‹ Œuvres de Massillon, ci-devant prêtre de l'ortoire, évêque de Clermont l'un des quarante de l'Académie FrançoiseChapitre 113 sur 131 · V SECONDE RÉFLEXION · texte numérisé non relu

V SECONDE RÉFLEXION

Un aaponde ressource de aalut^ ftivocable ans autres péçbauii, €*est «u nouveau goàt^ qui accompagné toujours lea ociiMneiiaonMis de la justice : Gustavtmnt eêtam domum cœiesie ; une consolation saisible que la ^raee répand sur les premières déaaarcliea d'un change* ment de vie ; une douCeuT qu'on troure à porter un caSnr libre dejmis peu de ses passions et de ses rtmorda; une joie qui aort du fond de la conscience déobargéa enfin du poids qUi Taoeabloit , «t qui n'a« voit paa encore goàlé k paix et ki tranqniîlité de t'innocenceb Oui » M. F., y rien n'est plus doux que ces premiera santisMua qu'a le cantr de son retonr et de aa déUvraneè; q«a ce pramièr témoignage que la oonscience se rend à eile^raéme de sa paix et de Im fmié ; que ces premiers momens oà y nos cbatnes eUfin tombée», nous oamuacBçana à respirer et n jouir d'une douce nt sainte liberté. VoUs«vcc brisé mes liens, Seigneur-, disoit un roi péniicnt dMia osa ptanara momens de sa délivrance « l^iiritpisU vimcuiaméa ( iPà, itS| 7 ) t #«Msi» dana razùèa de la juta et duaaint Iplaisiï qui aie arminpocta , TOtra calice à'a plus Tlao d'MMr poM mUi; kk davoîcs h$ fU% péusWes de votre loi aaintu^ loin da mé parôéttè oinéreuxi laaiKouÉeflBA aanaoiatiao et mes plus chères déUcea : ^Ikem^htêarù ^teeipia&t (JUd. T. 4); les diacoUrs des kamoles^ milieu d'éblwâer «ua^nkilsan» ammnnt obé ibi| et «e ma ^^arcaasent plus qnûiias: diloUura «vains «t pnérils : J^ dixiim kxoeésmnim .* QmnA im^.nmndmi^MiL'^ 2 )*

ÇUR* L'IKGONSTANCE. Bol

O S^ignenrl qu'il «^t consolant d*ét|:e «^ nombre de vos seryitenrs, et qa^l me parpjit i>ifn plus glorieux de compter parmi ses ancêtre^ nne^eule mn^ qui «it «u ^vcma plaire, q^'un^ Ipngiie suite i^prince^ et de eonquér494 I jfyo ^rvus mus , c^fiiim ancillœ $^c^ ( 1$^^ y, 7 ).

Tek tOBt les pfemiers attraits de la grâce, et ce qn'eUe peut d'abord sur un eoHir pas encore accoutumé à la forcé et à la douceur ^e aes divines impressions. Mais tous qui les avez tant de fois éprouvées t et qui avec dit si -souvent à Dieu , dans ces premières agitations d'un cœur toudié: Seigneur 1 le monde au fond ne m'a jamais plu r les plaisirs mêmes , â^n^ U tçmp^ que ^e les ponrsuivois avec le pli)* de fureur , in*Qnt (oi^joiir^ laissé vi4e» triste , inquiet; et il est vrai que le^ Gonaolfitiçn^ seules que j'ai trouvées dans |a fidélité à votre loi sainte , ont niis nn^ joie véritable w I<ui4 d^ mon ame : Consolntftmes t^qp^ lœiificmerunt ani»^am me^m iP^* d? > ?9)* Vous qui passeï» sam^ cesse d^ gpi^t <jle H vertu au go4t 4^ inonde et des plaisias, ame in.consiste et légère, que pourra vous olTrir de doux et de consolant une nouvelle et ^îpte vie^ qui: vops n*ayez déjà mille fois goi^t^ ? Uok seul 9ei|timeni texi^re 4e «alut tnompbe soi^vent de la dii^té d'unir- ^une jpsqi»es^à insensible ; m^is pour v.ous^ vous vop^^ ^tos ||it uyk coeur apçoutçmé à sfui|i|r , 4 soupirer , a géipir , et ^p^ès cela à retomber | vous ave^i ui|p de çe^ am^ tendres, nées ^vep quelques 4eaiir mens d^ religion , qui sofit touchées de topt, et qui ne le sont jamaii^ commiç i) fau^ Ce i»'.est pas ren4prcissem(ent qui vpi^s di^mnera, c'est une sensibilité de conspienise q^ vous amuse et qui ne yous corrigp point; ce n'eist pas up peeur sec et jnpapable de s'atten4rir9 p'est uR caractère siispeptible des premières iippressions, eF qui, laissant a» monde \p ^éme empire qu'4 /• C. si^ yotre qçur , U\\ q«e y^ua n'^(a& plus propre ni à IHin ni à Tautre.

