L'ENFANT PRODIGUE. /,8Ï
^îcs éloignée de votre Dieu : Pete^jrè frqfèctus est in regîonem Ion* ginquam.
Mais , s*il ii*e$t point de vice qui éloigne plus une ame de Dîeu ^ il n*en est point en second lieu qui laisse moins de ressources pour revenir à lui , quand une fois t>n s'en est éloigkié : vecond caractère de cette passion , et seconde circonétance ë«8 éj^arenkeiM <dif Prodi« ^ue. // dissipa tout son bien en débauches , dit J. C ; et ap^èar i{>u*il eut tout dissipé, il arriva une grande famine en ce pays là': Dissi^ pavil substanùam suam vivendo luscuriosè. Il dissipa tons ses l^ens; les biens de la grâce , les biens de la nature.
La perte de la grâce est le fruit ordinaire de tout péché qui tué Tame; mai^ celui-ci va plus loin : non*aeul«meiit il prive le pécheur de cette justice qui le rendoit agréable à Dieu , il va tarir les dons de rEsprit-SaiU't jusques dans leur sonrce. La foi , ce fondemenr de tous les dons « cette base de Tétre cbrétien, ne tarde pas d*étre ren* versée dans le cœur du pécheur impudique. Il n'y a pa« loin de la dissolution à Tirapiété. Pour se cabner sur les suites d'une vie déré« glée, on s'est .bientôt persuadé que tout meurt avec le corps; on a bientôt secoué le joug de la croyance commune si gênant pont la vo« lupté ; on s'est bientôt fait des maximes dans le libertinage : oh n*étoit d'abord dissolu qne par foiblessé;, oh le devient par réfi^snton et. par principes : les plaisirs qui se font acheter par des rembtxk , coûtent trop \ on ventijouii' tranqiitllement de ses crimes; ofi> cherche dans les)ivres>les plus monstrueoxs tt dan« lès dociét'és tev>pkK infpies« de quoi s<^ rassurer contre les préjugés de l'édixcfflion'; oH invente de nouvelles^ impiétés pour achever de s'endùreir : c^mmé on ne se propose plus d'autre félicité qne celle des bétes» onr^'atiet^d plus aussi d^autre. fin. au-delà du tombeau ; et le méiwe'plyisîk* qui corroi^pt le cœur* a bientôt corrompu ^asqu^anx premiers' pkfindp^i de la foi : Dissipavit substantiatn suam.vi9endx> iuwuriosA • • '* ^
Nbn-seùlëment les biens de là grâce sont dissipés, mais ei)cor(| les biens de la nature.. Vous aviez reçu en naissant une ame si,p)adique , un gpùt si tendre et si retenu sur la pudeur, une délicatesse si noble sur la gloîreVle Ciel' a voit pris pbiisir, ce semblé, de vou» former pour- la- y/'e/ctùt | ^ et làenieitk'e ba vous ntille vessoiiroiEs ei nitUe liens, pour vuKst^tAa<theÉ au^dévoir t et ces barrière» beiiveuse9'l|i΀ la.natnre eUe-nién»e<avOk op|^aées^à*vo^<iérèglem)eRV, une injuste passion, les a franeUest^et cette* pudeur que- la nâirtmiloe vottsavoU donpée y n'est plus, qu'une foiblesêe .indigne i|ne nul fr?$iirfié iaii#oi| arrêter ;, et tonlle fruit qne vous enaves: t^etiré ai été d'aliéné plils^ioin^ et de garder moin» de mesures qu^aa. autres dès qtoo eeiie première digue a été ôtée : Dissipavii subatantiatn suam' vivenHo ikWHiiàsi^ *
i^es biens de la nature. Vous étiez né doux , égal , accessible j Vou9 aviez eu pour partage un cœur simple et sincère, une candeur d^'ame^ nne sérénité cfhûmeur c^ni ofifroit mille dispositions favorables à là sntcérité chrétieiine 'eC à Itf paix d* une conscience pure: et depuis
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