‹ Œuvres de Madame la Mise de la FerChapitre 97 sur 177 · LE «MOINE'AU ET. LA' FOURML · texte numérisé non relu

LE «MOINE'AU ET. LA' FOURML

Un moineau bec!]uetoit des graras •

Qu'une ijaiajigabîe oîmière

Laissoit titeber sur les cBemins ,

En regacnant^a fourmilière. ■ Si j'avois , dis^t-il , tous aea gros. txiB^ûn» ^ Que ces ({gmes fgnirmis^ntassent dans leur teirey

L'<hiver Ib passerf^t gaîment , Et je ne craindrois plus la mort t)u.la misèi]^. • **

Je trouvera vivre maintenant, Au tem'fs des hl^(9 épis,jê mie tirt d'affairej Mais gare raquUon,4es neiges , les frimas.

La fourni , très-chargée, alloi^à petits pas,^

• Et le moineau a«ii voit sa trace.

Voyageuse fy;uxm'^ reposez<VOU8-de giôc*,»

£n sautillant lui crioit le moineau.

Ayez pitié d'un pauvre oiseau, * * Qui voudroit de vqjis faire emplette^ De la merveilleuse recette •Qu'on a chez vous pour s'enilthir i Ph ! ma fortune seroit faito,i

Si de votre bonté je pouvois Tobtenûr.

Volontiers , lui dit-elle, et ton désir est sagej

Mais je dois t'avertir qu'une tête volage.

Sans souci du passé , sans soin npur l'avenir ^ Jamais na pu la retenir.

Wîmport* la vpici : L'aisance cfe la vie '

Sera dans tous les lieux ,jéra' dans fbus le temp»> ^ Chez les petits ainsi que chez les grands ,

Xe produit du travail et de l'économie»

Xi'étourdi goûtant peu c8tte recette-là « Se moqua d'elle, et s'envola»

FABLE CXYII. ' ,'

LE CRO^AUTT E,T Ji'ATHEE..

OUMENT ty suis le cours des globetf u^meujc,^ TtL >:ontemp'k» toûj <ftx9 l^m^^jesté dès xieux $ « Sans que ton âm^j^ettn soit attemdrie iPar leur tbijphante et^ivîne harmonie? ^ —Non, tout est p* h|^ard, la v^ ^vtn créateiir

Neii'est jkmais*fait e#^ncire k moii cœur» , ^ . Je satisfais mon goût , j'aime l'Astronon^ie , , - * L'ordre <R ciel me plaît", sansjui tr8u^en|d'auteur. — Un astronome athéeLX)hl quelle «incçiiséque^cer

Maïs cache ton erreur source d'èttravagance; Prends mecf^le plutôt sur ce fameux Neuton Qui de Dieu réyéroit les ouy^rages^ le nom , £t qui dans les calculs de son vaste génie Sentoit ^e l'ÉternA la puissance infinie.

» Bien plus quç toi je 'suis lieui^uz^ ^

Et la seule Maison m'éclaire.

Tu ne vois point ce Dieu dans la spl^ideur des cieux

Je le VOIS partout sur la terre :

A mes yeux l'univers ;^roît son jancti^re.

FABLE dXvni. - .

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