‹ Œuvres de MalebrancheChapitre 6 sur 145 · De^cartes, Principes · texte numérisé non relu

De^cartes, Principes

2. Principes, prrmièrc partie, 39. Passions^ 31, 43. Ce n'est pas qae Descartes n'ait reconnu formellement la liberté, cf. Principes, 37; mais il faut voir dans qaellès conditions, et quel est le rôle qu'il lui assigne.

INTaODUCTlON. vu

assez clairement connu la différence de l'esprit et du corps que depuis quelques années. »• Fort bien ; niais le^ cartersiens connurent si bipn cette différence, que le rapport leur échappa tout à fait, et qu'ils furent réduits à inventer chacun unp théorie différente pour combler un wên^e dé^ &ut, qui leur est commun à tous, à savoir lab^^noe d'un Jien naturel et direct çntre les mouvements parallèles de l'âme et du .corps.

Si notre personne est une force pensante, n'est-il pas évident qu'on la diminue et qu'on l'efïace quand on ne lui laisse que là pensée et qu'on ne la considère pas comme une force? L'ho0ime n'est plus un acteur dans le monde ; il n'est guère qu'iui spectateur ; et sa dignité se trouve ainsi diminuée et amoindrie dans un système rationaliste et psychologique par l'omission d'un fait important, oommç elle Test çhA les mystiques par un sentiment d'humilité profond.e et par la contemplation des perfections divines qui ne perjnettent plus d'attribuer à Thopme aucune vertu, A la fois cartésien et mystique , Malebranche a fait una philosophie où la puissance de l'homme ne se retrouve plus , où sa pensée ellie-mêroe perd son existence proprp et ne vit que par son intime union avec la pensée divine, La substance pensante de l'homme entre Dieu, qui est son tout, et le corps sur lequel elle ne peut rien, n'est qu'un embarras dans le système àa Malebrancbe ; elle n'a guère de propre que sa substantialité, et, suivant Malebrauphe, la substance est un mot ^ous lequel notxs n'avons auc^niç idéje claire. Spinosà ne foit qu'un pas de plus,-

Une des plus grandes difficultés de la science, c'est d^ rendre compte de la communication entfe les substances. La notion de force servait à Leibnitz pour expliquer l'identité d'un être sous la pluralité des modifications successives qu'il développe en lui-même; Maine de Biran l'emploie

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