SCÈNE IV
M»* SORBDî, ARTHENIGE, LINA, PERSINET,
PBRSINET.
Je viens à vous, vénérable et future belle-mère; vous m'avez promis la charmante Lina, et je suis bien impatient d'être son époux ; je Taime tant que je ne saurais plus supporter Tamour sans le mariage.
ARTHENIGE, à Madame Sorbin,
Écartez ce jeune homme, madame Sorbin, les circonstances présentes nous obligent de rompre avec toute son espèce.
MADAME SORBIN
Vous avez raison, c'est une fréquentation qui ne convient plus.
PERSINET.
J'attends réponse.
MADAME SORBIN
Que faites-vous là, Persinet?
PERSINET.
Ilélas I je vous intercède, et j'accompagne ma nonpareille Lina.
MADAME SORBIN
Retournez-vous-en.
UNA
Qu'il s'en retourne I eh! d'où vient, ma mère?
MADAME SORBIN
Je veux qu'il s'en aille, il le faut, le cas le re quiert, il s'agit d'affaire d'État.
LINA
Il n'a qu'à nous suivre de loin.
Oui, je serai content de me tenir humblement derrière.
MADAME SORBIN
Non, point de façon de se tenir, je n'en accorde point; écarlez-vous, ne nous approchez pas jusqu'à la paix.
LINA
Adieu, Persinet, jusqu'au revoir; n'obstinons point ma mère.
PERSINET.
Mais qui est-ce qui a rompu la paix? Maudite guerre, en attendant que tu finisses, je vaism'affliger tout à mon aise, en mon petit particulier.