PREMIERE PARTIE
L'UiriYEES entier est un temple que Dien remplit de sa gloire et de sa présence. Quelque part que i#us soyons, dit l'Apôtre, il est toujours près de nous; nous vivons en lui, nous agissons en lui, nous sommes en lui. Si nous nous élevons dans les cieuz , il y est ; si nous creusons dans les abîmes , nous l'y trouverons ; si nous montons sur les ailes des vents, et que nous traversions les mers, c'est- sa main qui nous guide, et il est le Dieu des Iles éloignées où l'on ne le connoit pas, comme des royaumes et des régions qui l'invoquent. .
Cependant les hommes lui ont consacré dans tous les temps des lieux qu'il a honorés d'une présence spéciale. Les patriarches lui dressèrent des autels en certains endroits où il leur a voit apparu. Les Israélites dans le désert regardèrent le Tabernacle comme le lieu où résidoit sans cesse sa gloire et sa présence ; et arrivés ensuite à Jérusalem , ils ne l'invoquèrent plus avec la solcmnité des encensemens et des victimes , que dans le Temple auguste que Salomon lui fit depuis élever. Ce fut le premier Tempte que les hommes consacrèrent au Dieu véritable ; c'étoit le lieu le plus saint de l'Univers , Tunique où il fût permis d'offrir au Seigneur dfs dons et des sa cri • fices. De tons les endroits de la terre , les Israélites étoient obligés d^y venir adorer : captifs dans des royaumes étrangers , ils tournoient sans cesse vers le lieu saint leurs regards , leurs vœux et leurs hommages. Au milieu de Babvlone , Jérusalem et son Temple étoient toujours la source de leur joie , de leurs regrets , et l'objet de leur éulte et de leurs prières , et Daniel aima mieux s'exposer à la fureur des lions , que de manquer a ce devoir de piété , et se priver de cette consolation. Souvent même Jérusalem a voit vu des princes infidèles , attirés par la sainteté et la.réputation de sonTem^ pie, venir rendre des hommages à un Dieu qu'ils ne connoissoient' pas; et Alexandre lai-même , frappé de la najesté d^ ce. lieu et de .Tauguste gravité de aoa vénérable pontife ^ se sonvim qu'il étoit
5o2 MARDI DE LA T* SEMAIIVE.
liommé, et baissa sa tête orgueilleuse devant le Dieu des armées
qu^on y adoroit.
A la naissance de TEvangtle, les maîs9n9 des Fidèles furent d'abord des églises domestiques. La cruauté des tyrans obligeoit ces premiers disciples de la foi à chercher des lieux- obscurs et cachés , pour se dérober à la fureur des persécutions , y célébrer les saints mystères, et invoquer le nom du Seigneur. La majesté des cérémo« nies n'entra dans TEglise qu'avec celle des Césars ; la religion eut ses David et ses Salomon , qui rougirent d'habiter des palais superbes , lançais que le Seigneur n'avoit pas où reposer sa tête : de somptueux édifices s'élevèrent peu à peu dans nos villes. Le Dieu an ciel et de la teire rentra , si je Tose dire , dans ses droits , et les temple» mêmes où le démon avoit été si long- temps invoqué , lui furent rendus comme à leur légitime niaitre , consacrés à son culte, et devinrent sa demeure.
