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LA RÉUNION DES AMOURS, SCÈNE XIV

vôtre. Aimable Vertu, me fuirez-vou» toujours? Regardez-moi! vous ne me connaissez pas: c'est TAmour à vos genoux qui vous parle. Essayez de leToir; il est soumis, il ne veut que vous fléchir. Je TOUS aime ; je vous le dis, vous m'entendez; mais vos yeux ne me rassurent pas. Un regard achèverait mon bonheur ! Ah ! quel plaisir ! vous me l'accordez. Chère main que j'idolâtre, recevez mes transports. Voici le plus heureux instant qui me soit échu en partage.

LA VEBTU, soupirant.

Ah ! finissez, Cupidon ; je vous défends de parler davantage.

l'amour.

Quoi ! la Vertu se laisse baiser la main !

LA VERTU

Il va si vite que je ne la lui ai pas vu prendre.

UBRCURE.

Ce fripon-là m'a attendri aussi.

CUPIDON

Déesse, pour m'expliquer comme lui, vous plaitil d'écouter encore deux ou trois petites périodes de conséquence ?

LA VERTU

Quoi I vous voulez continuer ? Adieu.

CUPIDON

Hais VOUS vous en allez, et ne décidez rien.

LA VERTU

Je me sauve et vais faire mon rapporta Minerve.

l'amour.

Adieu, Mercure; je vous quitte, et je vais la suivre.

CUPIDON, riant.

Allez, allez lui servir d'antidote.

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