‹ Œuvres de Massillon, ci-devant prêtre de l'ortoire, évêque de Clermont l'un des quarante de l'Académie FrançoiseChapitre 35 sur 131 · SECONDE REFLEXION · texte numérisé non relu

SECONDE REFLEXION

Js sais quenptre cœur nous échappe à hous-mÀines;'qoe VesprîC de l'homme ne connoit pas toujours ce qui se passe dans l'homme ; qne'les passions noas séduisent ^'fes exemples nous irâssurent , les préjogés'nottsentnitnent; que nos penchans décideîit toujours de nos lumières ; que le cœur a toujours raison ; que s'éprouver soimême, ce n'est souvent que s'^ermîr soi-même dans ses erreurs. 1>1 est rhobime , 6 mon Dieu , entre les mains de^es seules lumières ; sans cesse il prend le change, et toiit se farde et se métamorphose À ses yenx : il ne vons connott qu'à demi ; il ne se connoit qu'à peine : il ne voit peint clair dans tout ce qui Tenvironne; il prend les té' aièbres pour la lumière » il va d'égarement en égarement $ il ne sorf pas de ses erreurs quand il revient à luinnéme : il*n'est qjoe les lU' xttières de votre foi qui paissent redresser. ses jngemens, oavrir lei yenx de son ame , être la raison de son cœnr, kii apprendre à s* connottre, éclairer les mystères de l'amonr-propre, développer le artifices de ses passions, et en faire cet homme s^trttuel qui jnge d tout. C'est donc snr les règles de la foi » qu'il fant s'éprouver , M. F j les doctrioes^^humaines 1 leê^adoiieîsscmais de l'usage, les exempU

fte h iimhk<id»«>/no>*pfopgM ittiiiièM»^9oot de»' gnidés trèmpéiiirs; «t tijafluût il.in^MNTli^ de ne ptnkv-peàDÀT^^lé^^^n^e^ ^énis doute c'€st d9iisi9ieeD«iQiieiiti» oii li&sac9fi|%e<tfk ki jpf^edelàméptbe.'

tdéi c^cst

de son autel ,' que ceux , ou qui nWt pas spiiillé leurs i;êt,ejnc;n^f ou qui les ont lavés *dihs le sang de la pénitence. Et qui étes-yous, amè

▼ous pas traîné votre 4»sur suri 1^ Ix^ne d^e mille passioiU ? Vôtre ame n'est-^eUe pàl.anx yeux de.pieu^oe lisen'noirci dont.prarlè le Prophète » que . fies. faiKUnes ; impures K^t V dèn Vos premiers ans- , fié*trie, cçnsumé^'iel. qui W(^al/fMk qu'an restas hidéus de leur tîch U^nce? M*ét^s*'VOtt.s. pas ttml eQttTei[t:dJe':piaîtfs4iontease»? Paroit4l aor votre corps un seiU endroit qui ne}i6iriiiaéqué de quelques crimes? pùplaçeirea^eiisila chair de l'Agneau ? Quoi ^ elle repdierà survotre î#nguf {S. m^9 fiti^iv pure i- sur uniombeatt qui n'a îanftAi» eÀaPét^Ùè ]lapuf|n|e9ff*et<rinfeçtion$ cette chair imnteiée avec caurdedé^'^èttr^ sur rinst^um^f n): de vos vengeances f t devotre amertuâlé i cette élMt cnici4éev^iir.]te>.fi<ige.de»voasensftta(i2ëaiel dp> vos d^batieh^ ! Qtidii il descendra 4an9.MV0f(ive cœur !. Mais . y^ lr6uvera*t*il 'où répôsek^ SA tète ? ^'avezr>vpi^ -pas (ail de ce temple saint «ne caverne de bHgands? Quoi! v.ousl'â|llf^ jiaci^.panni tanj;dedceirsinipur$'j d^attéehétii%hir profanes, de projets d'ambition, de'mo«vB)p»èiisde«bâhl'éV dbji(I0^4 aie , d'orgueil ; c'est ayi. milieu de . tyus «çes; .niojps]tres » qi^e^firGUS Jui avez prépare ^ demeure! Ah! vous le,fivrez à .se^ ^nneiQi%9>iVCHte le mettez encore entre les mains de sesitonrreaiif •„. -r.* ^i •« f m^ 'm >