Mais ce ne sont plus ici des Temples vides , semblables à celui de Jérusalem, où tout sepassoit en ombreet en figure. Le Seigneur habi toit encore alors dans les cieux , dit le Prophète, et son trône étoit encore au-dessus des nuées ; mais depuk qu'il a daigné paroitre sur la terre, converser avec les hommes, et nous laisser dans les bénédictions mystiques , le gage réel de son corps et de son satig , réellement eantenus sous^ces signes sacrés, l'autel du ciel u-a plus aucun avantage sur la nôtre. La victime que nous y immolons , c'est TAgneau de Dieu ; le pain auquel nous y participons , c'est la nourriture immortelle des anges et des esprits bienheureux ; le vin mystique que nous y buvons , es( ce breuvage nouveau dont ou s'enivre dans le royaume du Père céleste; le cantique sacré que nous y chantons,est celui que l'harmonie du ciel fait sans cesse retentir autour du trône de l'Agneau } enfin, nos Temples sont ces nouveaux cieux que le Prophète promettoit aux hommes. Nous n'y voyons pas à découvert , il est vrai , tout ce qu'on voit dans la céleste Jérusalem ; car nous ne voyons ici-bas qu'à travers un voile, et comme en énigme; mais nous le possédons, nous le goûtons, et le ciel n'a plus rien audessus de la terre.
Or , je 4iâ , M^ F. » qiie nos Temples étaïut un nouyeavi ciel que le Seigneur remplit de ss^ f loire et de sa présence , l'innocence et la pureté est la première disposition qui nous 4oqne droit d'y venir paroitre, comme s^x bienheureux dfii^ le Teipple éternel : Sinejna^ culd emm sunt ante thronum Dei (^j4poc. i4 » ^).y parce qiae le Diea devant lequel nous p^roissons est un Dieu saint»
En effet, M. F. , lasaintetéde Dieu répandue djins tout FUntrers est un des plus grands motift que la religion nous propose, pour ncrais pot^ ter à mareher par^tout devant lui dans la pureté et dans l'innocence. Comme toute» les créatures sont sanetifiées par la résidence intimede la Divinité qui faabiteeA elles, et que tous les lieux sont pldins de sa gloireet de son immensité, les divines Ecritures nous aTertissent sans «esse de respecter par«-tout la présence deDien qui nous Toit etqni
RESPECT DANS LES TEMPLES. 3o3^
nous regarde; de n'offrir par-tout à ses yeux riea qui puisse blesser la sainteté de ses regards, et de ne pas souiller par nos crimes, la terre qui toute entière est son Temple et la demeure de sa gkure.. Le pécheur qui porte une conscience impure , est donc une espèce de profanateur , indigne de yivre sur la terre,' parce qu'il désho-> Tiore par-tout , par l'état.seul de son cœur corrompu , Ia4)résen6e du Dieu saint qui est sans cesse près de lui , et qu'il profane tous les lieux, ou il porte ses crimes, parce qu'ils sont tous sanctifiés par l'immen* site du Dieu qui les remplit et qui les consacre.
Mais si la présence de Dieu répandue suc tonte la terre, est une raison qui nous oblige de paroitre par-tout purs et sans tache à sei yeux , sans doute les lieux qui dans Cet Univers lui sont particulièrement consacrés, nos Temples saints ou la Divinité elle-même ré«i side corporellement , pour ainsi dire , demandent à plus forte rai» son que nous y paroissiens pur» et sans îache , de peur de désho* norer la sainteté de Dieu qui les remplît et qui les habite.
