II* DIMANCHE BE L'AVENT
-chfter «a tonftolation dan» »«!» propres fureon ! Quel état sttfmox «foe irelui d*line ame iusentée <|ae Dieu afiAi^«^ «t qui , pour se consoler , s'effi prend à Dieu même de son zÊ^idtion ; chercbe à soulager -ies' peines, en mnittpiiant ses offenses; ae livre au dérèglein en t pour oublier ées chagrins ; et se fait de la tristesse accablante dn crime , tine ressoiirce affreuse à la tristesse de ses afiSictions !
Tfon , M. F. , la Religion tonte seule peut consoler solidement nos xiialheurs. La pliilosopbie àrrétoit les pâlh^s, maift elle n*âdoucîssoit pas la douleur. Le monde endort les chagrins; mais il he les guérit pas, et au milieu de ses plaisirs insensés Taiguillon àecret 'dé îà tristesse demeuré toujours profondément enfontédabs lé cœur. t)ieu seul peut être le consolateur de nos peines ; et en faut-il d'autre à une ame fidèle '? Foibles créatures ! vous pouvez bien par de vains discours et par ce langage ordinaire de cofïipassion et de tendresse, vous faire entendre aux oreilles du corps, mais il n*est que le Dieu de tonte consolation , qui sache parler au cœur; eh vain j^ai vbulû chercher parmi vous (les adoucisSemens à Texcès de mes peines : j'ai aigri mes maux eh voulant les Soulager, et vos vaines consolations n*ont été pour moi que des amertutilés hodvëlles : £i qui consoiarelury et non inveni ^ Ps, 68 ; ai ).
Grand Dien I c'est à vos pieds désormais , que je veux répandre totiite f 'amertume de mou cœur; c'est avec vous seul que je veux oublier tous mes maux, toutes mes peines, toutes les créatures. Jus* qu'ici je me suis livré à des chagrins, et à des tristesses toutes buluaipes j mille fois j'ai souhaité que les prpjets insensés de mon cœur servissent de règle à votre sagesse ; je me suis égaré dans mes pensées ;^ mon esprit s'est formé mille songes flatteurs ; mon cœur aconru après ces vains fantômes ; )'ai désiré plus de naissance, plus de laveur, plus de fortune, plus de talens, plus de gloire, plus de santé; je me suis bercé dans ces idées d'uye félicité imaginaire* Insensé 1 comme si j'avois pu déranger, au gré de mes souhaits, l'ordre im^ jnuable de votre Providence I comme si j'avois été , ou plus sage on plus éclairé que vous, 6 mon Dieu , sur mes intérêts véritables l Je ne suis jamais entré dans les desseins éternels que yous ayiez sur moi ; je n'ai jamais regardé les amertumes de mon état, comme entrant dans l'ordre de ma prédestination éternelle ; et jusques aujourd'hui les créatures seules ont décidé de ma joie comme de mt^ cba^ grins : aussi , mes joies n'ont jamais été tranquilles , et mes clut* grint ont toujours été sans ressource. Af ais désormais , 6 mon Dien » vous a]J«z être mon unique consolateur ; et je chercherai dans lamédttatioi%de votre loi sainte , et dans ma soumission à vos ordres éter* nels, les consolations solidesque je n'ai jamais trouvées dans les créatures, et qui, en adoucissant ici-bas nos peines, noua en assitreiil en même temps la récompense immortelle» Aijui soit-il^
i*A conceWîôN de la sainte vierge. 7$
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SERMON