyeux d'écrire !
Mais tant .que vos yeux pourront lire Et ma main former quelques traits , Je sentirai, non sans regrets , Qi^'il 98t encor bien doux d'écrire.
ROMANCE
BÂUCIS ET PHILÉMON.
Air : L'amûurm'ajait la peinilwre.
«r £ veux retracer l'histoire, Pe Baucis et Philémon:
De l'hymen elle est la gloire ; , Peu d'-époux veulent la croire; Jtfais elle est sûre , dit-on.
Philémon dè^ sa ]evLneaa& Chérit l'aimable BaUcis ; Pour femme il prit sa maîtresse :
Et tous deux dans la détresse lï'eurent jamais de soucis;
Aussi constante que belle . Baucis l'aima soixante anse Plus d'une foible mortelle Dit qu'on peut rester 'fidèle , Mais non pas ai&ssi long-temps.
Pour v6ir ce beau mariage ., - On assure que Jupin JSntreprit un long voyage , Car pour trouver bon ménage Il faut faire du chemin.
Il parcourut mainte ville Cachant la. pompe dès dieux; y Mais chacune peu civile Lui refuse un simple asjle :
On le rebute en tous lieux.
Il trou-v« enfin la chaumiër»
De ces époux quHl cher.choit : Chacun s'empresse à lui plaire.
Et comme un dieu le révèïe } Mais mortel on le croyoit.
Au nectar, àTambroisié Il préfère leur repas; Ilsvouloient ôterla vie A leur colombe chérie > Jujpin ne Ici permit pas.
De la vertu qu'il, contemple Il veut relever l'éclat :
La chaumière devient temple ; Le dieu par ce bel etemple Fit rougir plus d'un ingrat»
Bientôt un déjuge horrible Des inhumains le vengea ; Mais n'étant pas inflexible > De cette race insensible Un gntd nombre «uraage««
De nos époux la sorprUe Fait place aux ravlssemezia.
Pour répsffer leur méprisa A ce dieu qui ae déguise Ils offrent un pur encens.
Je n'ai qu'un désir extrême , Dit Baucis avec ardeur :
Point survivre à ce que f aimtf Me paroi t un bien suprême y Le seul qu'ènviroit mon cœur»
— Ce sera ta récompenâe ; A tes vœux >e dois cédet.
Cest le prix de la constance i^ Sans tirer à conséquence Ce dieu pouvoit l'aocotdeiw
Encor vingt ans ils s'aimèrent.
Et tous deux près de mourir , En beaux arbres se changèrent ; Leurs rameaux s'entrelacèreint »
Ce fut leur dernier plaisir.
Long-temps sous leuirvert On jura ainqérité.
Hélas! ce n'est plus l'usage.
Souvent même Içur opibrago
Cache l'infidélité.
RÉFLEXION
«I £ vois approcher satis frémir La iroide et liante vieillesse^ Et sans regxmema jeuness^-^
Amour, Amour, je te vols fuir* Cependant, si ce dieu volage Devenolt sincère et constant , Ah ! je le dis en soupirant'.
Je regretterois le bel âge.