‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 158 sur 177 · STANCES · texte numérisé non relu

STANCES

jiM, le premier Présideiit Dorm,,., le premier jour de

A cinquante ans je puis tout dire Et sans manquer à mon devoir :

Pour qui souhaite de vous voir.

Oh I qu'il est ennuyeux d'écrire !

L'amour cache ce qu'il désire L'amitié peut tout révéler i ^

Et lorsqu'on brûle de parler »

Oh ! qu'il eat enau jeux d'écrire f

Haîûténant je pourrols sourire Si vous xn*éJtrenniez d'un baiser; Et <p.iahd on songe à s'embrasser Oh ! t^vtil est ennuyeux d'écrire !

Mais tant .que vos yeux pourront lire Et ma main former quelques traits , Je sentirai, non sans regrets , Qi^'il 98t encor bien doux d'écrire.

ROMANCE

BÂUCIS ET PHILÉMON.

Air : L'amûurm'ajait la peinilwre.

«r £ veux retracer l'histoire, Pe Baucis et Philémon:

De l'hymen elle est la gloire ; , Peu d'-époux veulent la croire; Jtfais elle est sûre , dit-on.

Philémon dè^ sa ]evLneaa& Chérit l'aimable BaUcis ; Pour femme il prit sa maîtresse :

Et tous deux dans la détresse lï'eurent jamais de soucis;

Aussi constante que belle . Baucis l'aima soixante anse Plus d'une foible mortelle Dit qu'on peut rester 'fidèle , Mais non pas ai&ssi long-temps.

Pour v6ir ce beau mariage ., - On assure que Jupin JSntreprit un long voyage , Car pour trouver bon ménage Il faut faire du chemin.

Il parcourut mainte ville Cachant la. pompe dès dieux; y Mais chacune peu civile Lui refuse un simple asjle :

On le rebute en tous lieux.

Il trou-v« enfin la chaumiër»

De ces époux quHl cher.choit : Chacun s'empresse à lui plaire.

Et comme un dieu le révèïe } Mais mortel on le croyoit.

Au nectar, àTambroisié Il préfère leur repas; Ilsvouloient ôterla vie A leur colombe chérie > Jujpin ne Ici permit pas.

De la vertu qu'il, contemple Il veut relever l'éclat :

La chaumière devient temple ; Le dieu par ce bel etemple Fit rougir plus d'un ingrat»

Bientôt un déjuge horrible Des inhumains le vengea ; Mais n'étant pas inflexible > De cette race insensible Un gntd nombre «uraage««

De nos époux la sorprUe Fait place aux ravlssemezia.

Pour répsffer leur méprisa A ce dieu qui ae déguise Ils offrent un pur encens.

Je n'ai qu'un désir extrême , Dit Baucis avec ardeur :

Point survivre à ce que f aimtf Me paroi t un bien suprême y Le seul qu'ènviroit mon cœur»

— Ce sera ta récompenâe ; A tes vœux >e dois cédet.

Cest le prix de la constance i^ Sans tirer à conséquence Ce dieu pouvoit l'aocotdeiw

Encor vingt ans ils s'aimèrent.

Et tous deux près de mourir , En beaux arbres se changèrent ; Leurs rameaux s'entrelacèreint »

Ce fut leur dernier plaisir.

Long-temps sous leuirvert On jura ainqérité.

Hélas! ce n'est plus l'usage.

Souvent même Içur opibrago

Cache l'infidélité.

RÉFLEXION

«I £ vois approcher satis frémir La iroide et liante vieillesse^ Et sans regxmema jeuness^-^

Amour, Amour, je te vols fuir* Cependant, si ce dieu volage Devenolt sincère et constant , Ah ! je le dis en soupirant'.

Je regretterois le bel âge.

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