‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 38 sur 177 · LE CHAT ET LA SOURIS · texte numérisé non relu

LE CHAT ET LA SOURIS

iVi ÈRE souris imprudemment Entra dans une souricière :

Le lard lui sembloit frais et fort appétissant. Un gros matou, la voyant prisonnière , S'en réjouit , s'attend à bien dîner.

Elle étoit rebondie i il radmire i il la flaire f

Jamais aucun parfum n'avpit tant su lui plaire.

£t de sa patte il va donner

Contre la grille trop légère , Qui raccroche, s'entr'ouvre; et sourie de sortir ,

Et de courir, et de courir,

Pour revenir tout au plus vite

A ce %rou qui faisoit son gîte.

Alors de ce réduit qui , pour elle , est un fort. Elle crie au maton t Tu m'évites la. mort; Je reyois mes enfans , juge quelle est ma .joie f De ton impatience il faut te repentir:

Apprends , mon beau minet, qu'on perd souvent sa proie , Si l'on est , comme toi , trop pressé d'en jouir.

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