L'HOMME HT LA. CHENILLE
v^ii£xi.i«AN< de* fruits dans son jardku Un ] ardlmer voit toiSiber sur sa nxtûa
Uue chenille monstrueuse.
Quelle béte! dit-il, brillante, maishidduse,
Kavageant tout soir et matin $ Je ne puis conserver pêcbe^ œillet , m }asmiit|'
(ao )
Et pourtant quelquefois la bizarre natune Des plus riches couleurs compose sa parure^ Mais on n'en hait pas moins sa dévorante faim : Ce beau corps nuancé d^laît, dégoûte enfin, Eh , que n'es-tu morbleu la dernière à détruire ! La chenille répond : et pourquoi m'ofienser
Et contre moi vous courroucer?
Quand le ciel me donna le pouvoir de vous nuire Ne vous donna-t-il pas celui de m'écraser?
Ne m'insultez donc plus , c'est une barbarie : Oh ! l'injure est de trop quand on ôte la vie.
FABLE XVIL