LE HON ET SON SUCCESSEUH
xJe ce mortel repos , TalTreuse léthargie r Un lion fut atteint, on trembla pour sa vie, £t chez son succeseur messieurs les courtisan»^ Selon leurs iatéréta ou tristes j. ou rians ,
En foule aussitôt arrivèrent ^
Sur sonraing le félicitèrent Comme s'il eût été dhs ce moment leur ror Chacun déjà songeoit à briguer un emploi..
Loin du palais royal le prince héréditaire Vivoit en philosophe et même en solitaire ; .
Visitoit rarement la cour , Soit prudence , soit goût , il fujbit ce séjour* Mais lorsqu'il s'agissoit d'événement , d'affaire ^
Établissant pour se» courriers*
Un jeune cerf, et deux bons lévriers ,
Il recevoitpar eux fraîche et sûre nouvelle;
Dans cette circonstance ils redoubloientde zhlof "JRn apportant soir et matia
De l'état de leur souverain
Le bulletin. , ^
Toujours on l'attendoit avec impatience:
Le dernier sur ses jours donna grande espérance. Son premier médecin marqupit le roi va mieux ^
Et même il est assez joyeux.
Far mon nouveau remède ignoré du vulgaire
J'ai provoqué la crise nécessaire :
Le monarque a repris connoissance, appétit»
Je lui permis hier un agneau fort petit ^
Il Youlut , malgré moi , manger aussi la mère; Contre ma défense il rugît :
Oh ! sa force revient , car je perds tout crédit.
Les plus fins courtisans pi%nnent bientôt la fuite.
Le prince voit sa cour à la moitié réduite.
Il connoissoit les gens , étoit lion d'esprit.
A ceux qui lui restoient se moquant d'eux , il dit: Messieurs, demain, si la nouvelle est bonne ^ Si le monarque encor a bien dîné ,
Grâce à son appétit je n'aurai plus personne.
Ce prince resta seul, H avoit deviné.