‹ OEuvres de Malherbe, poésie et prose;Chapitre 102 sur 124 · CONTRE UN ZOILE · texte numérisé non relu

CONTRE UN ZOILE

Quelle audace , nouveau Lycambe , Te livre aux fureurs de Tiambe ?

Crains tout.d' Apollon irrité; Crains que, par de sanglantes rimes, Bfa muse ne donne à tes crimes Une'af&euse immortalité.

Tu croyais , aveugle en ta rage, Voir en pleurs dissiper Torage D'un jeune et stérile courroux :

Lâche , tu comptais sur mes larmes !

Tu pâlis à Taspect des armes ; La peur fait chanceler tes coups.

Ah I toujours le crime est timide ; Toujours de vengeances avide Némésis poursuit les forMts.

Vois dans cette nue irritée , Vois rimpitoyable Adrastée Qui te menace de ses traits.

plus rapides que le tonnerre, Ses pieds bondissent sur la terre ; Sa tête horrible fend les airs.

Le bruit de ses ailes sanglantes , Le choc de ses flèches brûlantes Vole , atteint , frappe les pervers.

ODE

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