Aussi , M. F. , lorsque le Seigneur eut permis à Salomon d^éléver à sa gloire ce Temple si, fameux par sa magnificence , et si vénérable par l'éclat de son culte çt.la majesté de ses c^rém/onies , que de pré-« cautions sévères ne prit-il pas, de peur qiie les ^mmes.n 'abusassent, de la bonté qu'il avpit de. i^e choisir une demeure spéciale au milieu d'eux , et qu'ils n'osassent y paroitre en sa présence couverts de taches et de souillures! Que de barrière^ ne mj.t^^l,point eqçore eutre lui et l'homme, pour ainsi dire ! et ^i\,s'approc)iant de nous , quel intervalle sa sainteté ne^ l^issa-t-elle point entre le liçu qu'elle rem-» plissoit de sa présence,, e(. les vœux des. peuples qui venoient l'^n^ voquer ? ,
- Oui, M. F., écoutez-le. Dans l'enceinl^e de ce vaste édifice que Salomon consacra à la majesté du Dieu 4e ses. pères, le Seîgneulr'ne choisit pour sa demeure, que le lieu le plus reculé et le plus inaccessible. Cétoit là le Saint des Saints , c'est-à-dire , le seul lieu dé ce Temple immense qu'on regardât comme la demeure et le Temple du Seigneiit sur la terre ; et encore , que de précautions terribles en défendoient l'entrée ! Une enceinte extérieure et fort éloignée l'environnoit ; et là seulement les Gentils et les étrangers qi^i vouloient s'instruire de la loi , pouvoient aborder. Secondeiuent , une autre enceinte encore fort éloignée le cachait encore, et là lès seula Israélites avoient droit d'entrer ; encore fatloit-il qu'ils ne fussent souillés d'aucune tache, et qu'ils eussent pris soin de se purifier par la vertu des jeûnes et des ablutions prescrites , avant que d'oser approcher d'un lieu , si loin encore du Saint des Saints. Troisièmement, une autre enceinte plus avancée le séparoit encore du reste du Temple; et là les seuls prêtres entroiént chaque jour-pour offrir des sacrifices, et renouveler lès pains sacrés exposés suri'anteK Tout autre Israélite qui eût. osé en approcher, la loi vouloit qu'on le Ja«. pidàt comme un profanateur et un sacrilège ; et un Roi même d'Is-* raël, le téméraire OziaS|^ qui crut, pouvoir , à la. faveur de sa di«
3o4 MARDI DE LA l^ SEMAINE,
gnité royale , y venir offrir de réncens , fut à l'instant couvert de lèpre, dégradé de sa royauté , et séparé , poar le reste de ses joues , de toute société et de tout commerce avec les hommes. Enfin, après tant de barrières et de séparations , se présentoit le Saint des Saints; ce lieu si terrible et si caché, couvert d'un voile impénétrable, inaccessible âr tout mortel , à tout juste, à tout prophète , à tout ministre même du Seigneur , excepter au seul souverain pontife ; encore n'avoit-il droit de s'y présenter qu'une fois dans l'année, après mille précautions sévères et religieuses*) et portant dans ses main» le sang de la victime, qui seule lui ouvroit les portes de ce lieu sacré.
' £t cependant, que renfermoit ce Saint/des Saints, ce lien si formidable et si inaccessible? les tables de la loi , la manne, la verge d'Aarou; des figures vides, et les ombresde l'avenir. Le Dieu saint liii-mâmc', qui y rendoit quelquefois ses' oracles,' n'y résidoit pas encore , comme dans 1^ sanctuaire des Chrétiens , dont les portes s'ouvrent indifféremment à tout Fidèle» ..
Or, M. F. , si la bonté de Dieu , dans une loi d'amour et de grâce, fk'a plus mis ces barrières terribles entre îiii et nous ; s'il a détruit ce mur de séparàtîonr qui F^loignoit si fort de l'homme , et permis
*^ à tout Fidèle d'approcher du Saint des Saints , où il habite maintenant lui-^mème^ ce n'est pas que sa sainteté exige moins de pureté
* et d'innocence de ceux qui' viennent se présenter devant lui. Son dessein à été seulement de nOus rendre plus purs, plus saints et pins fidèles', et nous faire sehtfir quelle doit être la sainteté du Chrétien ; puisqu'il est obligé de sdtil^r tous les jours au pied de l'autel et du sanctuaire terrible, la présence du Dieu qu'il invoque et qu'il adore.
