‹ OEuvres de Malherbe, poésie et prose;Chapitre 57 sur 124 · A M. LE MARQUIS DE LA FARE · texte numérisé non relu

A M. LE MARQUIS DE LA FARE

Dans la route que je me trace , La Fare , daigne m'éclairer ; Toi qui dans les sentiers d'Horace Marches sans jamais t'égarer ;

' La canicule.

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Qui , par les leçons d' Aristippe ,

De la sagesse de Cbrysippe

As su corriger Tâpreté ,

Et , telle qu'aux beaux jours d'Astrée,

Nous montrer la vertu parée

Des attraits de la volupté.

Ce feu sacré que Prométhée

Osa dérober dans les cieux,

La raison , à Thomme apportée ,

Le rend presque semblable aux dieux.

Se pourrait-il , sage la Fare ,

Qu'un présent si noble et si rare

De nos maux devînt l'instrument,

£t qu'une lumière divine

Pût jamais être l'origine

D'un déplorable aveuglement?

Lorsqu'à l'époux de Pénélope Minerve accorde son secours.

Les Lestrigons et le Cyclope Ont beau s'armer contre ses jours :

Aidé de cette intelligence.

Il triomphe de la vengeance De Neptune en vain courroucé ; Par elle il brave les caresses Des Sirènes enchanteresses , £t les breuvages de Circé.

De la vertu qui nous conserve Cest le symbolique tableau :

Chaque mortel a sa Minerve, Qui doit lui servir de flambeau.

Mais cette déité propice Marchait toujours devant Ulysse ^ Lui servant de guide ou d'appui ; Au lieu que, par l'homme conduite , Elle ne va plus qu'à sa suite ,

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