‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 474 sur 1238 · M«« AMEUN, M«« ARGANTE, ANGÉLIQUE, ÉRASTE, MERLIN · texte numérisé non relu

M«« AMEUN, M«« ARGANTE, ANGÉLIQUE, ÉRASTE, MERLIN

MADAME ARGANTB, à madame Amelin,

Vous ne devineriez pas, madame, ce qae ces jeunes gens nous préparaient? Une comédie de la façon de M. Merlin. Ils m'ont dit que vous le saviez, mais je suis bien sûre que non.

MADAMB AMBLIN.

C'est moi à qui l'idée en est venue.

A vous, madame !

MADAME AMELIN

Oui; vous saurez que j'aime à rire, et vous verrez que cela nous divertira ; mais j'avais expressément défendu qu'on vous le dit.

MADAME ARGANTB.

Je l'ai appris par le bruit qu'on faisait dans cette salle; mais, j'ai une grâce à vous demandcff madame; c'est que vous ayez la bonté d'abandonner le projet, à cause de moi, dont l'âge et le caractère...

MADAME AlfBLIN.

Ahl voilà qui est fini, madame; ne vous ala^ mez point; c'en est fait, il n'en est plus questioo.

MADAME ARGANTB.

Je vous en rends mille grâces, et je vous avoue que j'en craignais l'exécution.

MADAMB AMBLIN.

Je suis fâchée de l'inquiétude que vous en aTez prise.

MADAMB ARGANTB.

Je vais rejoindre la compagnie avec ma fille; n'y venez-vous pas?

MADAME AMELIN

Dans un moment

ANGELIQUE, A part à madame Argante.

Madame Amelin n'est pas contente, ma mère.

MADAME ARGANTB.

Taisez-^vous. (A madame AmaUn,) Adieu, madame; venez donc nous retrouver.

MADAME AMBLIN, à ÉrOtte,

Oui, oui. Mon neveu, quand vous aurez meoe madame Argante, venez me parler.

BRASTE.

Sur-le-champ, madame.

MERUN.

J'en serai donc réduit à l'impression; quel dommage!

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