FABLE LXIX
L'HOMME DtlPÇ DE SÇS DÉFAUTS.
U N vieil avik étoit suiet à la oplère ; Il grôn^pit, s!empoPtoit^ souvent sans ralsoiU On %e voyoit c&ezlui«ni rubans , ni jupon ; Point d'épaiise , ea un mot^as une mluagère :
Jiiais cOttIre qui , me ^ra^^n, S'exhaloit cet excès d'humeur atrmjairef Contre son chien , son chat ^composant sa maison ; Celui>ci/ort gourmaçd^las de sa maigjpe chère , Un des jours f^fâs dérobe au bonhomme un chapon , Qui devoitlo nourrir la moitié cfucaxénxe:
Contre u» pareil larchi sa fureyr futextrênte , Et le' chat succomba sous les cqi^s (faibâton , Quoiqu'il eût dit centifis f m(>acherMinon , je t'aime.
Ce délit Fit dubruit ;
$ourîs et rats s'en réjouirent y
Et vite aij^ grenier s'établii^t^
31é , noix f tous les fruits à foison
Deviennent leur provision ,
£t rien fl'égala leur ravage
Que leurs débats et leur tapage^
Notre vieux, jour et nuit,8ecroyoIt au sdLbat: Que peut unfoible humain contre le peuple rat?
Il fallut bien supporter le dommage , Et de grippe-souris alors- plaindre le^ort. * A quelque temps de là , l'avare eut plus grand tort. -
Mouilar, son chien , doux, caressant', fidèle , Depuis dix ans servoit sou maître avec ardeur. Une nuit faisant sentinelle , «
Il entend quelque bruît^ croit sentir un voleur ,
Il jappe, il jappe ,*et son maître s'éveille , Qui se lève aussitôt , mai&de Ufàuvaise humeur; Cherchant et furetant, ilsecouoit l'oreille, Signé aunonçant poiip lui quefque ft^heur.
Dans ma maison , oit-^ , oh ! je suis le seul hpmme : J'ai guetté , regardé ^parbleu , je ne j{ois rien : Maudit soit l'anivial, d'inteip'ompre mon somme ,
C'est un caprice de ce chien. 4
Tout en jurant , il veut Fobliger à se taire •
Et Mouflard aboyant , nfais pfas fort que jamais , De son msfître senfbloit dl^er la colère :
Sans trembler il le voft armer igaipistolets >
Et «ette bonne ^ tendre bête *
Sentit l^in d^ux décharger sur sa tête Far cette main , hélas t qu'il lécha si souvent. Il tombe, et sunpngrat encore en "expirant.
Ce zélé serviteur jette un regard touchant.
Auprès d un mur , en embulbade , Un voleur étoi* tout débout : • Ce drôle au plus tôt l'escalade, . * Et le voilà dans la maison.**- « Saisir l'argent et l'or , piller tout le m&age.
Pour ce coquin ne futqu'un j^.
L'avare tempêta , puis il pleura de rage.
Trop tard de 1» douceur il comprit l'avantage; Enfin des paaaions misèfe éteint le feu.
De cette histoire un jour comme il faisoit l'aveu y. Le malhelir m'a, dit-il, appris maxime sage:
Qui nesaitpas souffrir un peu,
S'expose à soulTrir davantage.