‹ Œuvres de Malebranche (volume 2)Chapitre 4 sur 33 · INTRODUCTION. - V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. - V

stance pensante, en est le point de départ, et s'affirme sans démonstration par l'impossibilité du doute. Nous savons que Dieu existe, par cela seul que nous avons l'idée de Dieu ; et nous croyons, sur la foi de Dieu, qui ne peut nous tromper, à l'existence de la matière comme substance étendue.

Ces principes de la philosophie de Descartes deviennent ceux de Malebranche; pour lui, comme pour Descartes, l'évidence est le critérium de la certitude ; comme Descartes, et plus que lui peut-être, en sa qualité de prêtre, il veut mettre à part, comme dans une arche sainte, les vérités de la foi, et

«teste de sa soumission à l'autorité, comme Mcn, tout en ne voulant relever que de la on^^mme philosophe; comme Descartes, il part a^Hjj^p'ation de la nsd^t humaine, et passe des réam^ objectives aux réalités formelles, ou des idées de l'homme aux objets de ces idées ; il regarde l'âme comme une substance pensante, le corps comme une substance étendue, l'idée de l'infini comme la preuve de l'existence de l'infini, et la véracité de Dieu comme le stable fondement sur lequel doit reposer notre croyance à l'existence des corps. Ces trois principes, que l'àme est une substance pensante, et le corps une substance étendue, et que la seule idée de Dieu en nous prouve invinciblement l'existence de Dieu, serveiit de point de départ à toute la philosophie de Malebranche.

Cette double définition de l'âme et de la matière par la pensée et l'étendue serait excellente, si on n'y

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