On a'esc éprouvé y«me dit-on; on s^enfcônféssé àîMîi^ que d^aî^^^ prodier. Ah I M; S'.vet de la même bottftfhe dont vou^^énër d%^Vô« ■tiff (VOS 'inâquitésvOus allez recevoirJ;'Cj!"etle ctêùi^ éh^rë^fUihi^nt de^miile 'péssieoeaàal'ékinteê , el quele Icttïdemain va ^îr rillûiner ^ ▼onsOMB venîrc»ffrlr votre présent à ratttel, etpartieipèraiirnijs* ftè^a saims l et 4%maginatioA-soiiilléé' teèPidëes toute'i' fi'âfcUés de ■eo^ eflMèakfue* voua «venee éà 'raomilér au pvétré , vous allez gOi(!dter kiii«mentdesBias:i:Qnoil'a!Û «ort^dtt tribunai, là Comnlunioa veue'tiéàbbli^i ^ péuitenoel vous^leilide «plàin-pie^ ûtf'criitié^ l'autel ! An lieu de répandre des larmes avec les pénitens , vous veùeif yfjWf cp9S|9ler^«¥eCile% JuaCAS l An lieudé vôuà aonmr cd'un pain de tribulatk|i|, 2f 9114 injures aAiestin deUeièmi Au libirdervoiia tenî»- Qompne l^j]nAJIi<MiA4Upq^te^dl]i*ftelnpl^» r^m appacv^has^témàrai-' jcameifi^t du $aUudes Sain^.l jm |»dniteal n'arrivoit àiitrefoiâà la uUe.daSf^g^aur^^^à taraweraJcteJuifi^fMt ehlâereard^horniHation ,, ià^ifi^ ,v4e|«i^fe^ d'Afiaiérit^ji ei.«»i^ftepiisifioit dans ies liirme^* dep9k)a.dra)fmrt«4anft les^exeixÂGet publkk^fojaé-dttoqplinerpémhlc : en deyeaoi$^himM»i)pmeeiii^UaeTeitoitplaa^râttyde'U

'4(^ çn9ii«*ps4^(iat:d««i»iiltt;tiàiaai^ à9 là pénAtpttée^ et â%» tDâccrftiiqi^/^qi v^tpcÂ^t dlB ib» /^i^tccv ^^ 11fiQ(dHurigti«4itûit4t pttia céleste qae l'hom^Qe pêcheur ne man^^eok alors qju'pj^a «on Tront. Et B^JGrqfTd^i ûtictëjx qu'avoir confesse se^ crixaê&^ cWt les «Voir pànik ; d\i*uiie iJbsdtution dursi^ppo^e u|i cœur contrit et Luutilité; te' cfée 'et 'lé donjftc'eitc-meme.; que toute Is( pacetjé qu*exigo far chair d'e f. C*'de ceftii qù? Ta reçoit, c'esl qu'il ait découvert la pourriture et fii^lectioYi de ses plaies, Commnniop$ii|,dj^ea^ M. F. : vous Maiigeî et vous biiVéz ^tre jugement*, pn a beau yous^assurerVrhoùiiâd');)eut-il yôus^ustifier , lorsquiî î^î^u, ^P^^ condamne ?

, , P^âillf ^r^ »j!*fs< tiii,-a»yo»e'pàp;' il faut être exempt de Tevaih pour fnjp^^9f^ pVy.dt^ htade Ibi^ cetf p^rsomum du nlôude qiie les circçffs^i^^l di'^AC' 9^Btftf éètevMâvcnt à ft^ap^i*0€her< de TEuchari|ti«bi qnt^y^ quitté. I« ^TaéHX le^ill es se pi^santant' 4 l'autel ? ^'y i^ortevUtçUen pKs^loatf slbs^^isâoni eacere vivantes' dans lears racine^?. Jugeihen pa^^lasirsàtèe»; Ofiseretreiive leméÉi^ àiz sortir d(e^.: l^if i^fiinef ne^iaoïltfifiitit éteint; reinpiredeltt>élftplé n'est 2H»i,a^ fûSoiUu la virafittéftodr'ieftplaisftrsn'^ftf p^intérinm^iée; la p^te p^pr.ll^ monde »*est pasinbina Irapide; la eupidivé'ii^a rien p^^dM.fH #çs droÂts. On ne /viâr pas plnt depréetftttionn'qa^ateparavf^q^qoQtK^ If!» périls éproavét^) le» conmercéa recennttieneent ; les a^trélkif^n^ le renouent ; les passions se réveillent; ^^ ^^ même tiri^n,, 9tjoiLn*fif par-dessus san premier état, qai5'ltt'|yn'^nation de fÇj>t lSf49Ulii9UQ myatère. D'oà vient cela ? C'est que^e «eonfesser simpllllAf9ir.> j[|)'a$ti point s'épro«iver. . ,.:...,

* DepHiéi ë*est la viande ^ei forts. tJne aine fôî^lé ', çHancelante , Sktal afle#É»ie : qui toameâ tout'vérit : qui plie au premief obstacle 1 qm se brise au premier écueif; qn^ échappe a toute heure a la grâce; quia, ngeloi^e e^ipérienee d^M fragilité^ qui n'app^wtie jamais à rài^t^Lqi^e4cs^ptoineases€eA(;foifviQli^etfi» qu^e des sèdaibilîtés de dévqtiAUff.^qiifSjlè premier. ptainifiitof^e; qni.depaîsia^.pxemters nn9ij^.'dan3,l^^mmfroe4^^^ a

toi^iour^ v4irSnçç^^r le^ wsi^A a« r«p^ntîr/ ei las-saoffeaMtts aux reçhu(ea: ^np ame de ce <viinicl^(ties|-aéiiaaàmefèrta 2 oa doit-elle • pf)s y^|F9l9.Tei:a.çro|^r««» fe loflififir y V-^eraer/dimsvla. duunté? A pçine^^;i;étfi|)t fie aQHti^|4i|)lplai;Cy doibrcUeiiUFiraidéimBtnt sftchar* Cer d;«n^ vifAde ¥^^^ qj^iinfi.mpi drsowrnfmfo j^n^à' l'homme