Et voilà pourquoi un Apôtre appelle tous les Chrétiens , une na« tion sainte, Geiis sancta ( /. Petr, a; 9J; parce qu'ils ont tous droit de venir se présenter à l'autel saint ^ une race choisie ^ parce qu'ils sont tous sépares du monde et de tout usage profane, consacrés au Seigneur, et uniquement destinés à son culte et à son service , Genus electum(Ibid,) : et enfin un sacerdoce royal';. parce qu'ils participent tous en un sens au sacerdoce.de son Fils, le grand^prêtre de la loi nouvelle ; et que le privilège accordé autrefois au seul souverain pontife, d'entrer dans le Saint des Saints, est devenu comme le droit commun et journalier de chaque Fidèle : Regale sacerdotium ( /» Petr^ 2 ; 9). C'est donc la sainteté seule de notre baptême et de notre consécration qui nous ouvre ces portes sacrées. Si nous sommes des Chrétiens impurs, nous sommes en quelque sorte déchus de ce droit ; nous n'avons plus de part à Tautel ; nous nesomsnes jplus dignes de l'assemblée des Saints, et le tempîe de Dieu n'est plus pour nou».
Nos Temples, M. F.» ne devroient donc être qnef la maison des Justes : tout ce qui s'y passe , suppose la justice et la sainteté dan»> les spectateurs ; les mystères que nous y célébrons, sont des mystères saints et redoutables, et qui demandent des yeux purs ; l'Hostie qu^on
RESf^CT DANS LES TEMPLES. 3o5
y offre est la réconciliation des pénitens, ou le pain des forts et des pac&its ; les cantiques sacrés qu*on y entend , sont les gémisseroens dW cœur touché, ou les soupirs d'une arac chaste et fidèle. Et'' voilà pourquoi TEglise prend soin de purifier même tout ce qui doit paroitre sur Tautel; elle consacre par des paroles de héné|)iction les pierres méines de ces édifices saims, comme pour les rendre dignes de soutenir la présence et les r'ejfards du Dieu qui les habite : elle expose 'aux portes de nos Tetnjdes une eau sanctifiée par ses prières, et recommande aux Fidèles d?^n répandre sur leurs têtes ava^'t d'entrer dans ce lieu saint , comihe potir achever de les purifier de quelques légères soutllures.^ui pourroient leur rester encore, de peur que la sainteté du Diett devant qui ils tiennent paroitre , n'en soit hlessée.
Autrefois méme-'}*1Lglisen*8ceordoît point dans Tenceinte de ses murs sacrés, des tombeaux aux corps des Fidèles : elle iie recevoit I)oint dans ce lieu sisiint les dépouilles de leur mortalité : les seuil restes précieux des martyrs avoient droit d^y être placés ; et elle ne croyoit pas que le temple de Dieu , que ce nouveau ciel qu'il remplit de sa présence et de sa gloire , dtk% servir d'asile aux cei^res dp ceux qu'elle ne comptoit pas encore au iioiyibre des Bienheureux.
Les pénitens publics eux-mêmes étoient exclus dni'ant long-temps de l'assistance aux saints mystères. Prosternés aux portes du Temple, couverts de cendre et de cilice, l'assemblée même des Fidèles leur ctoit d'abord interdite comme à des anathèmès : cen'éloient que leurs inrmes et leurs macérations qui leur ouyroient enfin ces portes sacrées. Aussi, quelle joie, lorsqn'après avoir long- temps gérai et demandé leur réconciliation , ils se reirouvoient dans le Temple parmi leurs frères ; ils revoyoient ces autels , ce sanctuaire , ces mémoires des martyrs , ces ministres occupés avec tant de recueillement auit mystères redoutables ; ils entendoient leurs noms prononcés à l'autel avec ceux des Fidèles , et chantotent avec eux des hymnes et des can^ tiques ! Quelles larmes de joie et de religion ne répandoient-îls pas alors l quel regret de s'être privés si long-lemps d'une si douce consolation f Un seul jour, 6 mon Dîeii ! passé dans votre maison sainte , s'écrioient-ils sans doute avec le Prophète, console plus le cœur, que les années entières passées dans les plaisirs , et dans les tentes des pécheurs I Tels étoient atitrefois les Temples des Chrétiens. Loin de ces murs sacrés , disoit alors à haute voix le ministre , du haut dé Tauiel à toute l'assemblée des Fidèles, loin de ces murs sacrés , les immondes, les impurs, les sectateurs des démons, les adorateurs des idoles, les âmes cent fois revenues à leur vomissement , les partisans du .meti songe et de la vanité : Forés canes , eivenefici, etimpudici, et homicidce , et îdckUs servientes > et ùthnis qui àmat ttfacit ftlenda'^ cium(^Jpoc.VL%\ i5).
