‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 725 sur 1238 · ARLEQUIN, EUPHROSINE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, EUPHROSINE

{Arlequin arrive en êaluant Cléouiltit qui tort. Il va tirer Euphrotine par la manche.)

EUPHROSINE

Que me voulez-vous?

ARLEQUIN, riant.

Eh I eh 1 eh ! ne vous a-t-on pas parlé de moi ?

EUPHROSINE

Laissez-moi, je vous prie.

ARLEQUIN

Ehl là, là, regardez-moi dans l'oeil pour deviner ma pensée.

EUPHROSINE

Eh I pensez ce qu'U vous plaira.

M'entendez-vous un peu?

EUPHROSINE

Non.

ARLEQUIN

C'est que je n*ai encore rien dit.

EUPHROSINE, impatiente, Ahl

ARLEQUIN

Ne mentez point; on vous a communiqué les sentiments de mon âme ; rien n*est plus obligeant pour vous.

EUPHROSINE

Quel étal 1

ARLEQUIN

Vous me trouvez un peu nigaud, n'est-il pas vrai? Mais cela se passera; c'est que je vousaime, et que je ne sais comment vous lo dire.

EUPHROSINE

Vous?

ARLEQUIN

Eh pardi I oui; qu'est-ce qu'on peut faire de mieux? Vous êtes si belle! il faut bien vous donner son cœur, aussi bien vous le prendriez de vousmême*

EUPHROSINE

Voici le comble de mon infortune.

ARLEQUIN, lui regardant lee maim.

Quelles mains ravissantes I les jolis petits doiglsl

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