. . Jkf^ «Micqné dana laLoi/qiMhsl ia viclimé qa^M ^tcfftok a^knmoto^étoit 4Mse dans un vaissëaé de tdrfV, ^ '^^^^^^ sët^ièbrisé aitii-fo?<Aam^;>mais>pw^4'il.étoit^d'n^^

(4*eiri4.&; a8 }. Ces ciffoadttaâiiest, ittarcpiëés aveè tèm de «oIéé , sesookAtnêUeicdignes de l'Ëspaii^ainr,"^ elliift'We tttnteâièkîit des ioslrnsUcms 0t des.m3Wière9ic:? IFnta aàttèfragifâ» qbâ ^^«^[^i'ia victime vérkahle,Mr|eissembte^tNette<pffaà MM '(ttkis«a«ée'^eiM'qhi^a%rise, yoiir ainsi ékiar etqUi<»imatîi^ttt«irkr'lat vMéttt^ «Nsè-i^ sa^^ré ?

DISPOSITieNS X lA OOlfMtJNIOir. iff Mi Ken qoVmo am^ iwli^eceniiBei'iûf^mVy pois^«« y pgsf^iieiiilw légèsM sottiUiires, et «a dcfvienl plii^ IpfU^l^iioa! brilUntiey jQ»'âx3rm-' t-jils J^dkm J. C. , lofupàe Ton jnot^v th( nonvreiw dunji 4ft- WHê*;- 9^mm. viçu^ ^«a^s^ N« ^ rompentrijs |^!| ? le tîa a'elt'H fil» p«^<iAf épanché «.lb|ili^ii«{iie<la? Qi^elle ^ ^Uefev^Miil) ? Yqm nMtt#»^)« viafinjatîqoe^ ^e.via q^^L enfante le« yïefgiB$^ ce Tin 4ûfilt 4a Ibrée jette les aaies^che^teif 4aiia un^ sainte ^▼iVBfte) voue le «leUéifr^aoa un oeeiir usé, que des |>aa#ioB8 envimlliea'Ont alfoîblLAh'I je neadîa poÂQt aurpris « s'il n*ea Mat pas soutenir la forée , si le sang de J • Kk m aaçiroU a*y ai:^tar » si. à la première c^eesion voos le répandes ^ le foulez aox piedf ; il lalloit y acoon^naE^r vf^ÇKt eœor pe« à peo« le préj>arer par 1% r<|r«i^4 p«r la prièviai»: fér I à fnite âea «oeaaioiis;^ par dut victoires journalières fur Vpos^ntéssfa;}' et pagp iMis iMignea et aages ^ea^vei* Je ftittHi^kf et Jkaandre eapaWe de Maeioic^.. CL.

C^ést la Paque des Œr^tiens: or l". t!. lie cÀè):^e sa l'âque qi;i*|iTe^ ses Disciples : dum dUcwuJlis' rheh jfaciç t^ascba ^Kcttth» s6y l9% Or, qu'est-ce qtt'étre^$jpn,'4isciplè?/C^ renoncer soi-même^

portef/sa croix, lé i»aivi:é.:£tes*vooa vos.' â^iîrij.jpa-

tièAtrdahs vos amictioqs } iàardi^Z'^TO]a$ si^r )és. tracés, qiié J« C^ voas a frayées? £tre^^ à^lsciple/cj^en ^Vm^F l^^^ un* la* autres J; et comt>ieft de fois êtes- vous venu manger ç^pfiili ^^inipn; çoifiiiiku de fois vous éfes-vôùs présenté à ce festin de charité , portadt dans lecqevr'im fie^seclft^*1l^âM0rMrln« 'i^fl^^^ QiûfMAi(gia de

feiaét«9*TOtn veiiu df|Mr»^^«Mre prétfeniràl*aikCtff;' tatta t^Ml étt9 ré^concilié avec'lui'f' ■ •«'^''»}« • ••*'• •''<•-• .. . .'-r.i .i

£nfiîi, c^éstunt>i:éiïii^ùr, que iejf isTfë'sVônl sdnilf^s dévanjt lui; si saint , qu^après là idhûtedérAngé^UialfuVquélééiél^^^^^ làt , que les abfmé^ s'oùViissént, et qu'il in)t un chaos éièfikH entre le péché et loi'; $i jalôiii , qu^uiiaeul désïr étranger fé blétfsë. AiinSil

5 pencua

! parle 1

présenc4 h C; et le chan^éil itiit^ propre' subétahce; fai^i lorsqu'il sérk entré

sa présetiéè ? 11 ira dfArord à'tÂf naissance et aut prlnd^es dé vm 4g^ remeoa ; il examinera ei la source en est tarie, ou le cours seofeinehi suspendu; il va«60qM^ièaIéoitt tncttiH \tà èioOittlBons dominantea de mon ame, quel est le poids qui fait encore pencher le cœut : hélas4pMn«rt^'dif cf »<HM»f aÉtneiwiaipfsqniaflâtg» àm^ kt fliiaàpou de Zachéa: Ax^mwA*^^^* aalut e»ftaiâEaTédaa»aici*«Mts«(i*Slii»jîi i«f(aa«i fle).hotma.M deeÉtiêpltes»»isii€a«kJiaM[|n^tD*oceiiae) d^ eettaïaMpiitpr^jqn^îevMaide détatlaë«taJt>piÉdà4hiPfétra| dacetta idattcriii^4flaiABbaiMM'qnâi»fr jetAi^dallà âar.gunAnnjuiiati^de eena faiv^l^doJe«nq^i^iiiC'4«ta aaal4, à^neàaflalieai à-atolf aélàt;*de cetMAfHBoar iaéfde éf fibaheaseqBe 1» piinl*16|^a déntmdiétiow enfliuMMi deîMlle vaiti^ ifÀme^ùmiKkjBtmg oàmee aaailTCa»'a»