Ab ! si voua aviez un cœur de pierre , comme ecf péiji^rs iosenr sibles, uo coup de la grâce ppurroit du moins le frapper» |e briser^ ramollir; mH\s vous avez un cçeur toi^t de cire, dit le Prophète, sur lequel Ic;^ dernières impressions sont toujours }ef plm vive^: facile à émouvoir, ditÏÏcileàfix^r; yif d^ps up pioment de gr^os , plus vif encore 4$».n9 un ipomept fie plaisir; ne tjouvant q^e Çi^n sei&l air mable d^ns Tfo^ sentimens de çQmppnejûon , n'ay^mt |Jus 4e go4( qu^^ pour je n^nde , 4és que ces ^ent f mep^ sopt e£tace^. A peine «ve^Er von^ cbasfé l*esprit impur de vptrç fin^e» dit notre ^vaxigile, q^e lom dr goèt^ U pair^ 4e ce poifvel état, vc^us n'y trpuvea pUif 4e tepos:^ Quofranx rtquifim e/ no/i im^nii. Il semble qpe tout ya vous manquer avec le ipop4^ qifc vous venez de quitter ', votre cmur , déftoeçiipé dr aes j^9pmn^j ne peut plus se suffire ^ jui-)|[iéme; jtoute 7Q(rp vie n'ee^ plus qp'tt^lP^Qià vi4a que vp^s ne saj^^^e^ soutenir; voiss ^rehei&ï pai^-tqut da^s vpa nouvelles pMje^r^i ,dis quoi v^n^l^çtg W phisiraq^ P9W^f^l<$P^ irptre ç«ur , et riep pe vpus en dédoipBiige : Qunfret^ rpq^B^ i^. Wff 2*>«««^- Vop* ypu4riez^ ceiemble, taouvea dioM 1^ ver^l Ifi^ifï^ ^^t% )a qi^mje vivaûtéi. lef pouêmea amv^iMna, Tiyre%»e ^jLf *H>ème du crip^e ; y ouji vpos tou^ aei^ de f ppa-leii^ e^iàk-j^Q^f

i 5o>i ni* DIMANCHE DE CAREME.

^placer un cœur qbi vous embarrasse, et qui tous est à charge; et ne trouvant rien, vous vous ennuyez dcr votre liberté : Quœrens requiem et non invertie. Et alors tous vous 'dites à vouà-méme en secret , continue l'Evangile: Je retournerai dans la maison d'où J'étois sorti, je rentrerai dans- mes premières voies: .Reçertar in domum meam undè exivi. J'essayerai si les plaisirs 9 dont j'étoissi fort dégoûté , ne m'offriront pas cette fois-ci de nouveaux charmes :.et en voilà jusqu'à ce qu'un nouveau dégoût vous rappielle. encore de l'ivresse des passions 9 pour. vous faire encore: rentrer dans les voies de la justice,

' Ah ! mon cher Auditeur, si vous saviez quel est.ledangcr de votre •état, et combien il y apeuàespérer pour votre salut, vous frémiriez. Je ne veux pas fcl vous jeter dans de vaines terreurs ; mais je vous dis, en tremblant moi-même, que les conversions des âmes qui vous res* •semblent, sont très- rares : l'arrêt de J.C. là-dessus est décisif et terrible : Ceèui , dit-il , qui après avoir mis la main à la charrue regarde derrière lui , n^est pas propre au royaume de Dieu : Non est aptus regno Dei ^Luc, 9; 62). J.. C.ne dit pas : Il perd le droit qu'il avoit an royaume de Dieu ; il se met en danger d'en être exclu pour toujours : non ; mais ; il n'est pas propre au royaume de Dieu : Non est aptus regno Dei; c'est-à-dire, ses inclinations, son fond, le caractère particulier de son esprit et de son cœur, le rend inhabile au salut. Quand on dit qu'un homme n'est point propre aux sciences, àl'épéé, à la robe, c'est dire, qu'il a apporté en naissant des défauts incompatibles avec les fonctions de ces états , et que certainement il n'y réussiroit pas : et voilà ce que dit J. C. de l'ame incons^ tante par rapport au salut; que de tous les caractères, il n'en est -pas de moins propre au royaume de Dieu : Non est aptus regno Dei.

Ahl un impudique peut être touché; et David fit pénitence de -son adultère : un impie peut être frappé de Dieu , et sentir le poids ûe la majesté qu'il avoit blasphémée ; et Manassès dans les chaînes, adore le Dieu de ses pères dont il avoit renversé les autels : un Publicain peut renoncer à ses injustices ; et Zachée après avoir restitué ce qu'il avoit ravi, répand libéralement son propre bien dans le sein des pauvres : une ame prostituée aux plaisirs et aux passions les plus honteuses , peut être tout d'un coup éclairée ; et la pécheresse aux pieds de J. C. , pleure des péchés que son amour efface encore plas heureusement que ses larmes. Mais un Achab, qui, averti par Elie , tantôt se couvre de cendre et de cilice , puis retourne à ses idoles ; et revient encore, et au Prophète et à ses. faux dieux : mais un Sédécias , qui touché des remontrances de Jérémie , l'ehvoie chercher en secret, le consulte sur la volonté du Seigneur, et an sortir delà retombe dans son aveuglement , fait jeter le Prophète dans une fosse, et le rappelle ensuite pour le consulter encore ^ et l'oatrager encore le lendiemain : mais cette reine dTsraël, qui dans son affliction, prend des omemens modestes pour aller consulter rhottîméde Dieu, parolt respecter la puissance et la majesli du Dieo véritable 'en la pcnonae de son Prophète, et de retour à Samarki sacitiGe à $t%

