‹ Œuvres de Malebranche (volume 2)Chapitre 23 sur 33 · INTRODUCTION. XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXVII

et au milieu des éternelles divagations de leur école, il y a fort peu de théories capitales, communes aux principaux d'entre eux, qu'il ne fût aisé de signaler dans Malebranche, hors une seule : la communication, ou plutôt la communion des substances. Malebranche l'admettait seulement pour les trois personnes divines unies entre elles par l'union hypostatique, mais dans le monde, et au delà du divin, il niait la communication des substances avec autant d'énergie que la communication entre lessubstances. Aussi n'avons-nous pas rapproché ^a vision en Dieu de l'^axTiç, mais seulement de Tillumination, soigneusement distinguée de l'â/woriç par l'auteur des Mystères,

Les objections et les réfutations ne manquèrent pas à Malebranche ; c'est à la fois une des conditions* et des marques du succès. Ses adversaires n'étaient pas même toujours d'accord entre eux ; et tandis que Régis l'accusait de favoriser le dogme d'Epicure, le P. Lamy prétendait que sa doctrine allait à la proscription et à la négation de tout plaisir. Malgré sa liaison avec le père Lamy, Malebranche composa, pour rétablir le vrai sens de sa philosophie, son traité De l'amour de Dieu, qui le réconcilia avec Bossuet et lui acquit la bienveillance de la cour de Rome. 11 y étudie la question de savoir jusqu'à quel point l'amour de Dieu doit être désintéressé, et réfute le sentiment de ceux qui soutiennent que l'on doit être prêt à accepter la I. d

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