H^b 'IV* DIMAÏ^CHE Dît 1L<ÀVÈ»T;'»

^oiefft*Iâiéi»é; de cette leiivié <]Qi m*a totijôiirs fliit'fc^ardetr aTee^ef ^was^jalttiir, la répàeation oûia' prospérité de Aies égaux ; de 'cet air mf €t^cètis«tir qui jogè'de'totitet ne se juge jailiaia %oi-ttiéflre; de «cdt'ttsçendaiit de mollesse, de volapté, diminortifielitioii y qui' fait ')oomitie*tDOti- fonds et MMHir'étre propre ?iX.*aveii'lple jeVielis de faire ^'liiesfdiblèsses aa 'Ministre de J. C. , les a*t41 déracinées de'inon noteitr ?• Boist-je unenoaveUe'créature ? Il n'y a qpSisA homnieTessus* «ité qni'putsae aspirer à ce pain céleste dont je vais me nourrit : le 6tii9-je-à TM yens ^ 6 mbn Diéa! ne po)rlld>îe paS le nom décrivant ^ant^eneore mort en efl^t'Me -fort armé encrant âëûs .mon àiht la poëvédera-t-ilen paii; 4?Cfi;*y trouvera -C-ilpiE(s sé^t esprits immondes 4|ai l'an obaMerontPEtiâinei^-iiaiQd, Seignénr, ^rtiesonlfivezpas'que ''veCTs^Glirât', qurvotrtfSmt descende* dans la corruption. Voilà, JiI.»ï';îVOonme U fâvt f^éproiiiMr. Le Seigneni^ aTeirdtffenâa antrefois .aux Juifi^ d'offrir du mi^ et du levain dai)s Içs sacrifices : voyez V.èd'api^^bclunt de ràutër/vjms Â'y portez' pas Iç levain de vos terinies et \h miel de Ta ;]^blupté'|^ c'est-à-dire, et çé goût du monde et du 'j^lâi^ii^;^ ht ce caractère mou et sensuel', eiinémi de La croix , ihallifd>^ avéè le saint, l^'apprôicliez pas, sji' vous né vous sentez, pas "Tàiisét puîf ;''cette cVâir sainte V dit le Propjièlé ,' ne vous ôteroit point Votré'màlice; elle en *iijoùferoit'ùiieh6iivé1Té; vôtre religion seroit ^aîne, votre culte idolâtré , vpti^ç sacrifice un sàcrilëge.

Epronvez-voas dofie ypii|flHiiitoe;.flt ^vèsfcelft;»angez:âe'cepain céle#tet>M(Mail |i*^,fs^aiip»%<}fim«tt]^p ait'simlple discernement et à l*épreuve. Jusques-là vous n'avez fait qu'éloignérrlesobsliades y

ïnais rvou^.nlave^ pas mi^ Ies,dernièr€|S.ç|^P9>^:^^Sr''^!'H^' avez retranché ^out ce qui pouvoît bannir J. C. ,d^e j^otr^ aj^^ç , vpus . Q^avez^ ]pas acquis ce qui pou voit Fatt^rer ; vous aye^ pris ,4^^ ijne^.ures pour ne point le recevoir indignement ,' vous n'en avez;poin| pris- pour le recevoir avec fruit : il ne suffit pas d*étre ^^qap^ de crime ^ il faut <ètré revêtu de justice et .dé sainteté ^ c'est i)eù idfjÇ i^eje.ppint trahi i avec Judas , 'il faut raimer avec les au très,, pif çijtlçj^f. c'est pfu^ er nn mot , de n'être plus profane, mondairi^ vpluptuiçiiX;, mpu.î fier . vindicàlif , attaché • il faut être grave, doux ,'^uiiu(^, terme* ctiaste fidèle , .cl^rétien. Toutes les fois qu^ Vou{i jterê^ cec^^ faites rle^en mé anoire de moi' : c^est la troisième disposition iÇQimniinler ea.méiiLoir* de J. Ç«

^-. ï.^.' . înVitOJlSIBMiE-'-R'É'PLifiXiOiWo- :• •-

Qo*n«i>c« ^etMDiÉiiuricriteHiémoîfr 46^^904 f* «'eiit en )^lreini c llem**M«.iv^'MCrai»&e»«oi*-tiéniétotit:ot t^fifir'eé^M»diifts te «œu de^ J. €;, .d«nftifiaaiilèrtiokiiâ«<oeS«ceètn»nt'a4eraftile; J*àè désir Atdemnent, disois^iiiiiK'featDÎBrtples, 'de!«UNrg«r'oeiie Pàqti^'aTe ^mis t'IUrnÛteo éenaeraiékoe\Pw!ÊiÂ(»mànamimm'y0M {JLui

