LE «MOINE'AU ET. LA' FOURML
Un moineau bec!]uetoit des graras •
Qu'une ijaiajigabîe oîmière
Laissoit titeber sur les cBemins ,
En regacnant^a fourmilière. ■ Si j'avois , dis^t-il , tous aea gros. txiB^ûn» ^ Que ces ({gmes fgnirmis^ntassent dans leur teirey
L'<hiver Ib passerf^t gaîment , Et je ne craindrois plus la mort t)u.la misèi]^. • **
Je trouvera vivre maintenant, Au tem'fs des hl^(9 épis,jê mie tirt d'affairej Mais gare raquUon,4es neiges , les frimas.
La fourni , très-chargée, alloi^à petits pas,^
• Et le moineau a«ii voit sa trace.
Voyageuse fy;uxm'^ reposez<VOU8-de giôc*,»
£n sautillant lui crioit le moineau.
Ayez pitié d'un pauvre oiseau, * * Qui voudroit de vqjis faire emplette^ De la merveilleuse recette •Qu'on a chez vous pour s'enilthir i Ph ! ma fortune seroit faito,i
Si de votre bonté je pouvois Tobtenûr.
Volontiers , lui dit-elle, et ton désir est sagej
Mais je dois t'avertir qu'une tête volage.
Sans souci du passé , sans soin npur l'avenir ^ Jamais na pu la retenir.
Wîmport* la vpici : L'aisance cfe la vie '
Sera dans tous les lieux ,jéra' dans fbus le temp»> ^ Chez les petits ainsi que chez les grands ,
Xe produit du travail et de l'économie»
Xi'étourdi goûtant peu c8tte recette-là « Se moqua d'elle, et s'envola»
FABLE CXYII. ' ,'
LE CRO^AUTT E,T Ji'ATHEE..
OUMENT ty suis le cours des globetf u^meujc,^ TtL >:ontemp'k» toûj <ftx9 l^m^^jesté dès xieux $ « Sans que ton âm^j^ettn soit attemdrie iPar leur tbijphante et^ivîne harmonie? ^ —Non, tout est p* h|^ard, la v^ ^vtn créateiir
Neii'est jkmais*fait e#^ncire k moii cœur» , ^ . Je satisfais mon goût , j'aime l'Astronon^ie , , - * L'ordre <R ciel me plaît", sansjui tr8u^en|d'auteur. — Un astronome athéeLX)hl quelle «incçiiséque^cer
Maïs cache ton erreur source d'èttravagance; Prends mecf^le plutôt sur ce fameux Neuton Qui de Dieu réyéroit les ouy^rages^ le nom , £t qui dans les calculs de son vaste génie Sentoit ^e l'ÉternA la puissance infinie.
» Bien plus quç toi je 'suis lieui^uz^ ^
Et la seule Maison m'éclaire.
Tu ne vois point ce Dieu dans la spl^ideur des cieux
Je le VOIS partout sur la terre :
A mes yeux l'univers ;^roît son jancti^re.
FABLE dXvni. - .