SUR L'INCONSTANCE. SoS

iretnx ^or comme aapiiraTant; ahl on ne lit nulle part qu'ils aient fait pénitence; et les livres saints nous les représentent par-tout comme des princes réprouvés et^hais de Dieu.

B*où vient cela ? c'est que l'inconstance et la légèreté , est de tous les caractères le moins propre au royauine de Dieu : Non est aptus regno Dei, D'où vient cela ? c'est que la piété chrétienne suppose un esprit mûr, capable d'une résolution, qui sait prendre son parti , et qui, la droite voie une fois connue , y entre, et ne s'en détourne pas aisément : elle suppose une ame forte , qui sait être an-dessus d'un dégoût y d'un obstacle, d'un péril, de sa propre foibirsse; une ame sensée^ qui ne se conduit, ni par goût, ni par sentiment 9 mais par des règles de foi et de prudence. D'où vient cela ? c>st que pour former une ame chrétienne, il faut quelque chose de grand, d'élevé, de solide, et qui soit au-dessus des préjugés et des foiblesses vulgaires; c'est que la religion elle-même n'est qu'une lumière et une raison divine, la perfection de la raison humaine ; c'est que la vertu nous est toujours représentée dans les livres saints sous ridée de la sagesse , le Juste, sous celle d'un homme sensé et prudent , qui éprouve tout, qui juge sainement de tout, qui prend des mesures solides , et ne commence pas à bâtir pour laisser là l'édifice imparfait ; c'est que dans le monde même, un esprit frivole et léger n'est capable de rien, et que tout ce qu'il entreprend , on le compte déjà pour échoué ; c'est , en un mot , que l'inconstance est de tous les caractères le moins propre au royaume de Dieu : Non est aptus regno Deû

Or, vos inégalités de conduite ne viennent que d'une légèreté de nature, pour qui la nouveauté a des charmes inévitables , et qui s'ennuie bientôt d'un même parti; elles ne viennent que d'une in*> certitude et d'une inconstance de cœur qui ne peut pas répondre de soi-même pour Finstant qui suit ; qui ne met la raison à rien ; qui sur toutes choses ne consulte et ne suit que le goût, et n'a rien de fixe que . aes variations éternelles.

Je ne parle pas ici de votre conduite, extérieure, et telle qu'elle paroit aux yeux des hommes : l'orgueil qui vous tient lieu déraison, fait peut-être^ue les mœurs au dehors paroissent égales et uniformes; que vous évitez ces extrémités et ces inconstances d'éclat, qui d'une piété extrême font passer une ame insensée et légère , à un égarement encore plus excessif; et accoutument les yeux du public à censuret, tantôt les excès de sa vertu , et tantôt ceux de ses vices. Vous ne donnez pas de ces spectacles à la dérision des hommes : mais jugez de vous-même ,' par ce que vous êtes devant Dieu ; par votre conduite intérieure ; par vos sentimenssecrets ; par cette légèreté de cœur', qui fait que le premier objet décide toujours de vous-même , par ces promesses tant de fois renoui^eiées, autamt de fois violée^; par ces démarches de pénitence, si facilement commencées et si fa'ctlemttit'rétnctées. iVetis^H» la plus^ légère et'la plos incoasianff' de totttc»le$ âmes, le cœur Je plus' incertain et le pins vAsiabie ; vous<êi«9 sme dè.cèsjaùées. sanftean, ;ditt)iii Apôtre, que learKenis^gitetiti» ieinr

8o« III'' DIMANCHE DE CAREME,

gré ; vAût ces astres errans, qui n'ont jamais de renie aaautée; «ne mer inconstante et oragense , qui» aprà aToir jeté les cadfiTret hors de son sein^s'enfle encore, et ^a les reprendre snr les nènsealMirdtQm elle venoit de les laisset : Fluctus fen/ruiris despumanteisuas çor^utio^ n€s{Sp,/ud. i3), c*eftt-à-direy qocTouf pouvez avoir desqualiléa propres au monde; mais que vous n*étes point propre au rQjaume de Pieu *• Jfon est aptus régna J)eL Seconde ressource d^ Mlut inutile à i'ame inconstante, le goût de la vérité : Impossil^Ue esieps ^uigustayeruni donum cxlfisUf etpratapsi san$t rursàs rcnovari ad pçemtfins^m-

TROISIEME RÉFLEXIOlf.

