FABLE XXI
ï;E'Sî'A.15T BT la UUÔBiB.
uiuovvrvr annonçoît un. mécbi^Bt caractère} A le morigéner chacun pecdoit sfm temps.
C'étoît un villageois; il n'axwitqme doitteanS, Et déjà ne tT:ouvi)lt de plaisir qu'à midiiEiire* Les bergers le fuyaient : iorsquiïi venoii.aoc champs» llfrappoit sans pitié les txoupeaoscinnpcens, Enlevoit un agneau quand il tétoit sa messe, ¥t lorsque du hameau, quelque jeune bergère Admiroit ses appaS9.au bord d'un clair ruisseau 9 X»e malin, enfant trouhloitl'eaOf Étant hian sur de lui déplaijm.
Des amours au printemps il étoît la terreur:
Dénichant , détruisant les hôtes du bocage, I>e tous les nids il troubloit le bonheur.
Si le sévère Aréopage (*)
(**) Fameux tribunal d^Atbènes ; il condamma à la mort un
fltt-
A^olt décidé de son sort , Dans Athènes jadis il eût souffert la mort; Mais chez» nous , grâce au ciel , on a plus d'indulgence.
Laissons venir l'expérience ,
Nous verrons Simonnet changer ;
C'est le meilleur moyen , je pense ,
Que l'homme ait pour se corriger.
Un jour que cet enfant ne savoit trop que faire ,
Le jour le plus chaud de l'été ,
Il renverse avec cruauté
La ruche , le trésor de Pierre , / ILeplus pauvre vieillard, mais le plus respecté , Qui toujours lui prêchoit d'être hoif , doux et sage, Mais qui jamais n'en'étoit écouté.
Miel et cire , tout fut gâté :
Le petit scélérat paya cher le dommage ;
L'essaim chassé, de fureur hourdonnant.
Fond tout à coup sur cet enfant ,
" Qui ne put éviter sa rage.
Le vieillard l'entendit crier de sa maison ; Il vient à son recours: alors plus de sermon ; Il calme ses douleurs , sans regrets ni murmures ,
En répandant sur ses hlessures
Un haume exquis de sa façon. L'enfantpleure et lui dit : Oh ! quels soinssont lç;s vôtres! Je vous croirai toujours , cher et trop hon vieillard : Oui , je vois que l'on fait son malheur tôt ou tard,
En trouhlant le honheur des autres.
enfant qui avoit crevé les yeux d'une caille , parce que cetto action anonçoit un caractère cruel»