‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 74 sur 177 · FABLE LXXXI · texte numérisé non relu

FABLE LXXXI

LE CHJSVAL %r LE LOUP.

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U N superbe cbeval, menant heureuse vie ,

Ayant tout à souhait , de ses maîtres chéri , Gambadoit, vers le soir, sur un gazon fleuri» Un loup passe , l'aborde, et poliment le prie

De l'admettre^n isa compagnie.

Non, non , dit le coursier, jerhais trop les méchansj Vous êtes déte&t^ des jietits et des grands.

Et de carnage encor votre gueule est rougîe.

N'aurez-vous donc jamais ni justice, ni foi?

Changez d'état, et de goûts et de lois , Ne versez plus Je sBfng, paissea aux bois , aux jJaine»^

Et faite»^voua estimer comme moi.

Cette estime à gagner vous donne peu de peines, ï^t l'autre , oh ! ne tirons de vanité de rien : Beau sermonneur, ne vous déplaise.

Ainsi que moi , toujours mal à votre aise , E&t-il sûr qu'on vous mît au rang des gens de bien?

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