Mii| ce quHI y a ici de plus terrible, et de plus capaUe d*a!amier les âmes dont je parle, c'est en dernier Heu , que la ressonrce des Sacremens » si utiles aux antres pêcheurs, devient un écaéil à l'ams inconstante : Pariicipes fheû sunt SpirUâs Sancti.

Un écueil » premièrement par l'usage toujours iputile dn ces divins remèdes* Car une ame qui a vécu long-teipps éloignée de l'autel , el qui a caché durant plusieura a^tuèes dans le trésor d^aon cœursef iniquités anciennes et nouvelles, #ans venir lea découvrir nu tri<bunal sacrés porte en venant enfin se jeter au^ pied# d'un bomme 4e Dieu 9 des terreura et àe$ agitations de pénitence qu'elle n'avoit pas encore senties. La majesté du lieu , la sainte sévérité du Juge , l'importance du remède , la honte seule et la confusion de ses crimes ; tout cela fait sur son cœur des impressions si nouvelles et si profondes , qu'il n'est pas aisé de les effacer. Mais pour vous, vous ne portez plus au tribunal qu'une ame familiarisée avec sa oonfu- .aipn : le récit de vos foiblesses, tant de fois répété, ne fait presque plus d'impression sur votre cœur : les plaies les plus honteuses ne sont plus pour vous que des redites familières qui ne vous frappent plus. Vous allez au tribunal , rassuré contre vous-même ; tous ne rougissez plus de vos aveux , et comme la honte qui déoeuvre les ni* aères de votce conscience, n*est presque plus sensible, la douleur aussi qui les déteste , n'a jamais de suite.

Secondement , un écueil , par la dissimulation inséparable des rechutes. On traîne le poids de ses crimes de tribunal en tribunal : à chaque nouvelle chute , on cherche un nouveau confesseur , pour s*épargner la honte qui accompagneroit l'aveu des mémea foiblesses : on lui laisse ignorer toutes les inconstances passées; fi% pn fait gémir les ministres de J. C. , qu*on n'est venu^ ce semble , jlnatruire de ses honteuses fragilités» que pour leur laisser plus jlelgisir» en les abandonnant ensuite, de s*en affliger, et 4*en jép^ndr^ dic« larmes devant Dieu*

Troisièmement, un écnetl, par le saoeilég» inévitaUe dasa les retlitites. Car se repentir sans cesse , et retomber aana cease; -n^t ranîr )a psirilitr, que pour se souiller eaeore; na dira :i*ai fécbé, que

SUK L^INCOHSTA.»fCE. Boj

pour pédier de noov«att : ce n'est pas être un pénitent , dit nn Père f ç*est être lin moqoeor « et an profanateur «des choses saintes.

Je sais qat la grâce du Sacrement ne ûxe pas rînatabilhê dv eoraf hnfliaîn, n'établit pas rkomme danà nn état eonstant et invariaMe d# justice^ «et je ne prétends pas dire abseinment qn'on ait profimé !• Sacrement^ dès qu'on rederrient pécheur après avoir été pénitent* HéUs i il ftodrof e pour cela ne pat èonnoitre la misérable eonditioa de la nature humaine , et ignorer même sa propre foiblesse. Mais )0 dis qne lorsqu'on est soili Téritablement justifié dek pieds du piètre» ai l'on est asset malheureux que de retomber, les rechutes du moin» ne sont pas si promptes : il faut que le temps et les occasions aient insensiblement affoibli la grâce ; que mille infidélités secrètes aient peu à peu préparé l'ame a une nouvelle chute ; que des périls. înill# fois méprisés nous aient poussé , comme par autant de démarbhes insensibles, vers le moment fatal qui nous a vu retomber 2 on no passe pus en un instant d'un état de justice, à un état de péché.

L'ouvrira de la conversion n'est pas l'ouvrage d*un moment , c*est vn ouvrage difficile ; il i^ut que des larmes abondantes, de longue» prières, des violences douloureuses « de* «uvres persévérantes nou» y établissent : or , on ne perd pas en un moment ce qu*on n'avoit acquis qu'avec des peines et des travaux infinis ; ce qui étoit le prix des larmes , des violences , des confusions , des déehiremens de tout le ccenr : quand il en a tant coûté pour se relever, on ne retombe pas si aisément; les difficultés d'une véritable conversion en font « pour ainsi dire, lasùf«ié. ^

L'ouvrage de la conversion est un ouvrage solide ; elle forme en nous une nouvelle créature; elle change nos penchans, elle nous donne un cœur nouveau ; elle bâtit le nouvel édifice sur le roc : or , le premier mouvement ne renverse pas ce qui devoit tenir contre les vents et les orages, et défier la durée même des siècles; ce qui s'écroule en un instant , n^étoît bâti que sur le sable mouvant , rien n'étoit changé, quand la vertu nous trouve aussi foibles que nous l'avions été dans le crime.

