POUR LE QUAXRIÈMÈ DIMANCHE DE LAVENT
Sun LES DISPOSITIONS A LA COMMUNION.
Parafe Tian Domioi : reeUs &ci,te femîtas ejua.
Prépares la voie^iu Seigneur : rendez droits set sentiers, Loc , 3 ; 4, ^
IRE
Voila ce que TEglise ne Tcesse de nous répéter en ce saint temps pour nous disposer à la naissance de J.^. Préparez , dit-elle à tous ses enfans , prépare^ la yoie da Seigneur , qui descend du ciel pour visiter son peuple et pour le racheter; rendez droits ses sentiers; que les vallées soient remplies ; que les montagnes et les collines soient abaissées; que les chemins tortus devtîennent droits, et les raboteux unis. Ou pour dire la même chose sans figgre : Préparez-vous, nous dit- elle, à recueillir le fruit du grand Mystère que nous plions célébrer , par rabaissement 4u cœur , la douceur de la charité , la droiture de Tintentiixk , l'uniformité de la yie ; par le renoncement à votre propre sagesse et à votre propre justice , mortifiant la chair (t humiliant l 'esprit .
Qu'il me soit permis de von^ tenir le même langage à vous , Chrétiens M. F. , qui dans qette solennité viendrez vous pi^i^ifier dans les tribonauxde la pénitence, ^ouc donner à J. C. da4^ vos cœurs une nouvelle naissance , en le recevant à la table sacrée : Parate viam Domini : Préparez la V4)ie du Seigneur. L'actioii que vous allez iTaire * «st la plus sainte de la.religion , et la source des plus grandes grâces ; ne la faites donc pas sans y apporter tous lef soins et toutes les pré* cautions qu'elle exig^ ne vous exposez po^nt à perdre , par>votre '^ute , les avantage^ inestiçiaibles qui doivent vous en revenir : Pa-* ^ate viam DominL
La, communion doit faire naître J* C. dans nos cœors : mais quelle oifféreuGey auroit-il entre le Juste et le pécheur, entre celui qui disc^nie le corps du Seigneur , et celui qui traite sa chair sainte comme ^i^e viande commune) s'il oaissoit également dans le cœur de tous
îï!» tV* DIMANCHE ht L^aVÈNÏ.
ceux qui le reçoivent ? Ne vous y trompez pas , M. F. ; il y a manière de recevoir J. C* 9 qui nou« r^ad-sa présence inutile ; et à Dieu , qu*en le recevant de cette manière , nous nous privass seulement des grâces qui accompagnent une sainte communion ! > M, F. , si la communion ne l^it pas naître J. C. dans nos cœurs , l'y fait mourir; si elle kie nous rend point participans de son es et de ses grâces, elle est pour nous Tarrét de notre condamnât) ù elle n*est pas pour notre ame un fruit de vie, elle lest un frui mort : alternative terrible qui doit nous faire trembler, mais qu doit pas nous éloigner entièrement de la table sacrée. Le pain qi y distribue est la véritable nourriture de nos âmes , la force des fc le soutie)n des foibles, la consolation des affligés, le gage do la b hetireusé immortalité : combien seroit-il donc dangereux de s^en j ver ? Mais il le seroit infiniment davantage de le manger sans s'y 1 préparé. C'est pourquoi je vous le répète de nouveau avec l'Egli M^ T. CF.: Parafe viam Ûomini : Prépares Ift voie du Seignè disposez-vous de longue main à le recevoir ; banissez de vos cœ tout ce qui peut lui déplaire; instruisez-vous des dispositions q exige de ceux qui le reçoivent ; faites tous vos eflforts pour les acq rir ; point d'autre moyen de ne pas vous exposer a une commun indigne, et d'attirer J. C. dans vos âmes.
Matière importante qui demande toute votre attention. D'un c^ il s'agit de vous faire éviter un crime aussi affreux que la profana^ du corps et du sang adorable du Fils de Dieu; de l'autre , il est qi] lion de vous apprendre à recueillir de la communion toutes les gr2 qu'elle est capable de produire dans nos cœurs. Quelle^ sont d{ c<*s dispositions si essentielles pour communier dignement et a friyt ? je les réduis à quatre « qui feront le sujet et le partage d<
discours. Implorons', etc. ^ve , Maria,