‹ Œuvres de maistre François VillonChapitre 11 sur 95 · DE CETTE NOUVELLE ÉDITION · texte numérisé non relu

DE CETTE NOUVELLE ÉDITION

L'édition que mous offrons au publiera rjeo de ço«imua arec çejles dont nous venpas de parier : c'est un travail abpoj^roent neuf. Indépendamment 4ty découvertes que nous avons faites, il nous a été possible, en rapprochant de l'édition donnée par Marot cejle? qui Ta voient précédée et les manuscrits que nous avopç eus entre les mains, de rétablir en plusieurs endroits le véritable texte de Villon (2), Nous avons aussi rétabli la quantité de plusieurs vers défectueux qui avoient passé inaperçus fous les yeux de Marot (3). La ponctuation suivie par Cous tell per et Moetjens ou Formey étoit tellement yiçieuse qu'en certains endroits elle ren,doit la pensée £u poète inintelligible, et qu'en plusieurs autres

(?) Voyez U note dont ce fragment est accompagné.

(9) Voyez fto. fol., tant» if», to f i4, t§ , »«, 49 et 35 ; et S*. Tut., fruit, £,11,12, i£, 1$, ?7, 28, 33, 56 , etc. , etc. , etc. JU yersion 4e Marot dans tous ces endroits n'avoit pas, et ne pouvoit pas avoir de sens. Il est probable que ces h ui ta in 8 sont du nombre de ceux on il atoit plus corrigé $rf entendu , comme H le élit à François I er dans sa Dédicace.

(5) Voyefchnit. ,63, v. 3; huit. i*6, v. j ; huit, ja; , v. $; etc., etc. 11 ferait trop long de Us citer ious, çtj'aurojs de la peine à en faû* le relevé.

(59) elle la déftguroit sensiblement (1); nous Tarons en librement refaite, et nous Tarons débarrassée en môme temps de cette quantité prodigieuse de parenthèses , dans lesquelles Marot, selon l'usage de son temps, avoit enfermé toutes les phrases incidentes de Villon.

Les notes et les commentaires dont nous ayons accompagné le texte eu faciliteront l'intelligence à ceux qui n'ont pas l'habitude de notre vieille langue. Nous avons cru qu'il étoit plus utile d'expliquer les pensées du poète que de donner l'étymologie ou l'historique des mots qu'il a employés. Ainsi nous ne nous sommes livré à aucune discussion grammaticale (a) ; elles trouveront naturellement leur place dans le Glossaire étymologique, historique et critique de la langue française au moyen âge , ouvrage que nous préparons avec beau» coup 4e soin*

Les leçons diverses que nous avons recueillies avec une exactitude scrupuleuse, surtout lorsqu'elles offraient des variations lien marquées , dispenseront le lecteur de recourir aux éditions et aux manuscrits que nous avons consultés (S).

<*) D'abord cela * Ji*n4aw tflos les endrqfts.o» noqtajftn» «m b*i soin de corriger le texte de Marot, et ailleurs si fréquemment, qu'il nous paroit inutile d'en cher des exemples. Voyez cependant le défcsj 4n fcorpi e v t du cojnr fie Vyion ( fl&* tfe.}

(a) Noos dérogeons à l'usage pratiqué jusqu'à qç Jour. Peut-être nous en saura-t-on gré. On ne ljt point on pp/ete,ponr Apprendre J'étymolqgie de? n*»t§ donf il a'.eat servi pour rendre ses pensées.

(3) Consteller avoit se,atiruti|iïé<Je ce travail , mais il le confia a une main inhabile ou paresseuse. On ne pjeut rien voir de plus Ancomplet, deplu% insignifiant , et même de plus infidèle, que les

Il nous a para inutile de motiver la préférence que nous avons souvent donnée à une version sur l'autre. Nous avons eu soin de choisir la plus correcte et celle qui nous paroissoit la plus raisonnable. Le lecteur pourra jeter un coup d'œil sur les variantes et noua juger.

Il y a tant de fautes dans les anciennes éditions et même dans les manuscrits, que nous avons été quelquefois dans la nécessité d'abandonner toutes- ces versions incorrectes pour en former une qui nous a paru devoir être celle de Villon. Nous l'avons fait rarement, et chaque fois que nous avons été forcé de le faire nous, en avons prévenu le lecteur, afin qu'il pût comparer notre version avec les variantes et apprécier les motifs qui nous avoient déterminé à prendre cette liberté.

On [trouvera à la suite des œuvres de Villon les repenti franches, le monologue du franc arckicr, le dialogue de messieurs de Malle-paye et de Baille-vent, ainsi que les trois ballades que Coustellierjugep à propos de recueillir. Ce sera 'peut- être sauver de l'oubli quelques productions ingénieuses qui , même aujourd'hui , peuvent être lues avec intérêt .( 1 ).

Coustellier avoit inséré daos son édition uhe table des- familles de Paris , mentionnées dans les œuvres

leçons diverses qui remplissent les marges de son édition. Formey les a littéralement reproduites. — On trouvera les nôtres à la suite de chaque partie des Œuvres d # e Villon.

(i) Noos avons revu et corrigé le texte de ces différentes pièce* Noos avons refait la ponctuation et accompagné de notes les vers. qui nous ont paru en avoir besoin.

(6») de Villon. L'éditeur de La Haye la reproduisit avec des corrections et des augmentations ; nous avons jugé à propos de l'abandonner : i° parce qu'il n'est par certain que les personnes dont il est parlé dans les œuvres du poêle parisien fussent de Paris; 2* parce que leurs noms étant diversement ortographiés dans les manuscrits et dans les anciennes éditions , il n'est pas possible de connottre quelle est la véritable manière de les écrire; 3° parce que parmi ces légataires il en est un boa nombre qui ne sont désignés que par des sobriquets que leurs enfants ne furent peut-être pas très-empressés d'adopter (1).

Paria , décembre i85t.

i. H. fi. PROMPSAULT.

*~mém

(1) Ce Mémoire a été la par M. Qaatremère , à l'Académie des in* criptiooe et belles-lettres » le *3 décembre i83i.

LE

PETIT TESTAMENT

DE IIA1ST&B

* A ce titre Marot ajoute , par forme de complément , « Ainsi intitulé sans le consentement de l'auteur , comme il le dit an second •livre. > C'est dans le huit. 69 du Gr. Test, que Villon parle de celui-ci. ( Voy. en outre huit. 8 , ciaprèi. }

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