‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 688 sur 1238 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

TRIVEUN, ieut.

Me voici comme de moitié dans une intrigue assez douce et d'an assez bon rapport ; car il m'en revient déjà de l'argent et une maîtresse. Ce beau commencement-là promet encore une plus belle fin. Or, moi qui suis un habile homme, est-il naturel que je reste ici les bras croisés? Ne ferai-je rien qui hâte le succès du projet de ma chère suivante? Si je disais au seigneur Lélio que le cœur de la comtesse commence à capituler pour le chevalier, il se dépiterait plus vite, et partirait pour Paris où on l'attend. Je lui ai déjà témoigné que je souhaiterais avoir Thonneur de lui parler. Mais le voilà qui s'entretient avec la comtesse ; attendons qu'il ait fini avec elle. (// êort.)

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