LE MAITRE ET SON VALET
Xjaii^etjb, je suis très-mécontent de toi.
Tu mets à bout ma patience j.
Je youJois t'âttacher à moi , Et ta légèreté m'en 6te l'espérance.
I]*faut sajis cessQ demander Ceci, cela , toujours goonder, Aucune attbiiWon , ni soin , ni prévenance f Tu ne prévois*, tu ne devines rien :
A l'avenir jamais Lafleur ne ^ense.
— Hélàs ! n'y pa^ songer , monsieur , c'est tout^mon bien ; Je vous l'avoue , en conscience.
Excusez, dan^ cet avenir Vous ne voyez ^ô richesse et plaisir; Moi , je n'y vois que isoufirance et misère , JËt l'oublier fut toujours mon désir; Sans doute que le tiel voulut le satisfaire.
Grâce à vous 9 le pré«ent%emble tout à mes yeux: Ah ! «e n^st pas duoosAr que vient ma négligence ; îïon , ce dé%iut de prévoyance Commun à tant de malheureux Est fftveor de la providence.
(98) FABLE LXXXVH.