L'ouvrage de la conversion est un ouvrage sérieux : on délibère long-temps avant que de faire cette grande démarche ; on se la refuse long-temps à soi-même; on balance, on recule, on n'ose commencer; on veut, et on ne veut plus; on sVpuiseen réflexions sur les obstacles «t sur les suites ; les incertitudes et les lenteurs ne finissent pas : or, une entreprise si long-temps méditée, on nerabandonne pas le même jour presque qu'on venoit de la finir.

C'est'à-^ire , que lorsque l'on sort absous devant Dîep . du tribunal, ou en sort «liaogé : et oepeudant au sortir dalàv vous vouf^ retrouvez toujours le même; on voit d^ns lesji^êaies circoostap^ji les mêuMs chutes : la préseace 4^ua o}^^ ^l^mj^^ d^ vptr® &i^. blesse» olle €n.tsiompbe encore : une 4?o|}^liij^«ifiGe voa^.r^ndfût jnn fidèle a^d dcrpûr ^ «11$ ypus le fend enopr^ : ofi. ne. voit fAS que irou#

SoS lir i)ÎMANCfeË DE CÀR£ME.

évitiez ces entretiens ,' ces liens, ces plaisirs qui sont ponrtaitt de toutes vos confessions; 'vons n'en cnîtiVez pas moins des liaisons toujvHfs fistales àTOtre innocence; voos n'enrabattezrien d'un jeu, qni est devenu la plus importante occupation de votre vie : vous n'en setrancbez rien à des profusions dont des créanciers , des domestiques , et les pauvres eux-mêmes souffrent ; rien à un sommeil où dans la mollesse d'un lit , et dans Toisiveté de vos pensées , vous laissez reposer votre esprit sur des images toujours dangereuses à Totre ame, rien à une vie inutile qui vous damne; on ne voit ni précautions pour Tavenir, ni mesures pour satisfaire au passé : les jeûnes, les veilles, les larmes, les macérations, et tout cet appareil de la pénitence, vous ne.le counoissez même pas : la prière , le recueillement, la retraite, et tpus ces secours si nécessaires à la piété, yous les négligez ; en un mot , vous êtes encore le même , et le pénitent en vous re#sem^le parfaitement an pépheur : ah I ce n'est donc pas .le doigt de Dieu qui avoit chassé le démon de votre ame. Lorsque vous avez guéri une ame , 6 mon Dieu ! il paroit que votre main toute-puissaiitè s'en est mêlée : vos miracles et les transformations de votre grâce sont durables , et ne ressemblent point à ces prestiges des imposteurs , qni s'évanonissent et échappent à la vue un moment après qu'on vendit 'de les voir paroitre.

Aussi les Saints ont, tous regardé la pénitence de ces âmes infidèles, comme des dérisions .publiques des Sacrcmens, et des outrages faits à la sainteté de nos mystèrps. On les éloignoit de l'autel sacré; on les regardoit comme des anin\aux immondes, cent fois revjenus à leurs vomissemens , et devant lesquels il ne falloit plus jeter les choses saintes : bn se défioit même d'une pénitence , qui avoit pu être suivie d^une seconde infidélité. Jugez, mon cher Auditeur, ce que les Saints auroient pensé des vôtres , et ce que l'Eglise en pense encore aujourd'hui : jugez des plaintes que vous faites quelquefois contre les ministres delà pénitence, lesquels vous retrouvant toujours retombant dans les mêmes égaremens, toujours renouvelant et vos promesses et vos rechutes , n'osent plus enfin vous délier qu'après de longues épreuves, de peur de jeier le Saint aux chiens.

Je sais que nous ne devons pas aggraver le joug; qu'on né décrie çr ne déshonore pas moins la religion, lorsqu'on ajoute un seul ioia a la .loi par un excès de sévérité, que lorsqu'on l'en retranche par une lâcheté criminelle; et qu'il ne faut pas fournir aux pécheurs , par une vaine ostentation de zèle et de rigueur j des prétextes de i'cloigner des choses saintes. Mais aussi fdut-il confier à l'instant le sdrig de J. C. à des profanes qui l*ont mille fois souillé? faut-il ajouter foi à des prtonàesses si souvent violées? f^aut-il accordei*«- là persévérànce>dans''l'ioccasîon' et dans l'hàbitùde du crime, c'esMdlté , tt' tous- les si'gWes les moins équivoques de- Timpénitèiice , • les gràéès'^U'ôH fae peflt accorder qu'à un sincère rtejientir? Ne' dcvcwi snou^' ]^tfi j^eomme* le prophète Elisée, savoir arrêter l'huilé^ dé la

SUR. L'INCONSTAN€E. 5oq

grac^» çt suspendre la vertu des Sacremens , lorsqu'on ne nous pré-- •sente que des yases pleins;, je veux dire» des cœurs toujours pré« venus des mêmes passions f \