L'F^glise , il est vrai , ne fait plus ce tlisceriiement sévère. La m\iltitudè des Fidèles et la dépravation des mœùi^s l'^ayant rendu im'pos* sLble, die ouvre indifféremment les portes de nos Temples aux ïustes MassiUon, tomi^ i, , ao
3o6 MARDI DELA rVSEMAÎNK.
et aux péchears : elle tire le voile de son sanctuaire devant même des yeux profanes ; et ses ministres n'attendent plus que les pécheurs et les immoades soient sortis , pour commencer les mystères redoutables. Mais TEglise suppose que, si vous n'êtes pas j,uste en venant ictparoitre devant la majesté d'un Dieu saint , vous y portez du moins des désirs de justice et de pénitence : elle suppose que» si vous n'êtes pas encore tout-à-fait purifié de vos crimes, vous en êtes du moins touché ; que vous venez en gémir aux pieds des autels ; et que votre confusion , et le regret sincère de vos fautes , vont corn* mencer ici votre justification et votre innocence
Ce sont donc vo»désirs d'une vie plus chrétienne , si vous êtes pécheurs, (|ui seuls peuvent vous autoriser et vous donner droit de venir paroitre ici dans le lieu saint : et si vous n'y venez pas gémir sur vos crimes, et que vous en portiez la volonté et l'affeelion actuelle et déterminée jusqu*aupied de l'autel, l'Eglise, à ja vérité, qui ne voit pas les cœurs et qui n'en juge pa» , ne vou» ferme pas ses portes sacrées; mais Dieu vous rejette invisiblement : vous êtes à ses yeux un anathème et un excommunié, qui n'avez plus de droit à l'autel et aux sacrifices ; qui venez souiller par votre seule préisence , la sainteté des mystères terribles ; prendre votre place dans un lieu qui ne vous appartient plus , et d'où l'ange du Seigneur, qui veille à la porte du Temple, vous chasse invisiblement , comme il chassa autrefois le premier pécheur de ce lieu d'innocence et de sainteté, que le Seigneur sanctîfioit par sa présence.
En effet , M. F. , se sentir coupable des crimes les plus honteux, et venir paroitre ici dans le lieu le plus saint de la terre ; y venir paroitre devant Dieu , sans être touché du moins de home et de douleur , sans penser du moins aux moyens de sortir d'un état si déplorable , sans le souhaiter du moins, et former quelques sentimens de religion; porter jusqu'aux pieds de l'autel de» corps et des âmes souillées ; forcer les yeux de Dieu même , pour ainsi dire , de se familiariser avec le crime, sans lui témoigner du moins la douleur qu'on a de paroitre ainsi devant lui, couvert de confusion et d^opprobre , sans lui dire du moins comme Pierre : Retirez- fOus de moi ^ Seigneur , parce que je suis un homme pécheur ( Luc, 5; 8 ) ; ou comme le Prophète : Détournez y Seigneur, votre visage de mesini» quités y ei créez en moi un cœur pur {^Ps, 5o; ii, la), afin quej.e sois digne de paroitre ici en votre présence: c'est profaner le Temple de Dieu , outrager sa gloire et sa majesté , et la sainteté de ses mystères.
Car , mon cher Auditeur, qui que tous soyez qui venez y assister, vous venez offrir spirituellement s^vec le prêtre le sacrifice redoutable : vous y venez présenter à Dieu le sang de son Fils comnxe le prix de vos péchés : vous y venez apaiser sa justice par la dignité et l'excellence de ces offrandes saintes; et lui représenter le droit que vous avez a ses miséricordes , depuis que le sang de son Fils vous a purifié I et que voas n« formez plus en un sens avec lui, qu*ua