^%y î&)^ Ilsoi^ivoit à{Rrée>ee^i|iôttieatf hearetniç 'fl^^ne^fe p^rdoi paédéiv«f; tl^seeeiiÉïki^dtt&s^iMisoaTeaiiDV de t6«t.è»les*a>iieirtunic 4t SB'iNistioa : jimg^ttampàtim! :{ëriéi)^ Que To«toît»U vsomM: ap

DISPOSITIONS A LA. COMMUNION. i«

^ïVèndre par-là, M. F.? Ah ! c'est qu*ît font apporter à celte table diVinle un cœui* embrasé, pénétré, cbusumé; nn cc&ur impatient, empressé, avide; nne faim et nne scfif de J. C; un gdùt réveillé par ràmààir; eit'tîn mot, de que j*ai appelé une foi ardente- qui noius fksieâîraer. Ce; pain , dit iin Père, ' demande un cœur affbmé : Inte^ riohk horhiriis (fucerit esuriem. Ab î'Seigpaeur, dit alors l'àitfe fidèle aVeè saint Augustin , (S. Atig^, m èônf,L i ; ^,5). eh !* qui me donnera t]ùe voru's Teniez dans mon cœur pour en prendre possession ; péUren remplir tout le TÎde ; poury régner seuF;pour y demeurer avec tfioi jlisques à' faf consommation des sied es; pour m'y tenir lieu de tout*; pour y^aire mes plus chastes' délices ; pour y répandre mille secrétesT conéôlâtîons ; pour le rassasier, l'enivrer^ me faire oublier mëé^ibàlheiirs; mes inquiétudes ; mes vains plaisirs, tous tes hommes, rànivèrs entier,' et me laisser tout à Voils,;}omr de votre présence, de Vos entretien'^, dés douceurs que Votis préparez à ceux qui vous aitteYxf ? Peut' être, Seigneur, la maison démon àmèn''est pas* encore a^ftë^arée pbur vous tecevoir;''mais 'venez- en fi&ire 'v^us^iki^tt t0ttt'l*orAeinént. Peut-être y apercevez -vdus des souillures'qùi vou* eit^hiignent ; mais vous les purifierez par votre divin attoudhenient* Peni-èirey déëûiitrez-vôus ehédre dés eùheniîs tnvîsibtes j mjds^^éteè^ rùti» ï>a5 le fort arhté P votive seule présence Icii dissipera, et tout sera en pal^ quand tihë fois vous vous en serez mis en pos^ssion . Peut-être a-t-elle des ridés qui r.ènlaidissent ^ in«rs vous renouvelerèz «s» jetHnessé, cdmme celle 'deTaigle. Pctrt- être est- elle encore 'fiétrie' deè taches de ses anciennes infidélités ; mais vôtre sang achève'rà dé léà effacer. Venez, Seigneur, et ne tarder pas; tous les'bief^S-inVfrivéi'ônt âveb voiisrm^prisé , pci%écufé, affltg^V dépouillév calbrtiiîé , je né côtnpterdi i^lus nies malheurs pour rien ,' du môméioft ((ue'vôuft

vdui^'étes d<m^;' Tels sont les désirs qni dîÂvent nous x^d^ire à rtfoléU " ; '•■'' ;•■■ ' •■. • r-. :••*•— ;

' Mais, hél^s î lès uns y apportent un dégnût et une répn^ance crithiff elle ; il leut'faWt des occasrons pwur les y déterminer j d'euxnéme^ ils ne s'en ^viSëtôîfènt jamais. -Mais / qtiè dis je, des occasions ,* ilfatit des foù'dves érdeSanathémes^il'ifdttt que rEglisè totiné, foti« éMe. Bdn Bféû ? qûélà liédetfr deèChlréf^ehs ait réduit vdt^ Eglise è1è#r fiilrè uiiè lol'*déîa "jpàrtlèîpatîori â*Vt)tré trorpsfet à votre sting ! qu'iFàît -fallu 'dëé peines et des menaces pour les conduire àl'autel, ctlissbbliger^dès^àssebir^ votre'table Iquetotfte la félicité du Chrétien sur ta terre soit dei^énue pour lui tin précepte pénible ! que le prîtllége le ptùs ^Ori^eul dotat vous'pnîasiez favoriseries hommes , adit p6Ur eux une gène et uiie eontraintle ^' Ah ! Seigneur , ^ûand ▼ottS'donn&tes à votre-EgUse le pouiHyii? de lier, vbus attendieîR-'V<iû$ qv^efle en é^ flifre eét tisage? et son ^utorité êtoit-^le destinée ^ tmtoer ses enfetis à l'autel ^ ou à eil'sépârèf ses eimemis'?- Les autres C0 approcheât avec on coeur pesant l'izn goûtémousséy nne ame

