‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 18 sur 177 · LE PIGEON ET LA FAUVETTE · texte numérisé non relu

LE PIGEON ET LA FAUVETTE

J'entends ton ramage enchanteur ,

Dit le pigeon à la fauvette ,

Par quel hasard , par quel bonheur

Reviens-tu voir cette retraite?

•—Dans ces jolis bosquets je viens vivre avec vous , J'amène mes enfans aiiui que mon époux.

—Mais au printemps dernier et volage et coquettt

Tu dédaignois ce lieu charmant»

Kien ici ne pouvoit te plaire , Kien n'attachoit tes yeux ni ton cœur inconstant. Far l'amitié , les soins ^ et ma tendre prière Je ne pus m'opposer à ta course légère.

Eh! vous qui connoissez si bien le sentiment. Vous devez voir , ami , d'où vient mon changement ;

Je n'étois épouse ni mère ,

Je «uis r^e et l'autre à préseat*

(ai ) FABLE iVIII.

LE LION ET L'iTOURDI.

JLjz roi des anîmaux fut mis dans une oage , £t pour ia sûreté desluuKains curieux On l'entonra de fers façonnés en treillage.

Dans une vi^e à son passage.

Accourent pour le voir les jeunes et les vieux. On vante sa beauté , son port majestueux, Et cet œil plein de feu signe de son courage. Voulant passer pour brave , un jeune homme imprudent Se moque du lion , et tout en se jouant Prend sa tête pour but et lui lance une pierre Qui ne fît qu'efOLeurer sa superbe crinière*

Penses^tu na'avoÎT insulté , Dit le lion à Vhomme , et d'un ton de Eeité

Qui £t trembler jusqu'au plus sage t

Qui m'attaque dans l'esclavage

I^e prouve que sa lâcheté.

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