NOTICE SUR' MASSILLON
i>ienfaitear: peo^étre que oeiui-ci alloit céder aux instancei de ce imaibeureux, t^il ii^eût pris le parti de se retirer. I arrive bientôt chez son maître et trouve. le marchand auj )iièds:de MassiUon.. .. « Je vous dois la vie^ luidisoit-il^ je » vous dois plus encore, je voua dois Tfaonneur ; et il prenori
• la main de TEvéque et la mouilloit de ses larmes... » U. voulut parler dereconnoissance: « Jesuis assez payé, lui ditMassillon » donnez cette somme a vos créanciers, et dites-leur que j<
* suis caution pour le reste. »
. Faut-il s^étonner maintenant si lenomdeMassillon,aujour d^hui méme^ n'est prononcé qu'avec attendrissement par le; habitans de Clermorit : tout ce qui leur rappelle cet Évéquc «st cher à leur mémoire; ils montrent avec un respect religieux Tallée de marronniers où il aimoit â se promener, U Jardin où il se délassoit à cultiver des fleurs.
La mort de cet Evêque, arrivée le. 28 septembre 174^ fut une perte irréparable pour l'éloquence, la religion ei rhuraanité. Les pauvres le pleurèrent^ et ses ennemis même.' firent son éloge.
Quelque temps après ce fatal événement, un voyageur qui .passoit à Clermont, désira voir la maison de campagne 011 •ce Prélat passoit une (lartiede Tannée. Il s'adressa à un ancien Grand-Vicaire, qui depuis la mort de TEvêque n'avoit pa: «u la force de retourner à cette maison de campagne ^ où i nedevoitplus retrouver celui qui Thabitoit. LeGrand^Yicain consentit néanmoins à.sattsfaire. le désir du voyageur, maigre la douleur profonde ^u'il se préparoit , en allaât revoir cie< lieux si tristement chers à son souvenir.. Ils partirent en$eni< ble, et le Grand-Vicaire montra tout à Tétranger. Voilà ^ lui disoit*il, les larmes aux yeux, Tallée où ce digne Prélat si promenoit avec nous; voilà le berceau où il se reposoit en faisant quelques lectures. j*. Voilà le jardin qu'il cuitivoit de de ses propres mains... .lU entrèrent ensuite dans la maison et quand ils furent a frivés à la chambre où Massillon avoii rendu les derniers soupirs. •.••Voilà dit le Grand* Vicaire l'en droit où nous l'avons perdu. . ..et il s'évanouit en prononçani xermots^.-* L'Ecrivain ê^-qui- imh»s empruntons cette anecd^rt intéressante a raison de s écrier ici : la cendre de l'itus et de Marc-Aurèle eût envié un pareil hommage.
m^manm^m
'AVi