CHAPITRE IV
Que les plaisirs et lei mouvements des passions nous engagent dans l'erreur à regard da bien, et qu'il faut y résister sans cesse. Manière de combattre le lU>ertiaage.
Toutes les choses que nous venons d'expliquer des passions en général ne sont point libres ; elles sont en nous sans nous, et il n'y a que le seul consentement de notre volonté qui dépende absolument de nous. La vue du bien est naturellement suivie du mouvement d'amour , du sentiment d'amour , de l'ébranlement du cerveau et du mouvement des esprits , d'une nouvelle émotion de l'âme qui augmente le premier mouvement d'amour , d'un nouveau sentiment de l'âme qui augmente le premier sentiment d'amour, et enfin du sentiment de douceur qui récompense l'âme de ce que le corps est