‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 548 sur 1238 · LA SURPRISE DE L'AMOUR, ACTE III, SCÈNE IL · texte numérisé non relu

LA SURPRISE DE L'AMOUR, ACTE III, SCÈNE IL

ARLEQUIN

Tu ra^aimera&y au moins !

GOLOMBINE.

Je Tespère»

ARLEQUIN, sautani.

Je me sens plus léger qu*une plume.

GOLOMBINE.

Écoute, nous avons intérêt de hâter Tamour de nos maîtres; il faut qu'ils se marient ensemble.

ARLEQUIN

Oui, aÛD (|ue je t'épouse par-dessus le marché.

GOLOMBINE.

Tu Tas dit; n'oul>lioQs rien pour les conduire à s'avouer qu'ils s'aiment. Quand tu rendras la boite à la comtesse, ne manque pas de lui dire pourquoi ton maître en garde le portrait. Je la vois qui rêve; retire-toi et reviens dans un moment, de peur qu'en nous voyant ensemble, elle ne nous soupçonne d'être d'intelligence. J'ai dessein de la faire parler; je veux qu'elle sache qu'elle aime; son amour en ira mieux, quand elle se l'avouera.

{ÂrleqtUn tort,)

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