A M. LE MARQUIS DE LA FARE
Dans la route que je me trace , La Fare , daigne m'éclairer ; Toi qui dans les sentiers d'Horace Marches sans jamais t'égarer ;
' La canicule.
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Qui , par les leçons d' Aristippe ,
De la sagesse de Cbrysippe
As su corriger Tâpreté ,
Et , telle qu'aux beaux jours d'Astrée,
Nous montrer la vertu parée
Des attraits de la volupté.
Ce feu sacré que Prométhée
Osa dérober dans les cieux,
La raison , à Thomme apportée ,
Le rend presque semblable aux dieux.
Se pourrait-il , sage la Fare ,
Qu'un présent si noble et si rare
De nos maux devînt l'instrument,
£t qu'une lumière divine
Pût jamais être l'origine
D'un déplorable aveuglement?
Lorsqu'à l'époux de Pénélope Minerve accorde son secours.
Les Lestrigons et le Cyclope Ont beau s'armer contre ses jours :
Aidé de cette intelligence.
Il triomphe de la vengeance De Neptune en vain courroucé ; Par elle il brave les caresses Des Sirènes enchanteresses , £t les breuvages de Circé.
De la vertu qui nous conserve Cest le symbolique tableau :
Chaque mortel a sa Minerve, Qui doit lui servir de flambeau.
Mais cette déité propice Marchait toujours devant Ulysse ^ Lui servant de guide ou d'appui ; Au lieu que, par l'homme conduite , Elle ne va plus qu'à sa suite ,