LES GRENOUILLES ET LES POISSONS
HiK se jouant sur l'eau t carpes et longs brochets. Tout près de leur canal, découvrent des marais, Vulgairement appelles grenouillères.
Le^ peuple moite et coassant
Qui prenoit l'air en ce moment , Voyant les potentats des fleuves, des rivières >
Saisi de peur, cria, sauta.
Tout en courant se cixibuta »
Four rentrer plutôt dfausson gîte.
La plus vieille grenouille, en trottant, se lasaoît ,
£t parmi les joncs s'enlaçolt.
Voxant son embarras , un Ibrochet luidisoit:
D'où vient donc regagner si vite.
Vos ennuyeux , vtis misérable» trou» ?
Pourquoi ne pas vivre avec nous ?
Nos ondes sont toujours si i>riUantes , si claires f Ail / nos mœurs ont <;hangé , nous traitons maintenant
Gomme égatix , comme tendres frères , Tout ce qui vit dans l'humide élément; Vous n'auriez , parmi nous , que des amis sincères. La grenouille reprit : Si quelque barbillon
Me tenoit un pareil langage ,
Ou bien le modeste goujon, -Je dÎTois à mes sœurs t quittons ce marécage i^ £t courons habiter avec lui sans façon; Mais le grand fondateur del'empire aq ua tique -
Grava chez nous cette sage leçon :
Four laprospérité de votre république,
fuyez toujours le gros poisson»