Ëh I qi|e ferioi\i^noii9,..ef| yous accordant un. pardon que Die« TOUS Refuse , que ^l'iUip^ier yos crimes, et vou^^ chaîner d*une nonirelle^. malédiction? Akl.plàt au Ciel^ ame inâdèle qui m'écoutes^ que vous eussiez trouvé tous ]les tribunaux fermés à vos inconstances honteuses, et que vos fragilités tant.de fois confessées » et autant de fois renouvelées, a'eussentpas rencontré un. s|siled|iA.s l'indulgence ni^n&e du sanctuaire J Qn>nc^ vous verroit plus claies les mêmes faiblesses et dj|ns.ies.méme4 misères, depuijii.t.ant;d*années que vous Tenez vous en accuser ; voua ne serleTi.p^us, couverte de. cette lèpre, que vous avez presque portée, dès Ten^nce, si, comme la sœur.dei Moïse, vous aviez trouvé .un législateur S2^ge et sévère, qui, sans nvoir égard au rang qu^ vojis tenez d^ns votre peuple , sans acquiescer a la chair et au saiig, vons eût; .séparée du tabernacle saint 9 et du camp du Seigneur, jusqu'à ce que votre humiliation et vptro douleur vous eussent disposée à recevoir ]à gù^érîàon , et à vétHr présenter vos offrande^s avec le reste des Fidèles. 'Une seule confessioh' faite à Un ministre saint et éclairé, VOus aiiroftf renouvelée^ et vous Toilà encore la même', après tant de Sacremfèzis^'et de déionarcheS^

inutiles de pénitence ! " ' ' ' '^ "'"'■' '• •«<•<. »j .. , i. ,^

. «Mais,, quedis-je^ «la^aéiiie î.nonrsenlemen.t.tftus vps crinie$ passés V tant' de Isisinuèileiùeii^ confessés, .subsUl^nt encore, infiis vous 4tès dé plus coupable d'une infinité de Stfcremens mille foji^ prp-^. ^>fk^«:'«ou8 avez ajonfcé à desi désordres qui n'ont j^niais-.été.p^rr^ 4Q&aéiS4 parce que iROu&nsTfluis. en éttea jamais repe|%tieiComme.4lfjSiut|< Tonsy-'avez , dia^jey ajotttérls mr oonaU|i|oe>affreus$ d'un grand nomr. bre de sacrilèges^ Mais il eàtdonc mieux valu s n^e. direz-vans», de-, meurèr endurcie dans mon habitude, et ne faire jamais d'effort pouç> easi>rtir? C'estià-^tre,* que pour éviter d^rejprofanateur , yo^s.ypfi», les 'devenir impie.; Ah l.sanâi -doute il eût mieux valu .idemenre^ pé-, dheiiri que venir prolanerJesang de J. C..]^^isn>v^ezrvoru^ point, d'auire moj^sn d'éiritef lé sacrilège ? ne pouyiez^vpus pas vous dis*, poser par une sincère jpéiittence à approcher .dignement <^e. l'autel ?.. £st-ç;e une alternative, inévitable, ou d'abuser ^es choses saintes, ou.de >'en éloigner ? JÛ;^^. cène sont pas ces ,remèdes divins, qu'il fau^ Jfuir;.ce sont les passions^ qu'il fâùf yaincre : ce n'est pas en se-' coi^^ntlé joug, qu'il faut éviter les profanations; c'est en usant avec' piété des grâces de l'I^glise. Ce n'est pas en disant avec l'impie': JPuîsqae la loi m'est une occasion de chute , pourquoi me blâme-t-on ^ lorsque je ne l'observe pas? mais c'est 'en disant avec une ame touchée : J'ai lavé m^s pieds, comment les saliroîs -je encore? vous avez,b.ris4 mes liens, ô 'mon Dieu ! on ne me verra plus en resserrer les.ffinestes nœuds : vods'avez chassé le démon impur de mon ame, qui.devoitôtre le temple de l'Esprit-Saint 5 âh Ijene permertrai plu»;

5io Iir DIMANCHE DE Cà^EHX.

«ru*il 7 rentre, de peur qu'il n*y babite pour toujours , et que non dernier état ne deTÎenoe pire que le premier.

Je dis pire : car quelle ressource de salut peut*il vous rester encore ? La connoissance de la vérité? ycrsonnê ii*en eit pim instmit et ne la connoft mieux que Yous. Le goût delà piétés et les sentimens delà grâce ? jamais cœur n^ fut plus tetisibie que le vôtre. Le secours des âacremens? mais très dîrins remèdes eux-mêmes -sont âerenros vos maux ies'pliis désespérés, et vos fUt» grands vrîmes. Grand Dieu! vous seul cdnnois&ez ceux qui tous aprparttennent , et tous l^es avez ihiirqués sur te front d^un sceau inefifaçable de satîtt ; c'est nn secret éternel Bur lequel l*faomnie lie peut j^ter les yeux ^ans témérité ; mais quand vous tirerez un jour le voile , trouverons-nous dans ce nombre beaucoup de ces âmes lég'éres dont je parle? Dernière ressource de sâlut inxrtîle à Famé inconstante, la ressource des Sacremens : Im~ posM'ite est eos qui participes facti sum Spiriiâs Sancti, etj^rolapsi sunt, Tursùs renovari ad pasnêtertttam.