129 IV* DIMAHCne DE VAYt^T*-

tputfB de glace; gens qui vivent dans le commerce -de» plaisirs et des' Sacremens » qui participent à la table de Satan et a c^le de J. C.% qui ont des jours marqués pour le SeigneuT, e& des j6iirs destinés au siècle : gens à qui une communion ne CQÙte qu'une jonmée de gène et de réserve ; qui ce jour-là ne jouent pas » jne.vpi^it pas» u^é- ' talent paSf ne médisent pas> ne s'assemblent pas. V^^U ce régime ne va pas plus loUi : t^oute la dévotion finit avec la solc^oité;. c'est une action de cérémonie; on est content de soi*inéme^ spf^.4 cette courte siUspension; onrentre tranquillement dans ses preinières voies^ car.c'étoit un article dont on é toit convenu avec sfM-méme; on vit uniment dans ce tranquille mélange de sain tet de prola^ie : |le& Sacremens nous calment sur les plaisirs ; les plaisirs pour être plas tranquilles (}u côté de la cqnsçîe^çe, nous conduisent aux SapremeDs; et Ton est à demi^-boi^ pour ètfie mondain saÎQS serapiile« JUnsi on porte à Tautel un goût aiXa^f JP!^>^ ^^ amusemens et le* joii^ iki siècle, parllembarras des affaires ^ par le tumulte des .paasipna^ on ne ui^t pa^ les 49]iKCurs ineffaï^les-de. cette viande céleste;, on retrou^ jus qu'au pi^ du; trône 4^ la grâce» les images des pjaUirs dopt on vieni de sortir : des ^intérêts qui nous ficcupent, des .projeta qui xiQus. embarrassent 9 des. idées qui nous arradvent de Tautel pour nofis,r-^^^$l^i^ 4&i>* .1^ B^^^^c.r font s.ur leccçur de^ j'ippres^ions bien plus vives ^ue la présence de J. C. M^is ,• n'esl^ce pas ^ S^Itgneur, V contre ces Chrétiens monstrueux , q|ie votre Prophète indigna; ^.Vjous.disoit autrefois: JÀ J Seignemr , que votre tft1>le leur devienne unpié^e, une pumdori, une pierre à^ achoppement et de seaada/eiPsm 601 ;à3").. .....

' £1;^ aecpndlieu, communier en m4moire de J. Ç.^ c'çst voploir ^éveiller par la présence de ce gage sacré tout ce que so|i souvenir pei;il.fair€» d*impression sur un çceur qui.raime. .L*absençe ralentit les liaisons 1^ plus vives : J, CU pr^voyoit bien que montant dans le ciel,, se^ Disciples in&^siblement oubÙeroient s^es b^^^ita et «e& (divine j^str^tions. jSélas» l Mojse ne reste que quarante Joura sur )a montagne f et déjà les Israélites ne se souviennent plus desf^ro^ dig^s* qu'il avpit opérés pour les délivrer derj^ypte. Qa*cst devenu ce Bfoise, a'cntre4ÛsQient->ils? Faisons-nous des dieusc^i nous préi cèdent; >et(qtti nous défendent contre nos ennemis.- J, Ç, , "pç^v par ex à ces i^Bh^onstanceadm^^œur humain, voulut en<m$miant dans la céi lesta Sioiiy/ »ooa laîssér. ua-gagç de. sa présence ;: e^st^ qpt'il Teuj que noiift vemonsnoiu coi^iole|tde soa.abaeno&.senaibley <f:.'^t là. qu< poiis devons cetrouvier un sjouvenir jdna Vif de. ses jp^^rv^eUiea , d< sa dpct|?ine,- de ses.bieniiaits^ de sa divine l^erâoi^ie^e'eva' là qu^ sous àea signes^mysténeaxy nqos venons lief QÎr naissant àftalliléein élevé à Naaareth , conversant avec les hommes et par^sonrant lea ville de la Judée ; faisant des signes et. des prodiges que nul autre avan lut n'avoit jamais faitSy appelant à. sa suite des Disciples- groaaier pour en Êiire les. maîtres du monde; confondant l'hypoeiâsie ûe ^pharisiens, annonçant la salut aux hommes, laissant par-toi&t de traces de sa puissance ei de sa bonté ; entrant en tripnqihe k Jérusa

DiarposiTLOfiTs a la communion. t%%

lem, condoit snr k Caliiftire; espirant sur une croix , vainq««9r de 1» mort' et de Yeaitt-^ «lenant êxac lui dans ie ciel ceux qui étoôeoi: ceptifa, eomme les tropkée»4« sa vietoîre» et .fomaiK ea^ke êtm, -Egiicepar Felfuaîoiidc eon eëprtc et Tabondeoeede^e» don» ^.«11.1111 •aet , iMMia k^y retmuvoat daae tena sea myatèreti. . .

you8>nviez, 4»^ iaînt phrysostôme, lesottd*àneliémorr6tsseqm toùclie sesT^eniens,, d'une j>écliercsse qtfi atrosé ses pieds de sea Iarm.es , des femmes de Galilée qui eurent le bonheur de le suivre et de lé servir dans les coiirses de son ministère, de^es Disciples avec qui il jçonycrsovt familièrement , àts peuples de' ce téraps-là qui ên-> ten^irieot les, paroles de grâce et de sàlut qui sortotent de sa bou^ che; vous appelez heureux ceux qui le virent; Bien des Prophètes et des Roip Tont souilîalté en vain : hiàis'vt>us., M. F. , venez à l'autel, vous le verrez 1 vous le toiicHerez^'vpùs lui donnerez un saint baiser,' vous Varrosërez^dë vos' larmes , et vfafs entrailles mêmes le porteront comme ççlle^s de. Marié* Hélas î nos pères alfoient dans unB terre sainte y adbrer'Iès f racés de. ses ptedi, et les Tieuk qu'ff avoit

