‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 96 sur 177 · LA VIEILLE ET SA SERVANTE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE ET SA SERVANTE

JL XMHE dfe soîX£in|e-quinze ans , Qui resrettoitencor biens , plaisirs^ et parure^ * A sa servante adroite et de bon setis ' • ^appeloif toujours ^on Vieux temps ^ Ce qu'elle possédoit^ jardins ,^faîche verdure. Et CTand« châteaux, et bois charmans :

Je n'ai plm disoit-blle^ hélas ? Qu'une Tnasure.*

J*a.v(M8 aussi , dansTmoft printemps > A la fille maison spacieuse ^ agr éajble ; Sociétéla plus aimable S'y réuni^soit ch^ue jour ; Aux modes je donnois la grâce , le jpon tour 5

* Fine chère et vin délectable M'attiroienl^l^ans de Paris , de h. cour ^^ « * Ce souvenir, Lisette , eTjfiiyme perce Pâme;

Temps et malhe^iront tout détfoit.

Et je n'auraiijamais que ce ipauvreréoult.

Lisette un j^r lui répliqua : Madam^ , A vo^ yeux afi^'blis échappe l'horizon ; A' quojii^ous serviront ces Tangues aveltees y ' * Ces hauts donjons qui 8*élkyent aiiili'^ues?

Qufi feriez -vous de jardins, de gazon ,

«De vastes bois , de la^eépl wes* 7 Vous lie marchez qu'avec beaucoup ^ peines , . A Faide de mon bras , et de plus ifun bâton.

Etpourquoi regretter l'atttiquebônne chère ^ Qu'ont jadis fait chez vous vos alnis, vos «m'a ns? ib ont paMélabtixque^ hélas ! depj^lion^^emps.

Pour votre âge il ne faut qulionnête nëcessarrer * Un mets simple , l^er à vpus seule suffit, Car vous dites toujours: jenmnque d'appétit.

Mais Lisette vraiment raisonne avec es|>rit, Et, qui^lusest, elle parle enamie.

Reprend larieille , ok ! je t'en remercie :

Tu n'oses dire -tout, mai» )£ tè comprends h^ea. Pester contre^on sort de l'homme est la manie-; • * Oui , Lisette chacun est mécontent du sien Mais à mon âge ell^^roft folie ; Qui touche au terme de sa vie r^'a^Ius le tçmp& cir se plaindrOiderfenj^ •

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FABLE XGVI.

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