J'avois donc raison de vçus dire ^ M. F.^ %nt àe tousTes caractères, l'inconstance dans les voies, du sal«t, étoit le moins propre au royaume de Dieu. Il est des resaources pour les autres .pécheurs^ j^nrct^ui-ci il ji'cn est plus : ou du^oins il n'enparoft plu^ : il faut sortir, pour en trouver, des voies ordinaires de la Providence sur le salut des hommes. Cependant le pécheur inconstant est de tous îespécbeurs le mytiks frappé ^u danger «de am état : les èentsmcM dereft^ion^ qui le con^isentde ^emps^en temps au firiiiattaii«tiàl*aiitdl lAînt , l'endormetft et le râssutent ; -le libertmage de unt de pédveurs endareisy qiîÉi vivent comme desimpies sans IMeu^ sansculte , sans Sucvemew, dôHtië ik'ses yeux un .nouveau mérite à la ditfévenceide sa-eondail»; il se «aiïlién gré ^«*en^li« pas encore tisemi 'à ce peint dVndumîa* sémeiit^t'dMr^ligion ; il s'applaudit de conserver enconsidff moins d«t»s ses foiblesses, et danssestnçonstanoes éierneliés, kiforce de re-^ ccKtrir de temps en temps au remède ; il se dit tdttt bas à lui-même conimie te Pharisien-^: 'Je^ne skis pas/kk-vammé les mares 'kommts {^l>ikc^ «^d; I T ). te paridlèîe nourrit et flaMe<eii secret sa sécnrité : il se^roft prliis reHgietix ; et'il ne voit .pas que U profanation des choses sahites ,' est la èèdle maf*que de re^tgcon^ ^v lui reste encore.

, '3!^aîs ce n'e&t pas tout ; ces vains débbrs ybêmes , ces faibles restes ne se soutiennent paslon^-témpSt et di^jiaroissent enfin : on ^etit' flotlei: quelques années entre les Sacremens et lei rechutes ; cet abus des choses saintes mène toujours à l'endurcissement : Dieu si longtemps méprisé, méprise à son tour ; le coeur se lasse de ses inconstances : comme les vérités a force d'être connues ne font plus d'im» pression ; que le goût de la vertu , pour avoir été trop souvent senti est émbussé \ que les Sacremens ne sont plus qu'une gêne inutile et incommode, on s'en épargne Lsi. cérémonie ; on trouve plus doux de se re^ppser dans le désordre ; tous, les efforts qu^dn à faits pour en sortir, i^ui n'ayant jamais été sincères 9 Ont toujours été ssns succès»

SUR L'ÏÏTCÔïrSïilbHCE. Su

BOttI dégoAteM é*éii faire éé txmveaut, nous àccontnmeiit è non» Jaièttfr ftller trÉM[aiilettièfit k tMms^^iéiiieft : comme les démarche» qu'ait taÎÈ^t pttot l« sal«rt , étoient d*att(aiit plus pénibles, qn'enes n'^toielit ni touteifnes ni téMK^es "pir im repentit* irérîtAle, on ne demandé pàà tfiieax que dé leà cesser «t d>n être «quitte. Ainsi Titt* constance elle-même novs conduit à ce funeste repos : les inspirations cessent ; les remords s*apaisent ; la conscience se calme ; les ttU ternatiyes de Tice et de yeriu finissent enfin par un état fixe et iranr quille de crime; les esprits impurs rentrent en plus grand nombre >dans Tame, et y établissent enfin ane demeure constante et perpé* tuelle : £t ingressi habitant ibù

Et e'est alors qne le retour est comme désespéré, cft i'iniqnité con*> sommée. ¥ôus iétl«z tôKché autrefois à Tapprocfae d^ la solennité, pastalè ; vous ne Tètes plus : les discours de piété tous trouToient toy oore sensible \ ils n*elcitent plus que vos dégoûts ou vos censures : le seul speetade d'un^hemme de bien réveillott en vous des désirs secrets de vertu ; tous %ettt le pMmîer à parîer avec dérision dé la sainteté cte ses exemples : 'vonsaties encore retenn cettaines {)raYiqueÉ de piété ; vdtts faisiéfe «tecore de temps en temps certaiiiieii prières à Diet& pour lui demander ^Hl votts délivrât de vos ihisères : mais depnia <|tte le Seigneur s'est retiré de ^f^tis , nlil tous vivrez sans joug et sans règle; votis entasserez monstre sur monstre; pas lé plus petit retour snr vous-même ; plus d'autre trouble que ceux qui natvrônt de vos passions traversées ; plus d*anti*e crainte que de ÈMAHfaer d'oceaston de plaisirs *et âé'orinxe; fflus d'autre vîcvsshirdè dafts le cceur tfit lli tiaissauce de quelque niemvèlle passion ; ^his de setttiiftiietit que pour la voluifté; plus dé dégoût que ponr'U *piété et la jttstiee.