poa faire

^BC^assasièr un peuple aîfainé; ici, O.âêfendolt à ses Discl|)les de irJBTaescendrë le .fei; du çîcl sur une vitlc crFmîrfellé; ici il s'abaissoit jusqu'à ifonverscr^vefc. iuic femme dé Sa^^ ici i! souffroit les en£an$ autour dé lui, eé htâmoit ceux qtif voûYofent les éloigner; ici il rèndoit U vue aux aveugles , il rédféssèït teé boîleu^ , il délivroit les possédés ,\îl faisoît parler le^ inuéts et ûfiïr les sourds.' A ces paroles nos pères se sentoient saisiâ d'une joie sainte ; ils versoient sur cette terre heureuse des larmes detendresse et de religion: ce spectacle, ces ^ma^jés leur rapprochoient lé temps, lès actions, les mystères de Ji C, rallumoient leur ardeu^, consoloient leur foi : les pécheurs 7 trouvôîent une douce confiance , les foibles une nouvelle force, les Justes de nouveaux désirs.'

Ahl Choétiensf iioBtxIliVstpesnécesÉatrsde ttaverser les mers; le sslttt est pnNSiM dsiwtts.,. la pai#le qoâiuws vatts^préclioiia sera, si TMis foiilts,'aBt)Ttttoe'lioàche efc datts voire çcmv ; oavscsi i^ jtax dé-Ia^lm, itifatidesisnref Mitels 9, c^ nesosi pe$ des lM|s>eon« sBeftfs«niti«Msi^pnreBf»éieBO0ive^cst /«CLliMBénse^ appvedMs cr méiMfiMrdIs !«<$ veœs insellvieér toot ee que ^otte ootor f: jenais senti de tcadre 9 de tooduiBl, de vil pour ce dreitt S^uKvear* Q«e le souvebûrdeM deactiir qviaelmperflMtsett pae 4e briser un roseea déjà eassé , et d'éteindre une knpe enoore fumante , calme vm emponemens et ima-impelianoBS : spe lesoisTeoir de ses travanx et de sa vie péniMe v(Oii»ooBiMids'saB votre moMesse; ^e.le souvenir de sa modestie et àe son hnmilité qui lut fiitsoit pteadie la ibite Jorsqu'on vonklt le Hiive Roi î «fons guérisse de vos ^nnités r d« vos ppa^ jets, d» Tosjprécenlîens^frttoles; ^qne Je sonvcolr:di^ son îaftne de

'qtiât'ante jours voiis détrompe sur tesÀussès j)diéoiis qm vm» por-

•¥èht ou à rompre le y^tre, oa à l'adDUcir; que lit sôavenir.de son

-sèie conlre les {i^ofatiateiirs du Temfde /.< irons ;ap|»reiiae avec quel

^^s^d ^t quelle k&itire frayeur vons^eves y «htrei?^ que le souvenir

delà simplicité et 4e la frugalité de «ses «tioBAn condamne ks vaines

«nperliuités ^et les ^encès des vôtlres ; que le souvenir de ses retraite»

et de ses prières vous avertisse de itiir-ie monde ^ de vous retirer

^quelquefois dans le secret .dç votre maison^ ^dépasser du moiiis quel-

. ques heures delà jôûrqéje dans la pratiqué Indispensable de là pifière ;

qAe:le^sopvfînii:4e sa tendresse et de isa' compassion pour un peuple

affamé y.. vous dôniie dfts 'f;n'trailles âé'cliaritQ pour les malheureux ;

qpele.sQuvenir.,d.^ se^sj^^ipts entretiens' vpus instruise à éonverser

ii^nocemment , sainement , utilement avec lès H'oàimes ; en tin mot ,

*quc le souvenir de toutes se^ vertus plus yiralcjrs ^ plu^ '))résent su

cœur « à Tesprit .fvous corrige de toutes, vos folbfésiès : vaîlà''cequ*oii

appelle commumer en mémoire de lui. --.. ;

