FRÉDÉRIC, HORTENSE, ARLEQUIN
ARLEQUIN
Me voilà bien accommodé! Je suis un bel oiseau! J'aurai bon air en cage! Et puis après cela ilez.vous aux prophéties ! prenez des pensions, et aimez les filles! Pauvre Arlequin! adieu la joie; je n'userai plus de souliers; on va m'en fermer dans un étui, à cause de ce Sarrasin-là.
rRÉDÊRIC.
Que je suis malheureux, madame ! Vous n'avez jamais paru me vouloir du mal ; dans la situation où m'a mis un zèle imprudent pour les intérêts de la princesse, puis-je espérer de vous une grâce?
HORTENSE
Oui-dà, monsieur; faut-il demander qu'en vous 6te la vie, pour vous délivrer du malheur d'être délesté de tous les hommes? Voilà, je pense, tout le service qu'on peut vous rendre, et vous pouvez compter sur moi.
FRÉDÉRIC
Que vous ai-je fait, madame?