"Sb ! ne voyons-nous pas aussi tous les jours qu^îl n*est pas de pécbeurs plus extrêmes dans leurs désordres que ceux qui , après avoir ^aivi^quelquê temps le parti de la vertu , se rengagent dans les plaisirs, et se rendent au monde qn^ils avoient abandoiinë? H semole que l)ieu » indigné de leur apostasie , maudit ces amês inconstantes et légères :, qu'il les frappe d'aveuglement , les livre à un sens réprouvé et à toute la corruption de leurs désirs : ce ne sont {)lus âes pécbeurs ordinaires, ce sont des monstres sans foi, sa^ispndeur;» sans aucun freip qui les retienne, et leutr dernier état devient infiniment pire que le premier. Le monde ne nous fournit que trop tous les jours de ces tristes spet:tacles; et 'l'inconstance des pécbeurs dans les voies de la piété, et leur'retour plus vif et plus extrême qu'auparaTant dans le vice, ne lui donne tque trop d'occasions de faire des dérisions injustes de la piété même. Non, Sf. F., la vertu ne dégénère jamais en vice médiocre. La manne, cette viande formée dans le Ciel , lorsqu'elle venoit à secorrompre sur la terre, dit r£critnre, elle n'étoit plus qu'un amas de vers et de pourriture: Scatere cœpifvermibus^ atque computruit, (^Ejeod, 16; 20). Tel est le sort d'une aipa qui, élevée jusque dans le ciel par une conversion sincère,

5ia III'' DIMANCHE DE CAREMËT.

retombe encore, poar ainsi dire, et vient de nouveau se€orrompr« sur la terre ; ce n'est plus qu'un spectacle d'horreur ; elle n'exluile plus qu'une odeur de mqrt ; ses scandales répandent par-tout Tinfection du "vice^ et il n*est pas de corruption, dit unPrôpkète, pire que la sienne : Corruntpetur putredine pessimd ( Mich» 2 ; 10).

'Vivrez-Tous donc encore , mon cher Auditeur , dans ces altematires dé grâce et de péché? Déclarez-vous enfin; c*est assez balancer entre le ciel et la terre , comme le disoit autrefois un Prophète à des pécheurs semblables' à vous: Usquequà claudicatis in duasj^artes \ JII. Reg. 18; ai ) ? Si Baal est votre dieu , adorez-le tout seul, à la bonne heure ; mais si le Seigneur est le Dieu véritable , n'adorez plus que lui seul aussi : Si. Dominas est Deus, sequimini eufn i ti aatem Baal , sequimini illum ^Ibid. )• Pourquoi ces efforts pour revenir au Seigneur, et ces foiblesses qui vous en séparent ? pourquoi ces vicissitudes puériles et éternelles de crime et de vertu? pourjquoi ces plaisirs et ces ].armes ? Ah! ou essuyez vos larmes pour toujours, et recevez votre consolation en ce mon^e; ou n'y cherchez plus d'autres consolations, .ni d'autres plaisirs, que ceux de la grâce et de rinnocence. Fixez^voqs enfin : je ne parle ici que pour Tintéjét même de votre repos. Quelle vie pénible que ces révolutions perpétuelles de crime et de repentir! vous* le savez : éternellement 4;ombattu, et par ces trouble^ secrets qui vous rappellent à l'innocence, et par ces penehans infortunés qui vous rentratnent dans le ;y^ce.; t;oujours occupé ou à plc^urer vos foiblesses ou à -surmonter vos xernoords ; jamais heureux, soit dans If; crime où vous ne trouvez poiif tr de paix ; soit dans la vertu où vous ne pouvez vous faire une sitj^atibn. durable. Ayjez.dqnp pitié de votre ame; fiiez*vous enfin: établissez une paix solide dans votre conscience , mettez à profit cet <lemiers traits de miséricorde que la bonté de Dieu laisse encore tomber sui^ vôtre cœur; Peut-être touchéz-vous à celte dernière inconstahce qui va terminer par l'endurcissement toutes les inégalités 'de votte vie ; et qtfe'^ comitie un arbre plus d'une fois mort et déra- Anéi selon rèxptessiond*iiri' Apôtre, vous allez rester pour toujours stir le côté que vous tomberez : fixez dpnc dans' le devoir toutes les iigiiatidns' dé votre ame, aéh que fond'é et enraciné dans la charité Vous né sôyei plus un dé'te's^ ViotÂihes'ttfnpôreW; dont parle J. C, jjii hè dtoîent en lui qùe^bùrùn peu iîe témt)s ; él que vous Puissiez Uù jotir aller recevoir dans lé ciel la couronné, dti salut et de rimknoi'taïité promise à tê^ïX 4^1 auront persévéré jusqu'à la fin.

Ainsi soit'il^

PETIT NOMBRE DES ÉLUS. 5i3

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SERMON

POÛE.LE LUNDI

DE LA TROISIÈME SEMAINE DE CARÊME

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