I.A MÉPRISE, SCÈNE XIII
ARLEQUIN, tirant de$ lubletteê.
Pardi! il est tout .de son long dans ces tablettes-ci.
ERGASTB.
£hl montre donc.
ARLEQUIN
Non pas, s*ll vous plait ; je ne dois pas vous les montrer. Cela m*est défendu, parce qu*on s*est repenti d'y avoir écrit, à cause de la bienséance et de votre peu de mérite; et on m'a crié de loin de les supprimer, et de vous expliquer le tout dans la conversation. Mais laissez-moi voir ce que j'oublie... A propos, je ne sais pas lire; lisez donc
vous-même. (// donne le$ tableites à Ergatte,)
FâONTIN.
Eh I morbleu, monsieur, laissez-là ces tablettes, et n'y répondez que sur le dos du porteur.
ARLEQUIN
Je n'ai jamais été le pupitre de personne.
ERGASTB, Usant,
K Je viens de vous apercevoir aux genoux de ma
sœur. » {S*inierron»pani,) Moi! (// continue,) <r Vous
jouez fort bien la comédie; vous me l'avez donnée tantôt; mais je n'en veux plus. Je vous avais permis de m'aborder encore, et je vous le défends ; j'oublie même que je vous ai vu. »
ARLEQUIN
Tout juste; voilà l'article qui nous manquait. Plus de fréquentation ; c'est l'intention de la tablette. Bonsoir. (Ergaste reste comme Immobile,)
FRONTIN
J'avoue que voilà le vertige le mieux conditionné qui soit jamais sorti d'aucun cerveau femelle.
BR6ASTE, courant après Arlequin, Arrête. Où est-elle?
ARLEQUIN
Je suis sourd.
ERGASTB.
Attends que j'aie fait, du moins, un mot de réponse. Il m'est aisé de me justifier; elle m'accuse d'avoir vu sa sœur, et je ne la connais pas.
ARLBQUIN.
Chanson I
ERGASTB, lui donnant de V argent.
Tiens, prends et arrête.
ARLEQUIN
Grand merci. Quand je parle de chanson, c'est que j'en vais chanter une. Faites à votre aise, mon cavalier. Je n'ai jamais vu de fourbe si honnête homme que vous. (// chante.) Ra la ra ra...
ERGASTB.
^ Amuse-le, Frontin; je n'ai qu'un pas à faire pour aller au logis, et je vais y écrire un mot.
(// iort.)