SCÈNE I
FONTIGNAG, BLAISE, SPINETTE.
//« entrent comme se eareuant.
FONTIGNAG, à Biaise.
Biens donc, que je l'cmvrasse encore, mon cher ami, mon intimé Vlaisé. Je suis pressé d'une reconnaissance qui durera tout autant que moi : on un mot, je té dois ma raison et lé rétour dé ma figuré.
SPINETTE
Pour moi, Fontignac, je ne te haïssais pas :
mais j'avoue qu'aujourd'hui mon cœur est bien disposé pour toi ; je te dois autant que tu dois à Biaise.
FONTIGNAG.
Les biens mé pleubent donc dé tous côtés?
BLAISB.
Pargué 1 j'ons bian de la satisfaction de tout ça : j'ons guari monsieu de Fontignac, et pis monsieu de Fontignac vous a guarie; et par ainsi, de guarison en guarison, je me porte bian, il se porte bian, vous vous portez bian : et velà trois malades qui sont devenus médecins ; car vous êtes itou médeceine envers les autres, mademoiselle SpincUc.
SPINETTE
Hélas ! je ne demande pas mieux que de leur rendre service.
FONTIGNAG.
Ah ! je lé crois; chez quiconque a dé la raison, lé prochain affligé n'a que faire dé recommandation.
BLAISE
Ça est admirable! Comme on déviant honnêtes gens avec cette raison!
FONTIGNAG.
Je mé sens une douceur, une suabilé dans Tàmé.
BLAISE
Et la mienne est si bian reposée !
SPINETTE
La raison est un si grand trésor.
BLAISE
Morgue! ne la pardez*pas, vous; ça est bian casuel entre les mains d'une fille.
SPINETTE
Je vous suis bien obligée de l'avertissement.
BLAISE
Aile me charme, monsieu de Fontignac; aile a de la modestie; aile est aussi raisonnable que nous autres hommes.
FONTIGNAG.
Je m'estimerais bien fortuné dé l'être autant qu'elle.
Encore! un Gascon de modeste! oh! queu convarsion! Allons, vous êtes purgé à fond.