‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 20 sur 177 · L'ANON ET LA BREBIS · texte numérisé non relu

L'ANON ET LA BREBIS

Trande nouvelle , ami , s'écrioit un ânon Trottant, courant vers le peuple mouton^ joutez , je vous en conjure f Vous saurez que du roi c*est la conversion 3

Oh ! la nouvelle est bonne et sûre , J'ai vu lettre-patente et le sceau du lion :

On l'affiche et publie aux forêts du canton , Et nous pourrons brouter en repos la verdure. Ce généreux monarque attendri sur nos maux.

Défend à loups , renards d'attaquer les troupeaux ^ Chassera , punira l'animal réfractaire.

Mais l'exemple d'un maître étant très-nécessaire

Pour appuyer son ordre ou sa leçon, Gelui«ci désormais sans luxe, sans façon.

De racines , de fruits fera son ordinaire.

La brebis la plus franche , et la plus débonnaire.

"Lui dit , du roi ce cBaiigemezii

Surprenant . ?|j

Prouve conversiQn sincère. : ^

H s'en portera mieux , mais c'est taxst pis pour nous ^ r

Nous serons encor plus les victimes des loups : Vk

Cette défense en&n ne me pladt guère.

Des courtisans gloutons aiguisant l'appétit ,

Nous ne verroDS sur notre terre %

QuTijpocrites; mon cher, c'est l'effet qui s^ensuit! Ils jeûneront le jour , nous mangeront la nmt, Sur ces rusés fripons, il faut encor nous, taire.

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