U Pour et Contre, t. Il
3. n a été reproduit dans Tédition de i781 , et dans celle de Duviquet. La publication en feuilles est très-rare. Pont-de-Veyle en possédait un exemplaire, ce qui ne nous surprend pas. n était neveu de madame de Tencin. Y. le Catalogue de sa bibliothèque, 1774, in-8, p. aS, n» 635.
xxxiT MARIVAUX, SA VIE ET SES ŒUVRES.
VHeureux Stratagème^ il avait cru à propos d'ajouter au spectacle cet agrément, qui, d'ailleurs,, ne dura guère. La pièce s'appelle la Méprise, et n'est pas de ses moins spirituelles ; le Frontin même n'y a que trop d'esprit. Duviquet ^ se demande quel en fut le sort ; il n'avait qu'à Ere le Mercure pour le savoir : « Cette nouveauté, y est-il dit ^, a été interrompue après la troisième représentation. »
Le Petit Maitre corrigé ^ quoiqu'il y comptât bien plus, — * il s'agissait de trois actes, — réussit moins encore^ le 6 novembre suivant, au Théâtre-Français. L'abbé de La Porte dit que la pièce ne fut jouée qu'une fois'. Le Mercure lui donne deux représentations^, et c'est lui que nous croyons.
Après ces deux chutes, il fallait un succès qui comptât double. Ses trois actes de la Mère confidente, aux Italiens, le lui donnèrent quelques mois après, le 9 mai 1735.
Cette pièce, dont la conclusion, conforme au titre, est, qu'une mère doit être l'amie, la confidente de sa fille, réussit complètement par l'attrait de sa morale, tout à la fois insinuante et sérieuse,, par l'émotion de quelques scènes adroitement relevées de comique, et par la nouveauté de la situation principale, très-hardie et très-vraie. On la joua deux mois de suite. En mai, le Mercure nous la donne comme « très-goûtée et très-suivie *; » et, le mois d'après, il en dit encore : <^ Elle fait un extrême plaisir, et attire beaucoup de monde à l'hôtel de Bourgogne •. »
Marivaux n'en fut pas plus riche. Ses libraires le savaient, et en abusaient pour le mettre à la tâche de toutes sortes de travaux, dont quelques-uns étaient de nature à lui créer de graves ennuis. C*est ainsi, qu'à l'époque où nous sommes arrivés de sa vie, il faillit s'engager dans une lutte avec Voltaire, qui n'aurait pu que tourner mal pour lui, à cause de la puissance et de la rancune toujours impitoyable de son adversaire.
Ils ne s'aimaient pas, nous l'avons dit. Marivaux ne pouvait pardonner à Voltaire, qui s'en défendait ^, mais sans qu'on le crût ®, d'avoir, dans le Temple du Goût ", appelé ses pièces des « Comédies métaphysiques, » et surtout de ce que, dans un de ses poëmes, il avait fait annoncer par une même trompette :
Vers de Danchet, prose de Marivaux <^.
Voltaire, de son côté, lui en voulait à la mort des traits qu'il ne cessait de lancer contre lui dans les conversations. Il était, en eflfet, le seul honmie pour lequel, suivant d'Alem-