FABLE XIX
LES DIFFÊRENS SOUHAITS.
X HOis jeunes sœurs dans un jardin Causoîent et respirofent le bon air du matin.
L'une de la brillante rose , Par les pleurs de l'aurore en ce moment éclose,
Désiroit l'éclat, la fraîcheur.
L'autre du lis eouliaîtoît la blancheur, Elle étoît brune , ainsi c'étoit pomr cause.
La plus jeune des trois leur dit naïvement:
Mes sœurs , tous ne voulez que beauté , qu'agrément ,
Je vous soupçonne un peu coquettes :
Eblouir , enchanter, oh f quelle vanité !
Four moi je n'envîrois que Lj^implicité
De ces aimables violettes.
Il faut les imiter , chérir douces retraites. Et du désir de plaire on n'est point tourmenté»