ACTE III, SCÈNE VIL
LX COMTESSE
Ahçàl laissez-moi; ne serez-vous jamais content? Je ne vous plaindrai rien, quand il en sera temps.
LE CHEVALIER
Vous êtes attendrie, profitez de l'instant; je ne veux qu'un mot. Voulez-vous que je vous aide? dites comme moi : Chevalier, je vous adore.
LA COMTESSE
Chevalier, je vous adore. Il me fait faire tout ce qu'il veut.
LE CHEVALIER, A fiorf.
Mon sexe n'est pas mal faible. {Ham.) Ah ! que j'ai de plaisir, mon cher amour! Encore une fois.
LA COMTESSE
Soit; mais ne me demandez plus rien après.
LE CHEVALIER
Eh! que craignez-vous que je vous demande?
LA COMTESSE
. Quesais-je, moi? Vous ne finissez point. Taisezvous.
LE CHEVALIER
J'obéis; je suis de bonne composition, et j'ai pour vous un respect que je ne saurais violer.
Je VOUS épouse; en est-ce assez?
LE CHEVAUER.
Bien plus qu'il ne me faut, si vous me rendez justice.
LA COMTESSE
Je suis prête à vous jurer une fidélité éternelle, et je perds tes dix mille écus de bon cœur.
LE CHEVALIER
Non, vous ne les perdrez point, si vous faîtes ce que je vais vous dire. Lélio viendra certainement vous presser d'opter entre lui et moi ; ne manquez pas de lui dire que vous consentez à l'épouser. Je veux que vous le connaissiez à fond ; laissez-moi vous conduire, et sauvons le dédit; vous verrez ce que c'est que cet homme-là. Le voici ; je n'ai pas le temps de m'expliquer davantage.
LA COMTESSE
J'agirai comme vous le souhaitez.'