Mais^pprter to^ijours a.ï^autel'les mêmes foiiiréssês ; mais ie fami

liarisèir pe telle. 5or*té aveç^la cha^r^é J. tî.^ qu'èïlc ne réveille plu

,fçfinqa» de s^enlimen^'nôuyèaux , et n^uaÇlàfssç 'toujours telsf que nou

^pmmes ; niais se.^ioiiffi^d^ûne viande éi ne poînk croître ; mai

^*a pprpçlieir souy iE^ t .4é /çe Uç^foàniàis^^

.lerv'otre tiédeur: mais se présenter a vec dès ifàdtés'cent fbÎA itetè^té^ et encore chères* avec des habitudes d'impêi^recïfiàYf, quîVtTuoiqd Jegeres ea elles-mêmes , ne le sont plus pourtant par i atta:cneiti6i; .et la pente qui nous les Vçnd inévitables «' et par. la cîrcbnktànte d da.crement qu on se met endanger de. profaner ; maisfairé professio de piété > d'éloignefnent du monde, être presgtiêtoui' lès iùurs dar le commerce des -choses saintes, et s'être fait comme un p.oint ii.^ ,dfi vertu au-delà duquel on ne va jamais^ se traineir toujoùtli àtttoii ^ès.mémes confessions et des mêmes chutes , et hjêtre pas pltisTavanc après dix années d'exercice de piété qu'on i'étoî^t' d'abord ', avoî inéine fait quelques pas en arrière et rèfâché de sa preinîèré ferveui mais sans cesse user de ce remède divine éthé^'ent^r rien de' phan£ à ses maux ; mais entasser Sacrement'sùf Sacrement, 'si je Fdse dir^ ^*ne: jaÎAais vidcv ^soli trcecfK' pouriairef^aiée a -oetteiFiaiidfe célèsK nMris «xiutfrîr 46»^«irvi«ry^din-ant«i04ités,<'ée5réélieatosesv^«i'atti 'CHeiaeiisi secretsy unltfottéKi'immdptifiàatnAïf dcR4<ésitftvi(le;plairi •tle'paroîere, 'de<pa»«eoîr;» »mab ae p«sinefttn!.d%Ed>itiide.tdiian8 s •ealwtieoft, des^i9eicHiliéâ<r <des dskeomi^iiètnjvmsijaliiHÎiy'idm .^pa; «chemen» tout m^tidamS)^ dtsdnutiàités^ttinBreiktf^'dçsjfeatinMtiSi ta profanes, des aivsr-vâbaaebpiqiuans-ydevdéioatsiliuiUcaaftiii'la si 'oéf tté, des déguisèmcifs qui faaiilMMrisectiff|pettlaaieosoii#8 $« .des i i •patiences et des éelats; mass*coltiver4e8fli«sûBS'qiie>la>piélé.tK>u> 'peut-être, et q<ie.le penchant' tovtaettl^assorkttletaoïi^ieiits xn.s ^resur sa gloire , ;8urée8iiméréts.^.0u# tM)fdniîta>. d*Mftv.jfilou] outréei; mais se sentir révolté :aù pluïiléipes iiMfvié'^'^td^^^^ouvc ^Kg^rarun sienl gesl«4là8oblîgeant ; msi»^tffeld*iifAe aCtditiQSMiniiii jbrm«i9iéney <iriiaiiYJiiie;|^arape simple iitaai«d«ft(#s*9^r«clM»rc;h€

DISPOSITIONS., A LÀ COJMTMiUNION. laS

«Hoblr i^e -qui convient «y^q plo$ de soin peut-étrc'qu'une ame inon-^ daine, et là-d.essus Tiyre clu.pf|in des A.nges : p mou Dieu! ep. voilji. plus qtt'il ne &ut pour ujpu» f^ire trembleh , , \ / ^

M aia est-ce manger et pain indigneaiciit que dé le manger vféci tant defbîblesses et d'imperfections? Ëhl- qui lésait. Seigneur, quei ▼ous-méîné ? Tout ce que nous savons , e'est que ce n'est pasoopnma^ nier en 'mémoire de tous ; o^est qu'il j aura des 'justices au grandi jour qui Croîtront comme un linge souilliéà tob yenx ; c'est que plu*, sieurs de ceux qui.arroient même proj^étisé en votre nom , seront: rejetés ; e'est que tout est à craindre dans eet état. Pierre n*est admia à votre cène qu'après que vous lui avez lavé les pieds ; et cependant Vous nous assurez qu'il étoit tout pur. MagdelaiuiC est éloignée, eti vous lui défendez ^de vous approcher au s<^ir du tombeau * parcequ^nn goÀt encore trop- sensible étoit le prindpe de sou eB^tres-»* sèment ; et cependant 'dile avoit beaucoup aimé ; -et lavé vos pieds, sacrés et* ses péchés de ses larmes. £t nous , Seigneur^ pleins de ni*, sères , vides de fruits sincèves de pénitence <, tout pétris de mollessu et de sensualités , tièdes et sans goût , immuables dans un certaîa état de piété languissante et impaÀite , pluà soutenue par Thabitudo . et par lies* engagemens d'une profession sainte, que par votre grâce* et une fei vive et soliAe ; hélas:! nous faisons de votre corps notre nourriture ordinaire. Quels abimes. Seigneur! quelle suite de crijrnea peut-être* qu'on ignore, dont on ne se repent point, qu'on multiplie à l'infini, qui sont comme le germe sur lequel on ente ensuite mille, nouvelles profanations ! Qneis^abimes, encore une fois! et que votre lumière nous manifestera au grand jour de terribles secrets I Que^ suîs'je à vos yeux , 6 mort Dieu ? je ne puis ni voua déplaire , ai. vous plaire k demi ^ ma condition ne souffre point ces états mitoyena de vertu qui tiennent coinme un milieu entre Tinnooence et leccime; si je ne «uis pas un saint ', je suis un monstre; si je ne suis pas un vase d'honneur, je suis uii vase d*ignominie ; si je ne suis pas un ange de lumière, il n'y a point à balancer, je suis nu ange de té* nèbres; et si je ne suis pas- un temple vivant de votre esprit, il faut que j'en sois le profanateur. Bon Dieu I quels puissans motifs de vigir lance, d'attention sur moi«*méme, de circonspection, de frayeur en approchant de vos autels; d'humilité, de larmes, de componction, /m attendant la manifestation de vos jugemens adorables ! Mais ce n'est pas encore assez de coiinnunier en mémoire de J. C. , M. F. ; et pour nous retracer lé souvenir de sa vie, il faut encore ,. et c'est la dernière disposition, rappeler le souvenir de sa mort, et l'annoncer toutes les fois que l'on mange son corps et que l'on boit son sang ; et c'est ce que j'appelle une foi généreuse qui nous fasse imr noier.

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