‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 23 sur 177 · LES GRENOUILLES ET LES POISSONS · texte numérisé non relu

LES GRENOUILLES ET LES POISSONS

HiK se jouant sur l'eau t carpes et longs brochets. Tout près de leur canal, découvrent des marais, Vulgairement appelles grenouillères.

Le^ peuple moite et coassant

Qui prenoit l'air en ce moment , Voyant les potentats des fleuves, des rivières >

Saisi de peur, cria, sauta.

Tout en courant se cixibuta »

Four rentrer plutôt dfausson gîte.

La plus vieille grenouille, en trottant, se lasaoît ,

£t parmi les joncs s'enlaçolt.

Voxant son embarras , un Ibrochet luidisoit:

D'où vient donc regagner si vite.

Vos ennuyeux , vtis misérable» trou» ?

Pourquoi ne pas vivre avec nous ?

Nos ondes sont toujours si i>riUantes , si claires f Ail / nos mœurs ont <;hangé , nous traitons maintenant

Gomme égatix , comme tendres frères , Tout ce qui vit dans l'humide élément; Vous n'auriez , parmi nous , que des amis sincères. La grenouille reprit : Si quelque barbillon

Me tenoit un pareil langage ,

Ou bien le modeste goujon, -Je dÎTois à mes sœurs t quittons ce marécage i^ £t courons habiter avec lui sans façon; Mais le grand fondateur del'empire aq ua tique -

Grava chez nous cette sage leçon :

Four laprospérité de votre république,

fuyez toujours le gros poisson»

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